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LA FONDATION VITAE

La Fondation Vitæ améliore la qualité de vie des Sherbrookois

La mission de la Fondation Vitæ est de contribuer financièrement à l’amélioration de la qualité de vie, de l’environnement et des soins offerts aux jeunes, aux adultes, aux familles et aux personnes âgées dans les installations du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Ces installations desservies par la Fondation Vitæ sont les suivantes :

  • Hôpitaux et centres d’hébergement Argyll et D’Youville
  • Centres d’hébergement St-Joseph et St-Vincent
  • CLSC (50, rue Camirand, 95, rue Camirand, 1200, rue King Est, 356, rue King Ouest, 8, rue Speid)
  • Maison de naissance de l’Estrie (65, rue de la Croix)

La Fondation Vitæ poursuit également son engagement envers les activités de recherche, dont le développement du Centre de recherche sur le vieillissement et de l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux (IUPLSSS). La Fondation offre, notamment, des bourses de recherche pour permettre à des cliniciens de développer de nouvelles connaissances, de nouveaux outils diagnostics ou de traitement.

www.fondationvitae.ca, 375, rue Argyll, Sherbrooke, 819 829-7138

Pour consulter le cahier spécial préparé par La Tribune dans son intégralité, cliquez ici.


Mot de Patricia Gauthier, présidente-directrice générale du CIUSSS de l’Estrie – CHUS

FAIRE LA DIFFÉRENCE

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS bénéficie du soutien d’une vingtaine de fondations : chacune a son rôle selon le territoire et les installations desservies. La Fondation Vitæ a toutefois une particularité : son rayonnement déborde largement de Sherbrooke, notamment en raison de son engagement pour la recherche. Depuis des années, elle contribue à des projets du Centre de recherche sur le vieillissement. À la création, en 2015, de l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux (IUPLSSS), la Fondation s’est une fois de plus engagée à donner un bon coup de pouce à ces projets davantage à portée sociale, qui touchent notamment les jeunes en situation de négligence, la santé mentale, etc. Tous les projets de recherche que la Fondation soutient bénéficient à notre région et inspirent des bonnes pratiques ailleurs au Québec! Et ce ne sont là qu’une partie de l’aide la Fondation.

Comme son nom l’indique, la Fondation Vitæ est essentielle à la vie. Elle contribue à améliorer la qualité de vie des clientèles âgées ou vulnérables en soutenant plusieurs initiatives des CHSLD et des CLSC de Sherbrooke ainsi que de la Maison de naissances de l’Estrie. De la naissance à la fin de vie, la Fondation Vitæ est toujours là et fait une réelle différence.

Au fil des ans, j’ai appris à connaître la Fondation Vitæ. J’y ai trouvé des gens de cœur, sensibles et à l’écoute, qui ont ce réel souci d’aider l’autre. Les besoins évoluent, et la Fondation a su s’adapter pour toujours bien y répondre, que ce soit par l’achat d’équipements, le financement d’activités, des projets de recherche, des aides ponctuelles aussi. Ses interventions visent à améliorer le bien-être des gens, et elle peut dire mission accomplie! Merci à cette équipe dévouée de nous aider, au quotidien, à prendre soin de notre communauté.


Mot de Brigitte Lambert, directrice générale de la Fondation Vitæ

LA FONDATION VITAE A BESOIN DE VOUS !

Au cours de la dernière année, la Fondation Vitæ a soutenu financièrement plusieurs projets, dont l’évaluation de l’implantation d’une équipe mobile d’intervention psychosociale (EMIP) à Sherbrooke. Elle a aidé financièrement un projet de recherche évaluant l’effet du chant chorale sur les patients atteints de certaines maladies pulmonaires. Elle a également soutenu l’achat d’équipements pour l’amélioration des soins offerts dans les  CHSLD de Sherbrooke et financé des activité de loisir bénéfiques pour la qualité de vie des résidents. Afin d’aider les plus démunis de notre collectivité, la Fondation Vitæ a versé près de 12 000 $ pour aider des Sherbrookois à traverser une période difficile et à surmonter une épreuve. Elle a également été d’un précieux secours pour plusieurs personnes âgées forcées de quitter la Résidence 13e Nord lors de la fermeture de celle-ci. Et ce ne sont que quelques exemples, la Fondation Vitæ a fait tellement plus… D’ailleurs, dans ce cahier spécial, nous vous présentons certains des projets que nous appuyons; vous verrez que cette aide fait une grande différence dans la vie des gens, petits et grands!

