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LA RENTRÉE 2019

Encourager la lecture estivale pour favoriser la réussite éducative des jeunes

Il n’est plus à prouver que lire pendant l’été est un facteur important pour freiner la perte des acquis scolaires et favoriser la réussite. Des chercheurs estiment d’ailleurs que le recul estival pour les élèves qui ne lisent pas équivaut à environ un mois d'année scolaire (Cooper, 1996). Ce recul peut avoir un impact significatif et suivre les élèves tout au long de l’année scolaire.

Ainsi, afin d’encourager la lecture auprès des jeunes tout au long de la période estivale, le projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie, le Conseil Sport Loisir de l’Estrie, le Collège Frontière, l’Association des bibliothèques publiques de l’Estrie et le Réseau Biblio de l’Estrie ont uni leurs forces pour mettre sur pied le projet Lire aux camps.
Le projet, qui revenait pour une 2e année, consistait à former, à outiller et à encourager les coordonnateurs et les animateurs des camps de jour de l’Estrie à intégrer la lecture ludique auprès de groupes d’enfants de 5 à 12 ans. Des activités clés en main, des tentes de lecture portatives, des magazines et des livres de tous genres, des jeux de société ont été fournis dans les camps qui en on fait la demande. Les animateurs ont également été outillés afin qu’ils puissent intégrer la lecture dans leurs activités quotidiennes.

La distribution des trousses tout à fait gratuitement à l’étendue de la région a été rendue possible grâce à plusieurs commanditaires. Voici le témoignage de M. Félix Maltais, fondateur et éditeur des Éditions Bayard : « Je suis très heureux de participer à votre activité de lecture d’été et je suis convaincu que les magazines Les Explorateurs, Les Débrouillards et Curium, ainsi que leurs hors-séries, plairont à vos jeunes. Ils y apprendront des tas de choses sur leur monde, cela en s’amusant fermement ! Car dans ces magazines, il y a de tout pour intéresser les jeunes : articles sur des sujets passionnants, activités, expériences, bandes dessinées, humour… De quoi intéresser même ceux qui n’aiment pas la lecture ! »

Les parents ont aussi un rôle primordial à jouer pour intégrer la lecture dans le quotidien de leur enfant. Plusieurs options amusantes s’offrent à eux :

  • Visiter la bibliothèque municipale en famille
  • Inscrire les jeunes aux activités du Club TD si cela est possible dans leur milieu
  • Apporter des livres en vacances
  • Jouer à des jeux de société en famille
  • Écouter un livre audio dans la voiture, en route vers les vacances
  • Instaurer une période de lecture en nature
  • Et bien plus encore!

Pour encore plus de conseils, trucs et astuces, le site parentestrie.com contient une multitude d’information et de ressources pertinentes pour les parents. Parmi celles-ci plusieurs sont reliées à la lecture, dont l’article Lecture estivale : Comment encourager vos enfants à lire pendant l’été.

LA RENTRÉE 2019

Votre enfant se prépare pour la rentrée scolaire? ParentEstrie.com est fait pour vous!

Déjà le mois d’août… Votre enfant vivra dans quelques jours la rentrée scolaire? Qu’il en soit à sa première expérience ou qu’il soit un habitué de l’école, vous vous préparez ces jours-ci pour le grand jour.

Bien entendu, tout ce que vous souhaitez, c’est que tout se passe bien. Vous comptez tout mettre en œuvre pour que l’année à venir se déroule le mieux possible. Maintenant ou en cours de route, des questions peuvent surgir. C’est à ce moment qu’il est utile de savoir qu’il existe des ressources à la portée de la main pour venir en aide aux parents. 

