Le siège social de l’ONU au moment de l’adoption des ODD.

La francophonie et le développement durable

Quatre directeurs : leur contribution

L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) est dirigé actuellement par M. Jean-Pierre Ndoutoum. Depuis sa création, quatre autres directeurs ont été à la barre de cette organisation. À l’occasion du 30e anniversaire de l’IFDD, ils prennent la parole pour quelques moments de leur mandat respectif.

« Des années marquantes pour moi… »

«La mise sur rail de l’Institut en ces années pionnières de sa création sont pour moi extrêmement marquantes. […] Je savais que le Québec, qui avait pris l’initiative de la création de cet institut, était résolu à en faciliter la mise en place. […] J’arrivais à Québec le 30 avril, venant de Dakar, au Sénégal. Le 1er mai au matin, j’ouvre ma fenêtre et là, surprise : tout était blanc, enneigé. J’ai eu ce premier doute: mais où est-ce que je m’embarque et où j’embarque donc ma famille? Très vite, la chaleur humaine de la réception québécoise a enseveli cette première impression. […] J’hésite à privilégier tel ou tel événement parmi tous ceux qui ont parsemé l’exercice de ma fonction. Je retiens, par exemple, la décision de réunir des groupes de réflexion et de travail sur des thèmes jugés principaux pour le développement énergétique des pays de la Francophonie.

Bernard Duhamel, directeur de 1988 à 1992

Bernard Duhamel, directeur de 1988 à 1992


«Vers le développement durable»

«Pendant mon mandat de presque cinq années, la programmation de l’Institut de l’énergie des pays ayant en commun l’usage du français (IEPF) aura grandement évolué pour, progressivement, mais surtout au cours des deux dernières années, couvrir tous les aspects du développement durable. Cela devait se produire sans négliger la mission première de l’IEPF, c’est-à-dire en continuant de bien couvrir les thèmes liés à l’énergie. C’est cette évolution de la programmation et des activités qui a amené à changer le nom de cette institution : de l’Institut de l’énergie des pays ayant en commun l’usage du français de l’origine (1988) à l’Institut de l’énergie et de l’environnement, au début de 1998. […] L’élar­gisse­ment de la mission de l’IEPF à tout le domaine de l’environnement et donc du développement durable constitue la marque de ces cinq années.»

Jean-Marc de Comarmond, directeur de 1993 à 1997

Jean-Marc de Comarmond, directeur de 1993 à 1997


«Vers une présence toujours plus active de la Francophonie »

«L’IFDD, qui fête en ce moment ses 30 ans, a manifestement été un vecteur et un facilitateur d’une présence progressivement active de la Francophonie et des pays francophones dans le débat mondial sur le développement durable. Il a servi de creuset à une production scientifique et technique notable sur ces questions, en français. Il a encouragé le développement d’une diplomatie des réseaux et de communautés de pratiques en constante consolidation. Il a, enfin, mis en place une offre de formations ciblées et porteuses de la richesse et la diversité de l’expertise francophone. […] Je dois rendre un
hommage appuyé à l’équipe pleinement engagée et constamment mobilisée de l’Institut et lui présenter toutes mes félicitations pour le chemin magnifique parcouru et tous mes vœux de pleine réussite pour les décennies à venir de leur noble et stimulante mission.»

El Habib Benessahraoui, directeur de 1998 à 2006

El Habib Benessahraoui, directeur de 1998 à 2006


«Québec ne pouvait être mieux choisie pour cet Institut»

«L’Institut a su faire valoir la démarche de développement durable à partir d’une approche participative, intégrée et pluridisciplinaire des questions énergétiques et environnementales afin d’assurer une gestion écologiquement rationnelle des politiques sectorielles et globales de développement. La Francophonie a été un précurseur en mettant en place un tel institut traitant depuis 30 ans des sujets qui font l’actualité d’aujourd’hui. Visionnaires, ses dirigeants de l’époque l’ont été en anticipant la création à Québec de cet institut qui fait sa fierté. Le lieu ne saurait être mieux choisi puisqu’à cette époque, le Québec aussi entreprenait son développement énergétique et environnemental et détenait les expertises requises pour cette cause portée par la Francophonie. Que vive l’IFDD et en avant pour le défi du développement durable à relever avec la mise en œuvre de l’Agenda 2030 dans ses pays membres!»

Fatima Dia, directrice de 2007 à 2015

Fatima Dia, directrice de 2007 à 2015