On ne connaît pas l’avenir et la vie nous réserve parfois des surprises. Que ce soit pour nous ou pour les personnes qui nous sont chères, on ne sait pas quand un coup de main sera nécessaire et qu’on aura besoin des services offerts dans l’un des CLSC ou CHSLD de Sherbrooke. C’est pourquoi votre appui est si important.

C’est grâce à la générosité de nos donateurs que nous pouvons réaliser notre mission. Leur contribution, quelle qu’elle soit, est très appréciée et utilisée judicieusement! Merci à vous tous!

La Fondation compte également sur des bénévoles au grand cœur, des gens exceptionnels qui se dévouent pour notre cause, que ce soit à nos boutiques (situées à Argyll, D’Youville,  St-Vincent et St-Joseph), à la Friperie la Retouche (St-Joseph), à travers certaines activités ou encore pour la bonne marche de l’organisation, notamment les membres de notre conseil d’administration. Ce beau travail d’équipe nous permet d’en faire toujours plus.

Membres du conseil d’administration :

  • Geneviève Delisle, coprésidente
  • François Longpré, coprésident
  • Patrick Rahimaly, vice-président
  • Donal Ryan, trésorier
  • Me Yves Laverdière, secrétaire
  • Me Marie-Sophie Demers, administratrice
  • Pr Guillaume Léonard, administrateur
  • Josée Mailloux, administratrice
  • Sylvie Moreault, administratrice
  • Noëlla Ouellet, administratrice
  • Jo-Anne Perreault, administratrice
  • Simon Rondeau, administrateur
  • Maxime Saumier-Demers, administrateur
  • Hugo Jubinville, administrateur

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Une ressource de dernier recours fort utile

Quand toutes les ressources ont été épuisées, les intervenants savent qu’il existe une dernière porte où frapper pour les aider : le Fonds de dépannage de la Fondation Vitæ.

« Nous disposons d’une enveloppe de 12 000 $ annuellement pour répondre à différentes demandes d’aide ponctuelle, qui ne dépassent pas 500 $ chacune. C’est fou la différence qu’on peut faire dans la vie de plusieurs personnes avec ces petits montants », explique Mylène Therrien, membre du comité bénévole qui analyse les demandes.

Le Fonds de dépannage est une aide de dernier recours. « Avant d’y puiser, on a vraiment exploré toutes les autres avenues possibles. On connaît bien les ressources et programmes existants, mais il arrive que des gens se retrouvent entre deux chaises et qu’il n’y ait rien pour eux. » Une maman en attente de revenus de la SAAQ, mais pour le moment sans argent pour acheter les couches de son petit, un jeune adulte ayant vécu en famille d’accueil jusqu’à sa majorité et qui a besoin d’un peu de sous pour déménager et payer sa première épicerie, une adolescente qui n’a pas les moyens de payer des frais dentaires pour remplacer ses dents brisées... « Ce sont des situations exceptionnelles, mais aussi de réels besoins. On ne paie pas pour du luxe ou du superflu, mais pour des choses nécessaires, qui ont un impact sur la santé, l’estime de soi et le bien-être des gens. »

Le Fonds de dépannage vient aussi appuyer le travail des différents intervenants de première ligne. « Ils travaillent tellement fort pour aider les gens : ils sont donc heureux d’avoir enfin une solution. C’est un processus par ailleurs très fluide. On reçoit la demande, l’analyse est faite rapidement et les fonds sont débloqués immédiatement par la Fondation Vitæ. Personnellement, j’adore m’impliquer dans ce projet : on aide les gens et on ressent à quel point cela fait une différence. C’est mon petit bonbon de la journée! »

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Développer le plaisir de lire et d’écrire

Certains faits sont révélateurs… Saviez-vous que 52 % de la population québécoise francophone éprouvent des difficultés à lire? Qu’il existe un écart entre les milieux défavorisés et moyennement favorisés en terme de lecture individuelle faite auprès d’un enfant avant l’école? Et que 80 % des enfants ayant redoublé en première année n’obtiendront jamais leur diplôme d’études secondaires?

