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L'ingénieur de demain

 À la faculté de génie de l’université de Sherbrooke, les études et les stages vont de pair

Devenir ingénieur, Randy Yantha en rêvait depuis son adolescence. «Créer, inventer, concrétiser une idée en projet réel, ça me passionne», explique le jeune homme originaire de Chelsea, en Outaouais.

Son diplôme de technologue en génie civil en poche, il souhaitait poursuivre sa formation au sein d’une université francophone réputée. «Durant mes études collégiales, j’ai travaillé avec des ingénieurs qui me parlaient de leur parcours scolaire, et Sherbrooke est vraiment ressortie du lot. La qualité de l’enseignement, l’accès à de nombreux laboratoires et centres de recherche, sans oublier les stages, offrent l’équi­libre parfait entre la théorie et la pratique. On sort d’ici avec un solide bagage de connaissances et d’expérience», souligne Randy.

UNE VILLE ACCUEILLANTE

L’étudiant en génie civil a pris peu de temps à s’intégrer dans son nouveau milieu de vie. «C’est vraiment une ville universitaire: on peut tout faire sur le site! C’est dynamique, il y a de nombreuses activités, le mont Bellevue où l’on peut se balader. Actuellement, les couleurs sont magnifiques… Ce genre d’environnement ne se trouve pas dans les grandes villes.» À l’Université de Sher­brooke, il s’est vite senti au sein d’une grande famille. «Il y a ici une vingtaine de clubs, une asso­ciation étudiante très active et de nombreux événements. Les liens se créent facilement!»

L'ingénieur de demain

 Ordre des ingénieurs du Québec: grandement besoin de la relève

À l’aube de son 100e anniversaire, l’Ordre des ingénieurs du Québec est en pleine campagne de revalorisation de la profession. Dynamique, enthousiaste, celle-ci témoigne de l’important changement de culture qu’a connu l’organisation au cours des dernières années. Et, c’est loin d’être fini! La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Mme Kathy Baig, est formelle. «2019 a été une année charnière pour l’Ordre qui entame avec enthousiasme le début de ses 100 prochaines années.» L’Ordre des ingénieurs regroupe actuellement quelque 65 000 professionnels répartis dans 47 disciplines.  Il se veut une référence en matière d’excellence et ce, depuis 100 ans. 

Afin de renforcer ses mécanismes de protection du public, l’Ordre a récemment tenu à s’assurer que les ingénieurs de demain possèdent les compétences à la hauteur des attentes de la société.  C’est ainsi qu’au printemps der­nier, Kathy Baig annonçait la mise en place de nouvelles règles pour devenir ingénieur. «Nous avons créé un nouveau pro­gramme d’accès à la profession d’ingénieur, le CPI (Candidat à la profession d’ingénieur) qui offre indé­nia­blement un meilleur enca­dre­ment de nos candidats. Celui-ci passe entre autres par le transfert des connaissances via un meilleur jumelage entre les ingénieurs séniors et ceux de la relève.»

Renouveler la profession

L’Ordre des ingénieurs a gran­dement besoin de cette relève. «Bien que nous accueillons chaque année près de 3000 nouveaux membres, il est difficile d’ignorer qu’un membre de l’Ordre sur trois a plus de 50 ans. D’ici quelques années, les départs à la retraite seront nombreux», affirme Mme Baig, confirmant du coup les nombreux efforts de l’Ordre pour accroître le bassin d’ingénieurs afin de répondre aux besoins du marché. «Plusieurs programmes sont en route. Nous accompagnons notamment les professionnels formés à l’étran­ger afin de maximiser leurs chances d’obtenir leur permis. Nous sou­hai­tons également augmenter considérablement l’apport féminin à la profession puisque les femmes ne représentent à l’heure actuelle que 15% des diplômés.» La démarche s’inscrit en parallèle à celle d’Ingénieurs Canada qui vise l’arrivée de 30% de femmes en génie d’ici 2030.

Pour y arriver, l’Ordre a donc mis sur pied le programme «Ambassadrices». «Plus de 320 femmes ingénieures amorcent cet automne le tour des cégeps et écoles secondaires pour sensibiliser les jeunes à la profession». En parallèle, l’Ordre orchestre du mentorat au niveau universitaire et soutient diverses activités qui ont pour objectif de valoriser la profession. Toutefois, comme le concède Mme Baig, l’une des plus importantes batailles de l’Ordre est de réussir à moder­niser la loi sur les ingénieurs qui date de 1964. «Nous avons déposé 13 recommandations à l’Assemblée nationale pour bonifier le projet de loi qui, je l’espère, sera adopté à temps pour souligner nos 100 ans le 14 février 2020.»