Un outil pour guider votre enfant dans son parcours scolaire

En mettant en ligne le site ParentEstrie.com, le Projet partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE) avait comme objectif de mettre à la disposition des parents un répertoire de ressources – tout particulièrement de ressources disponibles ici, en Estrie. ParentEstrie.com se veut donc un carrefour des meilleurs contenus et références pour aider les parents à favoriser la réussite éducative de leur enfant. Le site regroupe des dizaines d’articles sur des sujets variés mais ayant toujours un lien avec la réussite scolaire : apprendre à identifier les compétences de son enfant, découvrir des outils de transition vers la maternelle, des  astuces pour favoriser le goût de la lecture, faciliter la conciliation études- travail sont quelques exemples de sujets abordés sur le site.

Quel est mon rôle de parent dans la réussite de mon enfant?

En offrant un encadrement et un soutien affectif à la maison, vous contribuez à l’épanouissement de votre enfant, ce qui favorise sa réussite scolaire. Si en plus, vous vous impliquez à l’école, plusieurs conditions gagnantes sont alors réunies pour favoriser la persévérance scolaire de votre enfant, de votre adolescent et même de votre jeune adulte. D’un âge à l’autre, les besoins de l’enfant évoluent – il faut savoir être à l’écoute et s’adapter – mais demeurent bien présents.

Voici des exemples de gestes à poser pour aider votre enfant à travers son parcours scolaire :

  • Encouragez votre enfant, félicitez-le pour ses réalisations, ses succès et pour ses améliorations.
  • Discutez avec votre enfant de ses goûts, de ses talents, de ses intérêts et des métiers et professions qui semblent lui plaire.
  • Parlez-lui de votre travail (et lui du sien : apprendre, étudier, etc.).
  • Intéressez-vous à ce qu’il vit à l’école.
  • Accompagnez votre enfant lors des devoirs et des leçons.
  • Réservez des moments pour la lecture chaque jour ou presque.
  • Amenez votre enfant à développer son autonomie et son sens de l’organisation.
  • Si votre jeune travaille à temps partiel, aidez-le à concilier études et travail. 

Du préscolaire jusqu’à la fin des études, les parents et l’école ont avantage à développer des liens dans le but de soutenir et d’encadrer l’enfant dans son cheminement. Soyez complice de l’école :

  • Assistez aux rencontres organisées par l’école à l’intention des parents.
  • Impliquez-vous à l’école. Prenez le temps de lire les informations communiquées par l’école ou les enseignants.
  • Encouragez votre jeune à participer à des activités parascolaires.
  • Valorisez l’école et ceux qui y travaillent.
  • Valorisez la présence à  l’école : éviter le plus possible les absences de votre enfant en classe.

Le contenu du site ParentEstrie.com évolue constamment. N’hésitez pas à l’enregistrer dans vos favoris et à le consulter régulièrement. Bonne rentrée scolaire!

LA RENTRÉE 2019

Entreprendre pour mieux apprendre!

De l’initiative, du leadership, le sens de l’organisation, la débrouillardise, le travail d’équipe, l’effort… Ces qualités – et bien d’autres! – peuvent se développer à travers des projets entrepreneuriaux réalisés en classe.

« Un projet entrepreneurial représente une belle façon de mobiliser un groupe, de développer des compétences transversales, de rendre l’apprentissage du français ou des mathématiques plus concret, ou encore de faire vivre de beaux succès aux élèves », souligne Jérôme Gagnon, coordonnateur du Service des ressources éducatives à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

Chaque année, des élèves du primaire et du secondaire rivalisent d’ailleurs d’imagination et de créativité, avec des projets qui répondent à de réels besoins. « Il peut s’agir d’un événement, d’un service ou d’un produit. La protection de l’environnement a notamment donné naissance à de beaux projets, comme la création de sacs réutilisables, la mise en place d’une escouade de récupération et l’organisation d’ateliers de sensibilisation », cite en exemples M. Gagnon.

