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Les profs veulent des solutions permanentes

Les négos du secteur public

Les profs veulent des solutions permanentes

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
Les enseignants jugent qu’ils ont fait assez de compromis et ne veulent pas d’une entente à rabais. «Il faut régler les problèmes structurels dans nos écoles pour de bon». Voilà que ce souhaite la Fédération autonome de l’enseignement (FAE).

Au Québec, le réseau des écoles publiques se relève à peine des mesures d’austérité opérées entre 2010 et 2016 par les précédents gouvernements. De plus, la profession enseignante subit frontalement les contrecoups de la pénurie de personnel, du phénomène de désertion professionnelle, des effets de la détresse psychologique ainsi que des conséquences des départs précipités à la retraite.

«Les profs québécois demeurent les moins bien payés au Canada», clame depuis longtemps Sylvain Mallette, président de la FAE. «Pourtant, leur charge de travail augmente sans cesse. Le salaire, c’est un morceau du problème et celui-ci prend de l’ampleur au fil du temps. Il y a toutes les conditions de travail qui sont grandement affectées.»

Regroupant plus de 45 000 professeurs du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’éducation aux adultes et de la formation professionnelle, dans sept régions du Québec, la FAE demande donc la réorganisation de l’échelle salariale de manière à rattraper la moyenne canadienne. Cela permettrait en effet d’attirer et de retenir le personnel enseignant dans la profession.

Une tâche alourdie

Tandis que le salaire stagne, la tâche des enseignants s’est pourtant alourdie et complexifiée. Or, plusieurs de ces « nouvelles fonctions » n’ont rien à voir avec la pédagogie, dénonce la FAE. «Quand on impose aux enseignants du primaire de surveiller les récréations à l’extérieur alors qu’ils pourraient prendre ce temps pour rencontrer des élèves en difficulté et faire du rattrapage, on les détourne de leur activités professionnelles premières», illustre M. Mallette. 

Sans compter les classes de plus en plus nombreuses, le manque de ressources matérielles, pédagogiques, technologiques et spécialisées qui font désormais partie du quotidien des enseignants. 

Diminuer la précarité d’emploi

En ces temps de pénurie d’enseignantes et d’enseignants, il demeure inconcevable pour la FAE que plusieurs postes à contrats soient précaires ou à temps partiel. Selon le syndicat, un enseignant sur quatre a un emploi précaire. Et ce taux augmente à 70% chez les professeurs à la formation aux adultes et professionnelle. «Il est faux de croire que les profs ont toutes une permanence et ont tous été bien payés durant la pandémie. Plusieurs enseignants se retrouvent aujourd’hui sans emploi et sans contrat de travail», insiste la FAE qui demande plus de contrats à temps plein.

Négocier pour demain

Bien que le gouvernement ait publiquement souhaité régler le dossier des négociations rapidement, M. Mallette ne croit pas qu’une entente surviendra avant la fin de l’année scolaire. «Les conditions ne sont pas réunies. C’est toujours difficile de négocier, mais ça l’est davantage dans le contexte actuel de la pandémie», explique-t-il, ajoutant que ses membres veulent une entente à long terme et pas seulement pour éteindre le feu de la crise actuelle.

«Il faut projeter la profession dans l’avenir. Pour valoriser les enseignants, mais aussi pour le bien-être de nos jeunes.»

Les 8 revendications de la FAE:

  • De bonifier nos conditions salariales et de simplifier la conciliation famille-travail-vie personnelle.
  • De reconnaitre notre expertise et de respecter notre autonomie professionnelle.
  • D’améliorer le quotidien de celles et ceux d’entre nous qui œuvrent dans les milieux pluriethniques et défavorisés.
  • D’améliorer la composition de la classe et d’assurer des services de qualité pour le préscolaire, le primaire, le secondaire, l'éducation des adultes et la formation professionnelle
  • D’alléger le fardeau de notre tâche.
  • De diminuer notre précarité.
  • De faciliter notre insertion professionnelle.
  • D’améliorer les mécanismes pour assurer le respect des dispositions de notre convention collective et de nos droits.
«N’attendons pas la prochaine crise», dit la CSN

Les négos du secteur public

«N’attendons pas la prochaine crise», dit la CSN

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Les services publics ont depuis trop longtemps été sous-financés et mis de côté, juge la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Or, il est « plus que temps » de renverser la vapeur et que le gouvernement réinvestisse massivement dans les réseaux de la santé et de l’éducation et dans ses organismes gouvernementaux.

