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L’IRM prostatique : une technique d’imagerie médicale en plein essor!

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) de la prostate suscite un intérêt croissant dans le milieu médical. Elle occupe en effet une place de plus en plus grande dans le dépistage, le diagnostic et le traitement du cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus courant chez les hommes au Canada. Selon la Société canadienne du cancer, environ 1 homme sur 8 développera cette maladie au cours de sa vie et 1 sur 27 en mourra. Le risque d’être atteint d’un cancer de la prostate augmente rapidement après 50 ans. Bien souvent, ce cancer peut être asymptomatique à ses débuts. Il peut démontrer une évolution variable, tel qu’être très lentement évolutif sans affecter la qualité de vie de l’homme ou être plus agressif, nécessitant une prise en charge rapide. Dans la plupart des cas, l’IRM de la prostate permet de distinguer un cancer cliniquement significatif (agressif) d’un cancer non cliniquement significatif ou l’absence de cancer de la prostate.

L’IRM est une avancée majeure dans l’investigation prostatique puisqu’elle peut généralement identifier avec précision des lésions suspectes autant que rassurer d’autres patients sur l’absence de cancer cliniquement significatif et alléger leur suivi.

Une nouvelle approche

La base du dépistage du cancer de la prostate repose actuellement sur le toucher rectal (TR) et le test de l’antigène prostatique spécifique (APS). Le toucher rectal consiste en un examen physique de la prostate par le rectum réalisé par un médecin. Le test de l’APS est une prise de sang qui permet de mesurer le taux d’APS – une protéine qui est sécrétée par les cellules de la prostate. Un taux d’APS élevé peut être un indicateur de la présence d’un cancer de la prostate, mais il peut aussi être causé par d’autres pathologies (une hypertrophie bénigne de la prostate ou une prostatite, par exemple). Comme le TR et l’APS ne sont pas précis à 100 %, d’autres tests sont utilisés pour confirmer le diagnostic. Le protocole actuel prévoit, en cas de taux d’APS élevé et/ou d’anomalie découverte lors du toucher rectal, de procéder à une biopsie randomisée de la glande sous guidage échographique à l’aide d’une sonde insérée dans le rectum. « L’IRM est toutefois de plus en plus utilisée avant les biopsies prostatiques afin d’identifier une lésion suspecte puis de planifier la biopsie ciblée sur cette lésion pour obtenir une évaluation précise de la présence ou l’absence de cancer significatif. Il est à noter qu’elle ne remplace pas la biopsie par contre », explique le Dr Xuan Vien Do, radiologiste au centre d’imagerie médicale générale et ultraspécialisée RésoScan CLM. 

Plusieurs utilités

Les nouveaux développements techniques de l’IRM permettent aujourd’hui l’acquisition d’images de très haute résolution et d’une extrême précision. Grâce à cette technique d’imagerie médicale, il est maintenant possible d’évaluer le cancer de la prostate avec une exactitude sans précédent. C’est pourquoi l’IRM prostatique est de plus en plus utilisée cliniquement. Voici quelques-uns de ces avantages :

  • Avant une biopsie, elle permet de cibler spécifiquement les zones suspectes et orienter la biopsie.
  • L’absence de lésion suspecte à l’IRM permet généralement d’exclure la présence d’un cancer significatif.
  • Elle permet de confirmer ou d’infirmer un diagnostic de lésion soupçonnée sur l’échographie, au toucher rectal ou suite à des résultats biologiques (APS élevé). 
  • Elle permet de distinguer les cancers non cliniquement significatifs (c’est-à-dire les tumeurs cancéreuses de petit volume et peu agressives) des cancers cliniquement significatifs (les tumeurs cancéreuses plus volumineuses et plus agressives). 
  • Elle permet de faire une surveillance active des patients ayant un cancer non cliniquement significatif qui ne nécessite pas un traitement immédiat puisque ce type de cancer évolue peu et de n’instaurer le traitement qu’au moment opportun s’il y a progression de la tumeur. 
  • Elle aide dans la planification du traitement chez les patients ayant un cancer de la prostate. 
  • Elle permet de savoir si le cancer de la prostate s’est propagé aux ganglions lymphatiques situés près de la prostate ou aux structures et tissus voisins.

LE SAVIEZ-VOUS?

L’IRM est un examen médical qui utilise un champ magnétique puissant et des ondes de radiofréquence. Cette technique d’imagerie médicale est sécuritaire, non invasive et totalement indolore. Outre la prostate, l’IRM peut avoir de nombreuses autres indications et servir notamment à l’évaluation du cerveau, de la colonne vertébrale, de l’appareil musculo-squelettique et des régions abdomino-pelviennes, du sein et des pathologies vasculaires. Il peut durer entre 15 et 60 minutes, selon le type d’examen et la région examinée.

Plus de détails auprès de RésoScan CLM, au 450 671-6173 ou sur son site web.