À travers ces projets développés par un petit groupe d’élèves, une classe ou même une école, on développe non seulement le goût d’entreprendre, mais aussi l’esprit collaboratif. « C’est très rassembleur : ça crée une cohésion de groupe et contribue au sentiment d’appartenance. Sur le plan individuel, c’est aussi très riche : les élèves apprennent beaucoup à se connaître à travers l’expérience. Ils prennent conscience de ce qu’ils sont capables de faire, de leurs talents, de leurs aptitudes. Ils se sentent compétents et efficaces. Principalement pour ceux qui ont des difficultés scolaires, de les placer dans un contexte où ils se sentent bien et qu’ils réussissent enfin, c’est très valorisant et motivant. »

Un projet entrepreneurial peut répondre aux besoins de la classe – par exemple concevoir des couvre-pattes de chaises pour un environnement sans bruit – tout comme il peut faire une différence dans sa communauté, comme ce fut le cas avec le projet Aider dans la rue au mois de février réalisé par une classe en adaptation scolaire. « Les jeunes sont d’abord allés chercher de l’aide pour apprendre à tricoter des tuques et des mitaines qu’ils ont par la suite donnés aux gens de la rue, mais aussi vendus comme activité-bénéfice pour pouvoir aussi offrir des repas chauds. »

Pour concrétiser leurs idées, les entrepreneurs en herbe peuvent participer au Concours Osentreprendre, un projet du ministère de l’Éducation, et ainsi bénéficier d’une aide financière pour réaliser leur projet. « À la CSRS, nous avons formé un comité qui étudie les candidatures, puis on choisit les projets qui ont le plus de sens, qui répondent à un besoin et qui ont des retombées scolaires, sociales, communautaires, etc. », explique M. Gagnon qui était très fier d’ajouter qu’en 2019, trois des quatre projets honorés en Estrie émanaient d’écoles de la CSRS. « C’est une belle reconnaissance. Ça vient récompenser leur travail et mousser l’entrepreneuriat. » Cette année, 66 000 participants ont pris part au Concours à travers la province.

Les élèves du primaire et du secondaire peuvent aussi présenter leur projet au Salon estrien de l’entrepreneuriat scolaire qui se déroule chaque printemps à la Cathédrale St-Michel. Ils pourront alors présenter leur projet à d’autres élèves, à leurs familles et au public en général.

Un outil de plus pour l’enseignant

S’ils sont stimulants, est-ce que les projets entrepreneuriaux exigent beaucoup de travail pour l’enseignant? « Ça semble gros, en effet, mais pourtant ça s’intègre très bien dans les apprentissages puisqu’on touche à différentes matières. D’ailleurs, certains enseignants répètent l’expérience chaque année et plusieurs réalisent même des projets entrepreneuriaux sans s’en rendre compte! » fait remarquer Jérôme Gagnon qui offre du soutien aux enseignants qui le souhaitent. « Je peux aussi les mettre en contact avec des commanditaires, des partenaires ou des entrepreneurs au besoin. »

Par ailleurs, si ce sont les enseignants qui initient les projets, ce sont les enfants qui prennent en charge tout le processus. « Ils en retirent une grande fierté et un sentiment d’accomplissement. »

QUELQUES EXEMPLES DE PROJETS

À vos tabliers marmitons! Des élèves ont réalisé de charmants tabliers qui faisaient la promotion des fruits et des légumes. En plus d’aller chercher une collaboration extérieure pour apprendre à coudre, le projet a bénéficié de la commandite d’un supermarché pour la conception de salades de fruits, offertes aux élèves de l’école.

La plantation en jumelage, un projet de l’Écollectif, avait d’abord pour objectif de permettre aux élèves en francisation de l’école des Quatre-Vents de participer au voyage de fin d’année. Les pousses ainsi produites en classe et vendues ont en effet permis d’amasser des sous qui furent remis aux familles n’ayant pas les moyens de se payer cette activité, mais le projet a aussi permis de rapprocher tous les élèves, puisque les classes d’accueil ont donné un fier coup de main à la mini plantation!


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À l’école, on bouge!

