Éducation/Formation

L’environnement sous tous ses angles à l’Université de Sherbrooke

L’environnement offre de beaux défis, mais pour trouver des solutions efficaces, durables et applicables, il faut regrouper des visions différentes, des bagages de connaissances différents. C’est ce qu’on a compris depuis longtemps au Centre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE) de l’Université de Sherbrooke.

« L’important est de partager un objectif commun, mais c’est en combinant les expertises de chacun qu’on arrive à de bons résultats. On a beau développer les meilleures lois qui soient, il faut aussi mettre en place des mécanismes pour les faire respecter, développer de bons outils de communication pour en informer les gens concernés, etc. C’est pourquoi au CUFE on travaille beaucoup en multidisciplinarité », explique Jean-François Comeau, directeur adjoint du CUFE.

Dès la formation au baccalauréat, le CUFE attire autant des jeunes provenant des sciences humaines que des sciences de la nature. À la maîtrise, on retrouve des étudiants aux profils vraiment diversifiés : « Chacun a une contribution à faire, et c’est pourquoi on favorise le travail d’équipes multidisciplinaires. Cela donne lieu à de beaux échanges, mais surtout à des solutions qui tiennent compte de différents aspects. »

Une formation très pratique

Le CUFE a développé sa renommée grâce à des enseignants passionnés et experts dans le domaine, pour une formation très collée à la réalité du marché de l’emploi. « Notre programme est continuellement revu et amélioré. » Les étudiants ont aussi beaucoup d’occasions de mettre concrètement leurs connaissances en application. « Le baccalauréat se fait sous la formule coop, avec trois stages de quatre mois. Dans plusieurs cours, nous travaillons sur des problématiques qui nous sont confiées par des entreprises ou des municipalités. Le cours Projet intégrateur permet aussi aux étudiants de travailler sur un véritable mandat. Quant à l’essai de fin de maîtrise, les étudiants peuvent choisir parmi des projets soumis par des organisations. Tout cela donne beaucoup de sens à leur formation. »

 Une fois son diplôme en environnement en poche, on peut travailler soit à son compte, soit pour des municipalités, des organismes à but non lucratif, dans des industries, à la fonction publique, etc. « Cela démontre à quel point nos finissants sont polyvalents. En ayant développé chez eux ce réflexe de voir la situation sous tous ses angles, nous en faisons de véritables généralistes de l’environnement, qui peuvent coordonner les différents professionnels pour mener à terme un projet. »