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SEMAINE NATIONALE DES PARAMÉDICS

Un grand merci à ces acteurs de première ligne qui font la différence

La Vitrine
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Leurs véhicules ne passent pas inaperçus, pourtant leur travail demeure méconnu. Travailleurs dans l’ombre, mais non moins essentiels, les techniciens paramédics jouent un rôle de première ligne dans les soins de santé.

Un accident, une personne en douleur, un arrêt cardiaque… Aussitôt que la situation d’urgence nécessite l’aide de paramédics, la centrale 9-1-1 transfère l’appel au centre de communication santé de l’Estrie qui cible l’équipe d’ambulanciers la plus près de l’évènement. Pour les territoires de Sherbrooke, Magog, East Angus, Richmond et Valcourt, c’est la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie (CTAE) qui déploie alors l’une de ses ambulances.

Quelque 190 techniciens ambulanciers travaillent au sein de cette coopérative qui emploie au total plus de 200 personnes. Des gens dévoués, passionnés par leur métier, qui ont fait le choix d’aider les autres. Vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine, beau temps, mauvais temps, la CTAE répond à l’appel. Même à Noël et au jour de l’An, les paramédics sont toujours là pour desservir la population!

Des interventions qui font la différence

Souvent les premiers sur les lieux, les paramédics suivent différents protocoles pour prodiguer les soins essentiels et stabiliser le patient en vue de son transport vers l’hôpital. « L’objectif de nos interventions est de donner aux patients les plus grandes chances de survie et une meilleure récupération par la suite. Nous avons vraiment le pouvoir de faire la différence », explique Jean-François Pellerin, directeur des opérations à la CTAE.

L’équipe de paramédics doit donc bien évaluer la situation, déterminer quelles interventions réaliser, si c’est le cas, quels médicaments donner. Le tout dans un environnement pas toujours optimal – sur le bord d’une route, par terre dans la cuisine ou entouré des membres de la famille en état de choc. « Dans près de 70 % des cas, il n’y a pas d’urgence vitale, mais ce sont quand même des gens qui ont besoin d’aide. Les rassurer, calmer leurs inquiétudes, être à leur écoute font aussi partie du travail du paramédic », ajoute M. Pellerin.

La pandémie a ajouté quelques défis supplémentaires aux paramédics. « Nous avons été très proactifs. Le port du masque, ça fait longtemps qu’on l’a adopté. Certaines façons de faire ont changé – avant d’intervenir, on pose des questions en lien avec la COVID-19 afin de revêtir l’équipement de protection si nécessaire. Des protocoles cliniques ont aussi été modifiés, par exemple pour l’assistance ventilatoire ou la réanimation, afin d’éviter les aérosols. Nos équipes ont dû s’adapter rapidement, mais ces efforts ont porté leurs fruits. »

Cette coopérative de travailleurs est d’ailleurs reconnue pour son caractère novateur, elle qui est toujours à revoir et améliorer ses pratiques cliniques pour mieux desservir la population.

À pied, à vélo, même dans les cliniques de vaccination!

Fondée en 2010, la Coopérative de travailleurs d’Ambulance de l’Estrie réalise chaque année plus de 23 000 interventions préhospitalières. C’est la plus importante entreprise de ce secteur d’activité en Estrie.

En plus de ses équipes régulières, la CTAE compte sur une unité de soutien technique qui vient en support à ses paramédics pour certaines situations exigeant de l’équipement spécialisé, par exemple pour aller chercher un patient dans un lieu difficile d’accès. C’est également cette unité qui desservira une clientèle nécessitant l’aide de paramédics, mais sans transport ambulancier; pensons à une personne qui ne peut monter des marches seule pour rentrer à son appartement après un séjour à l’hôpital.

La CTAE offre aussi le service de paramédics à pied pour des grands événements, comme la Fête du lac des Nations, et depuis l’an dernier, des paramédics à vélo, principalement lors des longs week-ends, avec tout l’équipement nécessaire pour intervenir auprès d’un cycliste ou de toute personne près des pistes cyclables nécessitant des soins de première ligne.

Depuis dix mois, la CTAE s’implique par ailleurs dans les cliniques de dépistage de la COVID-19 et depuis janvier 2021, dans les cliniques de vaccination. Chaque jour, une douzaine de paramédics viennent ainsi prêter main-forte.

Une coopérative engagée dans son milieu

En raison de ses valeurs coopératives, la CTAE est très engagée dans son milieu. Elle redonne notamment à la communauté en offrant des Défibrillateurs externes autonomes (DEA) à certains organismes et municipalités de la région. Elle s’est dotée d’une politique de soutien dans le milieu afin d’offrir une contribution financière ou humaine à des événements ou des organismes œuvrant auprès de personnes démunies ou en difficultés. Elle propose aussi les services de premiers soins pour certains événements et activités à tarif réduit de préciser, avec un brin de fierté le directeur général, Mario Morand.

Si elle a à cœur le bien-être de la population, la coopérative prend également soin de ses employés. « C’est un travail où la charge émotive est très forte. Nous avons ainsi mis en place un programme de Pairs aidants, qui permet à nos paramédics de partager ce qu’ils vivent, de ventiler un peu. Ils peuvent aussi faire appel, en toute confidentialité, au Programme d’aide aux employés », de signifier Eric Bonneau, directeur des ressources humaines.

La CTAE organise également des activités sociales, une belle façon de solidifier l’esprit d’équipe. Et puis, il y a la Semaine nationale consacrée aux paramédics, qui se déroule du 23 au 29 mai 2021, un événement que la coopérative tenait à mettre de l’avant. «  C’est important de saisir cette occasion pour souligner l’expertise, le professionnalisme et le dévouement de l’ensemble des paramédics qui sont des acteurs de première ligne, essentiels en cette période de longue crise sanitaire. On a peu d’occasions d’avoir une rétroaction sur notre travail – on sait rarement ce qui se passe après notre intervention – d’où l’importance de cette reconnaissance, surtout en cette année où les défis furent nombreux en raison de la pandémie », rappelle Jean-François Pellerin

D’ailleurs, n’hésitez pas à leur faire un signe de la main en guise remerciement lorsque vous les rencontrerez sur les routes estriennes!