Le soutien de la population

La centrale syndicale n’est pas la seule à faire ce constat. De façon générale, la population a depuis longtemps compris l’importance des services essentiels publics et s’est montrée encore plus sympathique à l’égard des travailleurs ces dernières semaines, estime la CSN. «Ce vent de solidarité a fait beaucoup de bien pour les travailleuses et les travailleurs, qui sont épuisés et à bout de ressources. Cependant, les mercis ne suffisent pas», indique la vice-présidente.

Une chaîne de travailleurs essentiels

Depuis près de trois mois, des centaines de milliers de femmes et d’hommes des réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation sont «sur la ligne de front» pour accompagner les Québécoises et les Québécois dans cette crise sans précédent. La CSN rappelle que, sans tous les autres membres du personnel du secteur public qui travaillent dans l’ombre et qui contribuent grandement au maintien et au bon fonctionnement des services à la population, rien de tout cela ne serait possible. Dans les bureaux, dans les cuisines, dans les buanderies, au service d’entretien, etc.: ils sont des dizaines de milliers et même davantage à permettre que la « chaîne des services publics ne soit pas brisée. Ce sont tous des travailleurs essentiels», insiste Mme Senneville.

Les professionnels de l’État souhaitent une politique du télétravail

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Les professionnels de l’État souhaitent une politique du télétravail

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Confinement oblige, près de 90% des professionnels de l’État sont en télétravail depuis les derniers mois. Une pratique qui a ses avantages et plusieurs y ont pris goût. C’est pourquoi le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) réclame, plus que jamais, une politique claire en la matière.

«En fait, ce n’est pas d’hier que le SPGQ souhaite que la pratique du télétravail soit mieux encadrée par l’État, et ce, de façon permanente. L’expérience vécue durant la crise a permis de réaliser qu’il y a des gains d’efficacité à faire en travaillant à distance», insiste la présidente du SPGQ, Line Lamarre, et le sujet fait conséquemment partie des négociations en cours entre le gouvernement et les syndicats.

Pour un système de santé et de services sociaux à la hauteur de ce que le Québec mérite

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Pour un système de santé et de services sociaux à la hauteur de ce que le Québec mérite

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La pandémie de COVID-19 a révélé de nombreuses failles dans le système de santé et de services sociaux du Québec. Manque de personnel, rigidité du réseau, lourdeur administrative, méconnaissance des réalités sur le terrain, compressions en santé publique et mobilité de la main-d’œuvre qui a favorisé la propagation du virus, les dernières semaines ont été très difficiles. Les professionnelles en soins et le personnel professionnel et technique sur le front en ont aussi été victimes, plusieurs ont contracté le virus mortel faute d’équipement de protection et de mesures adéquates de prévention et de contrôle des infections.

Ces failles, tout à coup au cœur de l’actualité, sont dénoncées depuis de nombreuses années par l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Malheureusement pour des milliers de Québécoises et de Québécois, les pouvoirs publics ont fait fi de ces cris d’alarme maintes fois répétés.

«Cette crise permet de prendre conscience du travail immense qu’il y a à faire pour que le système de santé redevienne un joyau dont nous serons tou·te·s fier·ère·s. On a vu ce qui ne fonctionnait pas. Tirons-en des leçons et mettons le personnel au cœur des transformations nécessaires. Il est temps que le gouvernement écoute ceux et celles qui procurent tous les jours, avec professionnalisme et engagement, les soins de santé et les services sociaux à la population», ont déclaré Nancy Bédard et Andrée Poirier, respectivement présidente de la FIQ et de l’APTS.

Il est temps de faire de la santé et de l’éducation de vraies priorités

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Il est temps de faire de la santé et de l’éducation de vraies priorités

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Benoît Bouchard s’impatiente. Depuis quelques semaines, il ne mâche pas ses mots quand il voit les travailleurs «au front» tomber comme des mouches. «Les travailleurs de la Santé et de l’Éducation sont tannés de se faire féliciter par le gouvernement: ils veulent maintenant des actions concrètes», affirme le président du SCFP-Québec, Benoît Bouchard.

Bien qu’ils apprécient les nombreuses initiatives leur rendant hommage et saluant leur travail essentiel de la part de la population et des autres corps de métiers, les travailleurs qui sont au front à tous les jours, transpirant derrière leur masque et leur visière, souhaitent davantage de la part du gouvernement. Ils souhaitent certes du renfort, mais surtout de meilleures conditions de travail.

Simplifier le mode de gestion 

Depuis le début des négociations, et même bien avant, le SCFP-Québec tient le même discours: les problèmes ne se limitent pas à la seule question salariale, ce sont les conditions d’exercice qu’il faut revoir.