Faire bouger les enfants au minimum 60 minutes par jour? Tel est le défi que relèvent plusieurs écoles de la région, qui profitent de la mesure gouvernementale À l’école, on bouge pour intégrer chez les élèves différentes façons d’être actifs au quotidien, quel que soit leur âge, leurs passions ou leurs capacités.

En plus d’être une forme de divertissement, les activités physiques et sportives ont des effets salutaires sur les habiletés cognitives, la réussite éducative, la condition physique ainsi que la santé physique et mentale. Elles sont également associées à la persévérance scolaire et à d’importants facteurs liés au bien-être et à la qualité de vie, notamment les compétences sociales et relationnelles. Bref, autant de bonnes raisons d’amener les enfants à bouger, à la récréation, dans leur déplacement, même en classe!

Répondre aux besoins des élèves

À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), de belles initiatives ont déjà été mises en place dans certaines écoles, et d’autres verront le jour dès la rentrée 2019. « L’enveloppe budgétaire du gouvernement s’étale sur trois ans. En août prochain, certaines écoles en seront ainsi à leur 3e année d’implantation, d’autres à leur 2e année alors que quelques écoles entameront le processus », précise Éliane Massé, conseillère pédagogique en éducation physique au primaire à la CSRS, enseignante en éducation physique et à la santé et membre du comité soutenant toutes les écoles souhaitant appliquer la mesure À l’école, on bouge.

« Cette mesure gouvernementale nous donne les moyens de bien faire les choses. Une grande partie du financement permet en effet de dégager une personne ou un comité dans chaque école qui pourra évaluer ce qui se fait déjà, sonder tant l’équipe-école que les élèves pour bien saisir leurs besoins, et ensuite mettre en place des projets et soutenir l’équipe-école dans ces changements de pratiques. Chaque école a sa réalité : par exemple, à l’école du Soleil-Levant, les élèves passent déjà 70 minutes par jour à l’extérieur, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont toujours en train de bouger. Comment pourrions-nous rendre les récréations actives? L’une des solutions serait de développer des plateaux de jeux supervisés. Mais pour y arriver, il faut développer les activités, faire connaître les règles, nous assurer que nous avons tout le matériel et qu’il est accessible, etc. Il faut aussi qu’il y ait suffisamment d’adultes pour superviser les enfants : en allongeant la récréation du matin, on pourrait par exemple compter sur la présence de plus d’enseignants, mais cela exige de revoir l’horaire de l’école. Bref, pour développer et établir de nouvelles façons de faire, ça demande du temps et de la planification, et c’est ce que nous permet de faire la mesure avec son aide financière », explique Éliane Massé.

La mesure doit nécessairement être acceptée par le conseil d’établissement et l’équipe-école. Les projets sont d’ailleurs soumis à l’équipe-école pour validation. « Tant les enseignants que les éducatrices du service de garde doivent avoir le goût de s’impliquer; c’est ainsi qu’on pourra opérer les changements de pratiques dans le plaisir! »

Déjà, de beaux projets ont été mis en place. « On a d’ailleurs l’occasion d’échanger avec les autres écoles et dans mon cas avec les responsables des autres commissions scolaires pour voir ce qui se fait ailleurs. Ce sont autant de sources d’inspiration, mais à la base, si on veut développer des projets qui perdureront dans le temps, ils doivent absolument coller à la réalité et aux besoins de son école. C’est la base du succès, car n’oublions pas, après trois ans, nous n’aurons plus de financement! »

Quelques exemples…

Le corridor actif propose aux élèves différentes activités. Jamais se déplacer d’un endroit à l’autre n’aura été aussi amusant! Sans oublier qu’ainsi bien occupés à suivre le trajet tracé et les activités proposées, les élèves sont moins dissipés : la gestion du groupe n’en est que facilitée! Un élève a besoin de bouger ou a de la difficulté à rester concentré en classe? Un petit tour dans le corridor, et le voilà plus réceptif à de nouveaux apprentissages !