Ces statistiques révèlent que l’éveil à la lecture et à l’écriture, particulièrement dans les milieux à risque, revêt toute son importance. Fondé en 2005 et recevant l’appui de la Fondation Vitæ depuis six ans, le projet Conte et Crayon propose justement des activités pour faire de la lecture et de l’écriture des moments de plaisir! « Nous travaillons en collaboration avec les intervenants du quartier d’Ascot, mais aussi des organismes communautaires, des CPE et des écoles qui permettent de cibler nos interventions vers les familles qui en ont le plus besoin », précisent Diane Patenaude, chef de service de l’équipe périnatalité petite enfance, et Catherine Fradette, orthophoniste.

Parmi les activités proposées, il y a les soirées Conte en pyjama, ouvertes à toute la famille. « Nos conteurs sont très expressifs pour capter l’attention des petits comme des grands! Il y a aussi des activités en lien avec l’histoire, une collation et surtout, un livre tout neuf remis aux enfants. »

Lors de fêtes de quartier, les familles sont invitées à visiter la tente Conte et Crayon, où d’autres belles activités d’éveil à la lecture et à l’écriture leur sont proposées. « Nous avons également réalisé un beau calendrier que les familles peuvent évidemment remplir selon leurs occupations, mais qui recèle aussi beaucoup d’informations : l’agenda de nos activités, des recettes, des chansons, des jeux à faire en famille, etc. »

Des livres sont également glissés dans les Paniers de Noël ou remis par la caravane de lecture qui va à la rencontre de familles. « Toujours pour favoriser la lecture, on retrouve sur le territoire des maisonnettes-bibliothèques où l’on peut emprunter ou échanger des livres. »

Ces activités ludiques et les dons de livres ont pour but d’associer la lecture et l’écriture à quelque chose de joyeux. « On veut entre autres encourager les parents à prendre le temps de lire des histoires à leur enfant et de s’intéresser avec lui aux différents écrits dans l’environnement (les affiches de magasin, les noms de rues, etc.), ce qui pavera la voie à leur future relation lors de l’apprentissage de l’écrit à l’école. »

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Se concerter autour de l’enfant

Sherbrooke compte sur deux cliniques de pédiatrie sociale situées dans les quartiers d’Ascot et Jardins-Fleuris. « Nous nous sommes greffés aux équipes d’intervention terrain qui se retrouvaient déjà dans ces quartiers, notamment composées de travailleurs sociaux intégrés dans le réseau communautaire. L’ajout de la pédiatrie a par la suite diversifié et multiplié les intervenants (école, CPE, etc.) fréquentant le local de quartier », expliquent les pédiatres Geneviève Beaulieu et Francis Livernoche.

La clinique de pédiatrie sociale s’adresse aux enfants évoluant dans un contexte de vulnérabilité socioéconomique, qui n’ont pas ou peu accès à des services de santé et qui présentent des problématiques médicales particulières (retard de croissance ou de développement, négligence, parcours migratoire complexe, troubles de comportement, etc.). Les enfants y sont référés par tout adulte significatif dans leur vie (professeur, intervenant d’un organisme communautaire, éducatrice, travailleur social, etc.). Lors du rendez-vous médical, tous les gens concernés se retrouvent d’ailleurs assis autour de la table afin de travailler en équipe pour la santé de l’enfant. « On sert le café, l’enfant a accès à des jeux éducatifs, on le voit interagir avec les autres… Les parents sont plus à l’aise dans ce local qu’ils connaissent et s’ouvrent davantage. Chacun y va de ses observations. Tout cela nous permet d’avoir une idée plus juste de la situation, et ainsi de mieux y répondre. Si les parents vivent un grand stress parce que monsieur a perdu son emploi, il est possible que l’enfant ressente cette anxiété, dorme moins bien et manque d’attention en classe. Les causes ne sont pas toujours médicales, et c’est pourquoi cette collaboration entre ces gens gravitant autour de l’enfant est si importante. Cela permet aussi de nous partager la responsabilité : les familles ne sont plus seules! »