La pandémie a aggravé cette problématique en pointant du doigt les lacunes du réseau de la santé: les heures supplémentaires obligatoires, le mouvement de personnel d’un établissement à l’autre, le manque de personnel à chaque quart de travail et la lourdeur administrative engendrée par les fusions d’établissement à outrance, notamment.

Pourquoi est-ce que des milliers de postes sont toujours vacants? Pour toutes ces raisons, mais aussi en raison du processus d’embauche qui se veut trop lourd et complexe, juge le SCFP-Québec.

Or, même si le gouvernement met en place un programme pour embaucher de nouveaux préposés aux bénéficiaires, c’est tout le réseau qui manque de personnel, clame le syndicat. «On a aussi un problème de rétention avec ces conditions de travail inexistantes», poursuit M. Bouchard.

«On sent que le gouvernement est en mode réaction. C’était un naufrage annoncé. Les annonces se font goutte à goutte, lors des conférences de presse. Mais nos demandes, nos solutions étaient sur la table bien avant la pandémie», martèle le président.

Valoriser les emplois en éducation

Le SCFP fait le même constat dans le milieu de l’éducation, alors qu’il représente plusieurs professionnels et personnel de soutien, allant des écoles primaires et secondaires jusqu’aux cégeps. «Ce sont des acteurs indispensables dans le cheminement de nos jeunes et de la réussite scolaire», insiste Benoît Bouchard.
Parmi eux, il cite les conseillers pédagogiques qui ont été parmi les premiers à réagir et à répondre aux besoins des élèves et des parents dès le début du confinement, en rendant possible notamment la réalisation des trousses ministérielles.

Le personnel en service de garde est également à bout de souffle car il est au front depuis le début dans les services de garde d’urgence et manque également de matériel de protection. Plusieurs travailleurs quittent le navire avant qu’il coule, illustre le SCFP.

Dans les écoles primaires, les surveillants d’élèves vivent aussi plusieurs défis. «Plusieurs de nos membres travaillent à temps très partiel. Ils sont inquiets pour leur santé et vivent une situation chaotique.»

Le syndicat demande par ailleurs de revoir la structure de postes dans l’éducation, en ayant davantage de postes à temps plein, afin de limiter les horaires brisés et les déplacements d’un établissement à l’autre.

«Tant dans le réseau de la santé qu’en éducation, alors que le recrutement et la rétention du personnel sont tout aussi problématiques, il faut que le gouvernement arrête ses beaux discours et en fasse de réelles priorités», martèle le porte-parole.

Les enseignants font des miracles «sans ressources»

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Les enseignants font des miracles «sans ressources»

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Les enseignants ont retroussé leurs manches, accompli un travail colossal et accueilli avec le sourire les milliers d’élèves de retour en classe, et ce, malgré les craintes et la fatigue. Pour cela et plus encore, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) salue le travail du personnel enseignant, qui a su se surpasser et surmonter les obstacles dans les derniers mois.

Le 11 mai , après un véritable sprint de réorganisation dans les classes, les enseignants des écoles primaires hors de la région métropolitaine ont répondu présents. Une présence bienveillante et rassurante qui a largement contribué à faire de cette rentrée scolaire hors de l’ordinaire, une réussite.

«Depuis des années, les enseignants font de la magie avec rien. Ils en ont encore fait la preuve durant cette crise», lance la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini.

Par amour du métier, les enseignants ont fait fi de leurs craintes et ils ont repris leur rôle, adapté leurs méthodes pédagogiques et leurs contenus de classe, et travaillé de concert avec les directions d’école afin que ce retour en classe soit harmonieux et sécuritaire pour tous.

«Ils ont passé plusieurs heures à réaménager leurs classes, à modifier leurs méthodes de travail et même à inventer de nouvelles activités qui respectent les normes sanitaires. Ils ont été à la fois résilients et créatifs.»

Des lacunes amplifiées

Or, cette crise a aussi eu pour effet d’amplifier les lacunes du réseau, clame le syndicat. Au fil des décennies, les enseignants ont dû relever de plus en plus de défis afin de répondre aux besoins de leurs élèves et des directions d’école. Parmi les exemples les plus probants : le manque de personnel enseignant et spécialisé, des classes de plus en plus nombreuses, le manque de soutien auprès des élèves ayant des besoins particuliers, le manque de ressources financières, etc.

«Avec cette crise, on a encore une fois augmenté la charge de travail du personnel enseignant, qui était déjà à bout de souffle et de moyens», résume Mme Scalabrini.