Pour s’assurer que tous les élèves soient actifs à la récréation, rien de mieux que de mettre en place des plateaux de jeux. Mais il ne suffit pas d’offrir des activités, il faut s’assurer que les élèves comprennent bien les règles du jeu pour en profiter pleinement, sans trop avoir à gérer des conflits ici et là. L’école Pie-X-de l’Assomption organise, par exemple, à l’automne et à l’hiver, une grande journée d’activité où toutes les classes découvrent, avec leur titulaire, les différents plateaux : comment ça se joue, quels sont les règlements, etc.

Il pleut? Avec de bonnes idées, le gymnase, les classes et le corridor peuvent se transformer en autant de lieux actifs pour les enfants. Les enseignants peuvent d’ailleurs compter sur un allié : le Grand Défi Pierre Lavoie a développé le programme Force 4 qui propose une énorme plateforme web avec plein d’outils pour bouger en classe… ou à la maison!

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Une première transition scolaire réussie, la première clé de la réussite éducative!

Pour la majorité des enfants, l’entrée à la maternelle se déroule assez bien. Cependant, selon une étude, de 8 à 21% des enfants éprouvent des difficultés d’adaptation lors de cette première transition scolaire.

De plus, selon les données 2017 de l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM), presque un enfant sur trois (29%) en Estrie est vulnérable dans au moins un domaine de développement.

Devant ce constat, le Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE) lançait récemment un Guide d’accompagnement à la première transition scolaire. S’adressant à tous les acteurs concernés – les services de garde éducatifs à l’enfance, le milieu scolaire, le milieu de la santé et des services sociaux, le milieu communautaire Famille, le milieu municipal et toute autre organisation côtoyant des enfants ou leurs parents – ce guide propose plusieurs outils pour favoriser la collaboration entre les différents milieux et la mise en place d’activités qui feront de cette première transition scolaire une étape positive.

Le désir d’agir tôt pour la 1re transition scolaire, soit avant même l’entrée à l’école, s’est inscrit officiellement dans le plan stratégique 2016-2020 du Projet PRÉE. Le guide d’accompagnement fait suite à une vaste consultation menée à l’hiver 2017 auprès de partenaires estriens. Cette consultation a permis d’identifier 17 constats liés à la mise sur pied d’initiatives visant à soutenir la première transition scolaire des enfants et des familles. À lumière de ces constats, un plan d’actions a été construit et il est depuis mis en œuvre par le Comité régional intersectoriel pour une première transition scolaire.  

Le guide d’accompagnement se trouve au nombre des actions misent de l’avant par le comité régional. « En fait, il se fait de belles choses à ce sujet depuis des années en Estrie, mais avec le guide, nous souhaitions notamment favoriser une vision commune, la collaboration et la cohérence des actions », explique Éric Martineau, agent de liaison et de développement au Projet PRÉE. Le guide a été présenté aux différents partenaires de l’Estrie au printemps dernier. « À chacune de ces rencontres, après avoir expliqué le guide, on tenait des ateliers d’appropriation en lien avec la réalité du milieu et les projets déjà existants, question de voir comment nous pourrions s’arrimer entre partenaires et mieux connaître nos leviers, etc. ». Jusqu’à maintenant, 371 partenaires ont été rejoints. D’autres ateliers sont prévus au cours de l’année 2019-2020 auprès, notamment, de futurs enseignantes et enseignants au préscolaire et de futures éducatrices en petite enfance.

Rejoindre les familles qui en ont le plus besoin

L’un des grands défis est de rejoindre les enfants qui sont plus isolés des services, vivant en contexte de vulnérabilité, qui n’ont pas fréquenté un service de garde éducatif à l’enfance, non francophones ou issus de l’immigration. « Et ce n’est pas tout de leur proposer des activités, il faut qu’ils en retirent une expérience positive pour que ce premier contact avec l’école soit agréable et pave la voie aux années futures. Et c’est vrai autant pour l’enfant que pour ses parents », rappelle M. Martineau.