Selon les besoins, les familles sont dirigées vers les ressources appropriées. On peut également puiser dans le Fonds pédiatrique de la Fondation Vitæ pour payer, avec la collaboration des parents, un bien ou une activité pertinente en lien avec le besoin de l’enfant. « Cela peut être l’inscription à une activité sportive pour favoriser une meilleure santé, une sortie scolaire pour l’inclusion sociale, un camp de jour pour préparer l’enfant à sa rentrée en classe. On peut aussi contribuer à l’achat de lunettes ou de housses anti-allergènes pour un enfant allergique aux acariens, par exemple. »

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De beaux moments de loisir et de plaisir!

Des sorties, des spectacles musicaux, des jeux, des activités spéciales… L’équipe du Service animation loisirs et bénévolat du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a toujours plein d’idées pour ajouter du soleil dans la vie des centaines de résidents des CHSLD de la région.

« Cela contribue à faire de leur milieu de vie un endroit qui ressemble davantage à la maison qu’à un hôpital. Même si le quotidien de ces personnes est ponctué de plusieurs soins, il y a toujours des périodes que l’on peut animer, que ce soit par des activités de groupe ou individuelles », explique Ginette Doucet, chef de module.

Pour offrir une programmation variée, le personnel et les bénévoles peuvent compter sur l’appui de la Fondation Vitæ. « Grâce à son aide, on peut en offrir plus. » La Fondation Vitæ subventionne notamment la venue des Toutous Poilus, les activités de ski adapté et de voile adaptée ainsi que les sorties au Chalet J.-Armand-Bombardier, un lieu unique situé en pleine nature et parfaitement adapté à cette clientèle en perte d’autonomie. « Les gens peuvent y prendre un repas, se détendre au bord du lac ou encore autour d’un feu de camp. Pendant une journée, on les sort complètement du contexte de CHSLD. Ils en reviennent heureux, détendus, apaisés; l’équipe de soins voit la différence », remarque Pierrot Richard, chef de service.

La Fondation Vitæ permet aussi l’acquisition de matériel de loisir, comme les véhicules Kartus, ou encore de toutous bien particuliers : des chatons et des chiots en peluche animés qui réagissent lorsqu’on les touche. « Ils sont particulièrement appréciés des personnes ayant des troubles cognitifs. C’est un bel outil pour entrer en contact avec elles, les faire interagir et les stimuler. Pour cette clientèle, la communication passe souvent par le non-verbal, les yeux et le toucher. D’ailleurs, beaucoup apprécient cette forme de contact affectif; pour certains, la peluche devient un précieux compagnon. »

La Fondation Vitæ contribue aussi à certaines activités, dont les concerts Vitæ et les fêtes champêtres (une grande épluchette de blé d’Inde). « Ces événements favorisent la socialisation dans un esprit festif avec la présence des familles. Par ces activités spéciales, les résidents ont l’occasion de sortir de leur chambre et de vivre des expériences qui diffèrent du quotidien. Il en ressort un grand bien-être. Même ceux qui ne s’en souviendront plus garderont en eux ce sentiment positif pour plusieurs heures, voire même la journée. »

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La zooanimation au service des aînés

À la tête de l’entreprise de zooanimation Les Toutous poilus, Anne Caroline Coutu a toujours aimé les animaux, mais elle n’aurait jamais pensé en faire une carrière!

