SALON FADOQ ESTRIE 2019

Marie-Claude Barrette en conférence au Salon FADOQ - Région Estrie

Sur l’invitation de l’Appui Estrie pour les proches aidants d’aînés, l’animatrice Marie-Claude Barrette, que l’on peut notamment voir à l’émission « Deux filles le matin », sera au Salon FADOQ – Région Estrie le 16 novembre. Elle y donnera une conférence, Au rythme de la vie, le samedi à 10 h 45.

« Quand j’ai eu 50 ans, ma perception du temps a changé. Jeune, on a l’impression d’avoir tout notre temps, mais au fur et à mesure que les années s’écoulent, on saisit à quel point il passe vite… Le temps est précieux, et aujourd’hui j’en réalise toute la richesse. Mes 50 ans ont donc été l’occasion de faire une introspection, et c’est cet exercice que je partagerai avec l’auditoire. »

Lors de son passage au Salon, l’animatrice parlera aussi de sujets qui interpellent beaucoup de gens comme la famille et les aînés. « Je n’ai d’ailleurs rien de prévu après la conférence, car je tiens à être disponible pour tous ceux et celles qui souhaiteront me rencontrer. De pouvoir discuter avec les gens, les écouter… ça m’apporte beaucoup. On prend rarement ce temps d’écoute, pourtant, c’est si important », fait remarquer Mme Barrette.

Marie-Claude Barrette s’investit dans plusieurs causes touchant les enfants et les aînés, « des segments de la population qu’on entend peu. Je trouve important de leur donner une voix », rappelle-t-elle. Au Salon FADOQ – Région Estrie, elle se fera donc ambassadrice de la proche aidance. Selon l’étude produite par l’Appui national pour les proches aidants d’aînés, en collaboration avec la firme SOM, en 2019, 35 % des adultes du Québec sont des proches aidants d’aînés et près de la moitié n’ont pas conscience de l’être. Cela témoigne d’une solidarité familiale ou intergénérationnelle qui va de soi, selon les répondants. Une donnée à laquelle acquiesce la conférencière. «  En fait, peu de gens réalisent qu’ils sont des proches aidants. Pourtant, de toujours veiller sur quelqu’un, de changer ses habitudes ou ses projets pour pouvoir en prendre soin, c’est être un proche aidant. » Les parents de Marie-Claude vivent maintenant avec sa petite famille. « Moi-même, je ne me considère pas comme une proche aidante! Il faut dire que nous sommes huit à vivre sous le même toit, il y a donc beaucoup de gens sur qui s’appuyer, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous. Quand le proche aidant tombe, c’est le pilier du couple ou de la famille qui tombe, d’où l’importance de l’Appui qui veille à offrir et faire la promotion d’une multitude de services, encore peu utilisés, cependant. »

Marie-Claude Barrette

Dans la perspective où le vieillissement à domicile repose sur un rôle accru de l’aidant, il est capital de ne pas sous-estimer l’importance de cette implication ni les impacts de ces responsabilités. « Par analogie, le pompier à qui l’on décerne une médaille de bravoure dira qu’il n’a fait que son travail. Or, la société, même si elle s’attend à ce qu’il agisse comme tel, veut lui exprimer sa reconnaissance. Toutefois, c’est ce qui contraste avec la proche aidance. Ceux et celles ayant donné leur impression sur le sujet disent ne pas se sentir valorisés ni soutenus adéquatement par les membres de leur entourage », explique Sonia Leclerc, de l’Appui Estrie. 

C’est pourquoi, en plus de sensibiliser la population, l’Appui s’emploie à améliorer la qualité de vie quotidienne des proches aidants d’aînés de sorte qu’ils bénéficient des ressources mises à leur disposition. Pour en savoir plus, appelez au 1 855 852-7784 ou consultez le www.lappui.org.