Déjà, plusieurs intervenants utilisent le guide, qu’ils soient au début du processus, y puisant des conseils pour former des comités et travailler de concert, ou qu’ils soient déjà très actifs, se servant alors des éléments du guide pour évaluer les projets en cours. « On parle même d’étendre le guide à d’autres régions du Québec. »

Pour les parents, le site parentestrie.com demeure votre meilleur guide : vous y trouverez une foule d’information, des vidéos, des conseils, bref de quoi bien préparer votre petit… et vous aussi, car l’entrée en maternelle est aussi une transition à vivre pour le parent!

POURQUOI LA PREMIÈRE TRANSITION SCOLAIRE EST-ELLE IMPORTANTE?

Une première transition scolaire positive est liée à plusieurs effets bénéfiques sur l’enfant, car elle:

  • est un facteur déterminant pour le succès scolaire futur;
  • permet de meilleurs résultats en lecture et en mathématiques;
  • influence la participation, l’engagement et la motivation de l’enfant aux activités dans la classe et dans l’école;
  • diminue le nombre d’absences et augmente la disponibilité de l’enfant aux apprentissages, le conduisant à de meilleurs résultats scolaires et sociaux à court et à long terme;
  • sert d’assise pour les transitions futures.

POURQUOI TRAVAILLER DE MANIÈRE CONCERTÉE?

La première  transition scolaire concerne toute la communauté. Pour avoir des enfants prêts pour l’école, il est essentiel d’avoir également «des familles prêtes, des services de garde éducatifs à l’enfance prêts, des écoles prêtes et des communautés prêtes». Les acteurs intersectoriels entourant la première transition scolaire ont chacun un rôle à jouer. Cependant, malgré les mécanismes de concertation existants, plusieurs acteurs observent :

  • le manque de liens et de partage d’information;
  • l’interruption, au moment de l’entrée à l’école, de certains services offerts aux enfants et à leur famille;
  • la méconnaissance des acteurs concernant la réalité de leurs vis-à-vis.

La concertation entre ces acteurs est donc un élément clé qui permet une continuité entre les expériences éducatives.

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Au Cégep de Granby, une immersion dans l’industrie touristique dès la première session

Premier cégep à offrir le diplôme d’études collégiales (DEC) en Tourisme, le Cégep de Granby propose à ses étudiantes et étudiants une formation très pratico-pratique où les occasions d’expérimenter et de travailler dans l’industrie touristique sont multiples.

Vous êtes curieux et vous aimez travailler avec le public? Voici une formation qui vous ouvrira de nombreuses portes! Grâce à des cours variés, que ce soit de publicité, de communication, de service à la clientèle ou de comptabilité, vous serez en mesure d’organiser des événements de tout genre, d’élaborer des circuits et des forfaits touristiques, d’accompagner des voyageurs à travers le monde, de faire prospérer une entreprise touristique… entre autres choses! De plus, 94 % des diplômés se dénichent un emploi intéressant. 

Pour bien outiller ses étudiants, le programme propose au moins 20 % des heures de formation en entreprise (visites, conférences, formations, projets spéciaux, organisation d’événements, etc.). À cela s’ajoutent un stage d’exploration la première année, la possibilité de travailler l’été dans son domaine (stage d’été rémunéré en alternance travail-études) et le stage de fin d’études. Vous avez l’esprit entrepreneurial? Vous pourrez mettre vos idées de l’avant via le Club entrepreneur étudiant. Bref, quels que soient vos intérêts et vos passions, vous pourrez les vivre pleinement à travers ce programme stimulant.

Un mentor pour accompagner chaque étudiant

À l’avant-garde, le Cégep de Granby fut le premier à proposer un programme de tourisme en formule DEC mobile au Québec (tous les étudiants possèdent un ordinateur portable ou une tablette) et innove une fois de plus en mettant en place une formule prometteuse : Mentorat en tourisme : de génération en génération. L’objectif visé? Valoriser les carrières en tourisme et attirer les jeunes dans ce secteur en s’appuyant sur l’expérience de travailleurs chevronnés de l’industrie touristique. 