Renouvellement des conventions collectives: négocier au-delà de la crise actuelle

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Renouvellement des conventions collectives: négocier au-delà de la crise actuelle

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Alors que les conventions collectives des quelque 550 000 travailleurs de l’État sont venues à échéance le 31 mars dernier, la ronde de négociations bat son plein, et ce, malgré le contexte particulier. Bien que des mesures aient été adoptées avec un sentiment d’urgence, les syndicats demandent au gouvernement de «voir à plus long terme» en réinvestissant massivement dans les réseaux publics et en accordant les hausses salariales et rattrapages à un plus grand nombre de travailleurs.

En mars dernier, au début de la crise sanitaire, les organisations syndicales avaient répondu positivement à la demande du gouvernement québécois de suspendre les négociations en vue du renouvellement des conventions des employés du secteur public, tout en maintenant la communication.

Or, deux mois plus tard, la pause est terminée et les demandes sont toujours sur la table. Comme il n’y a pas de front commun des employés de l’État, chaque centrale syndicale a fait sa propre proposition au gouvernement.

Les demandes sont nombreuses. Après avoir souffert des coupures et de l’austérité, les syndicats constatent qu’un rattrapage s’impose, tant dans les conditions salariales que dans les charges de travail, les ratios et les conditions générales.

«On traîne un fardeau depuis des années, voire des décennies. C’est au tour des travailleurs des services publics. Ils ont assez attendu», martèle le président du SCFP-Québec, Benoît Bouchard.

Réinvestir dans les réseaux publics

Dans une lettre datée du 23 mai, les représentants de quatre centrales syndicales (CSN, FTQ, CSQ et CSD) ont interpellé le gouvernement de François Legault à accélérer les négociations et à renforcer le rôle prépondérant des services publics.

«La pandémie a révélé le rôle incontournable des services publics et des programmes sociaux. Cependant, cette dernière a aussi révélé à quel point les années d’austérité ont affaibli les réseaux de la santé, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la petite enfance.[…] Des réinvestissements sont toujours nécessaires, au premier chef pour consolider le réseau de la santé sur le plan des acquisitions, de l’organisation du travail, des conditions de travail, des façons de s’occuper des personnes âgées et vulnérables et des immobilisations», écrivent les porte-parole.

En quête de reconnaissance

Les services publics sont fragilisés; c’est pourquoi il est nécessaire d’améliorer significativement et de façon permanente les conditions de travail et de pratique ainsi que les salaires de celles et ceux qui sont là pour bien servir la population, estiment les représentants.

«Il ne faut pas perdre de vue que la seule solution à long terme pour contrer la rareté de main-d’œuvre qui sévissait déjà avant la pandémie dans le secteur public, c’est de reconnaitre pleinement la valeur du travail de tout le personnel. Si on veut agir pour retenir les travailleuses et les travailleurs des réseaux, c’est ce qu’il faut faire», indique Caroline Senneville, vice-présidente à la CSN.

Un objectif jugé irréaliste

Bien qu’ils saluent l’annonce du gouvernement de recruter et d’employer de nouveaux préposés aux bénéficiaires (PAB) dans les CHSLD, les syndicats jugent l’objectif d’en former 10 000 cet été «fort irréaliste». 

Pour la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), il serait plutôt souhaitable que le programme puisse se poursuivre après septembre et puisse être complété jusqu’à la diplomation. Cela permettrait d’assurer des renforts d’effectifs cet automne et de prolonger dans les mois suivants la formation de PAB qualifiés et polyvalents.

Une entente pour bientôt?

Lors de la reprise des négociations, le gouvernement Legault avait exprimé son souhait de régler les conventions collectives de ses employés avant l’été. Cela se concrétisera-t-il? Peu de syndicats croient à cette échéance. « Nous sommes loin d’une entente », juge le SCFP. «Le gouvernement se sert de la crise sanitaire pour acheter un règlement à rabais», craint pour sa part Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE).

En chiffres

40 milliards 

masse salariale du gouvernement

550 000 

employés de l’État qui négocient actuellement

13,2 %

retard du salaire des employés de l’État par rapport à celui des salariés québécois*
*2019, Institut de la statistique du Québec

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Les conventions collectives des quelque 550 000 travailleurs de l’État sont venues à échéance le 31 mars 2020, soit en pleine pandémie de COVID-19. Maintenant que la tempête semble s’essouffler et que le Québec se remet graduellement au travail, les syndicats souhaitent que les négociations aboutissent rapidement et que les travailleurs puissent reprendre ou poursuivre leur emploi dans des conditions sécuritaires, harmonieuses et satisfaisantes. Le salaire de travailleurs essentiels de la santé, les conditions de travail, les normes sanitaires et la protection des travailleurs sont au cœur des préoccupations des syndicats. Ce cahier spécial vous présente les enjeux et leurs principales revendications.