« On a tous eu des gens autour de nous qui nous ont aidés et accompagnés », rappelle Vincent Larose, directeur des études au Cégep de Granby. « Ce qui peut être intéressant, c’est si le mentor amène l’étudiant à des colloques et des séminaires ou à des événements, ce qui lui permettrait de rencontrer des gens et d’arriver mieux préparé dans l’industrie. Pour le mentor, ça lui permet de voir le potentiel pour d’éventuels stages ou des candidats intéressants pour des emplois qu’il aurait à pourvoir. Et c’est sans compter qu’il pourra entendre un jeune représenter la relève lui parler des défis et de ses connaissances de l’industrie. C’est vraiment un échange gagnant-gagnant. »

À partir de la prochaine rentrée, chaque étudiant de première session en Techniques de tourisme sera ainsi jumelé à un mentor qui lui partagera son expérience et quelques trucs du métier. Ce sera aussi l’occasion pour cette relève de se développer un réseau de contacts avant même d’avoir obtenu son diplôme! 

« Idéalement, un étudiant sera suivi par le même mentor durant ses trois années de scolarité, mais si en cours de route, son intérêt pour le métier choisi change, il pourrait tomber sous l’aile d’un autre mentor. L’objectif est d’offrir un accompagnement personnalisé en choisissant le mentor répondant le mieux aux besoins de l’étudiant », précise l’enseignante Cynthia Langevin.

Vous voulez en savoir plus ?

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La formation professionnelle : une voie d’avenir!

Le saviez-vous? Dans la liste des 32 métiers offrant les meilleures perspectives d’emplois en région, plusieurs exigent le diplôme d’études professionnelles (DEP).

« Nos diplômés sont très recherchés. Et si on compare les salaires, certains gagnent plus que des diplômés universitaires! » remarque Chantal Landry, directrice des centres de formation professionnelle de la Commission scolaire des Sommets.

En Estrie, on retrouve 61 programmes de formation professionnelle, donnés dans 9 municipalités. Des formations dynamiques, novatrices, collées aux exigences du marché de l’emploi. Une porte ouverte sur une belle carrière, mais aussi un accès aux études supérieures si on le désire. « Avec la formule de concomitance, l’élève passionné d’ingénierie, par exemple, aura grand plaisir à faire sa formation secondaire en combinant la mécanique industrielle aux cours généraux pour obtenir un double diplôme (DES et DEP). Certains de ces cours seront reconnus au cégep et s’il poursuit à l’université, il bénéficiera d’un solide bagage de connaissances dans son domaine. Bref, loin d’être une voie d’évitement, la formation professionnelle est une avenue qui mérite d’être considérée au même titre que les autres ordres d’enseignement. »

Vous voulez en savoir plus? Les centres de formation professionnelle (CFP) peuvent vous accueillir le temps d’une journée : vous pourrez alors poser des questions aux enseignants et aux élèves pour en savoir plus sur la formation et la profession. « Les CFP offrent d’ailleurs plusieurs services gratuits, que ce soit pour reconnaître vos acquis (RAC) ou vous guider dans votre choix de carrière (Services d’accueil, de référence, de conseil et d’accompagnement – SARCA). » 

Un milieu très innovateur

Les CFP ont créé des formules originales. Pensons à l’alternance travail-étude, à la concomitance (2 jours au secondaire et 3 jours à l’apprentissage d’un métier en FP), à la formation en ligne, etc. La Commission scolaire des Sommets a même développé un partenariat avec des entreprises dans trois secteurs d’activité afin que les étudiants aient un salaire tout au long de leurs études, qu’ils soient en stage ou en classe. « Continuellement, on analyse ce qu’on fait de bien et ce qu’on peut améliorer, toujours dans un objectif de qualifier un maximum de gens. »