« Tout a commencé lorsque mon père, en raison de troubles cognitifs, a déménagé en résidence. Pour le faire marcher, j’ai décidé d’emmener le chien. Puis, je suis venue avec mon lapin. Ç’a été merveilleux. Mon père était très anxieux, et de pouvoir caresser ce gros lapin angora l’a beaucoup apaisé. » Plus tard, c’est avec sa poule, juchée sur le dos du chien, qu’elle rendait visite à son papa. « C’était évidemment spécial à voir! Cet aspect ludique m’a toujours plu. Quand j’arrive avec mon carosse double et toute ma ménagerie, jusqu’à une vingtaine d’animaux,  ça surprend, ça fait rire les gens et ça détend l’atmosphère! Dans cette ambiance joyeuse, les gens socialisent davantage. »

Grâce à la Fondation Vitæ, Anne Caroline Coutu des Toutous poilus visite les quatre centres d’hébergement de Sherbrooke (Argyll, Youville, St-Joseph et St-Vincent), principalement dans les grandes salles communes, ou à l’extérieur lorsque la température le permet. « Mais on s’adapte : selon l’état de santé des gens, on va monter aux étages et les accueillir dans le petit salon ou même aller directement à leur chambre. » Tout l’après-midi, Anne Caroline, aidée de bénévoles, amène ainsi les animaux aux résidents selon leurs intérêts : « J’ai plusieurs animaux et chacun a ses forces : certains sont actifs et amènent les gens à bouger, d’autres sont très colleux et ne se lassent pas des caresses, d’autres sont parfaitement à l’aise avec des gens qui ont des spasmes, par exemple. C’est important de jumeler la bonne personne avec le bon animal : c’est une question de respect. »

La zooanimation a plusieurs vertus : « À un certain moment, mon père n’était plus capable d’utiliser ses mains. Puis, au contact des animaux, il s’est mis à les flatter, à les gratouiller… Aujourd’hui, il est encore capable de manger par lui-même. Pour les gens ayant des troubles cognitifs, je remarque aussi que, malgré la maladie, la mémoire affective reste présente; le contact avec les animaux ravive des souvenirs. Un homme qui ne parlait plus, au contact du cheval, m’a raconté des pans de sa jeunesse! Chaque fois, je suis émerveillée de voir les aînés réagir face aux animaux. »

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Une maison de quartier pour et par la communauté

Le quartier Jardin-Fleuris dans l’est de Sherbrooke est en effervescence! Toute la communauté travaille en effet à la réalisation d’un grand projet rassembleur et collectif : la Maison de quartier Quatre-Saisons.

Une douzaine d’organismes y offriront leurs services dont six occuperont des locaux de façon permanente. La Maison de quartier mettra également à la disposition des citoyens des lieux de rencontre où ils pourront tisser des liens et s’entraider. « Ce projet émane de la Table de quartier Quatre-Saisons, une table très dynamique qui existe depuis plus de 25 ans et qui réunit différentes instances offrant des services aux citoyens : organismes communautaires, ville, CLSC, écoles, etc. De son comité 0-5 ans émanait l’idée, il y a une dizaine d’années, d’avoir un lieu, disponible à la fois pour des organismes et pour les citoyens. Puis le projet a pris réellement forme en 2014, après qu’une étude de faisabilité ait confirmé la viabilité d’une telle maison », explique Isabelle Huet, du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

« Ce projet, on en rêvait depuis tellement d’années », souligne pour sa part Denise Godbout, présidente de la Maison de quartier Quatre-Saisons. Dirigeant depuis 22 ans les Habitations L’Équerre, un organisme à but non lucratif qui possède 125 unités de logement dans le quartier Jardins-Fleuris, Mme Godbout est un témoin privilégié de l’évolution du quartier. « Je me souviens, il y a une vingtaine d’années, c’était reconnu comme un milieu dur, mais les gens se sont pris en main pour que ça change, et aujourd’hui le quartier est vivant, dynamique et sécuritaire. L’engagement des citoyens a fait toute la différence », rappelle-t-elle.

Ce projet est particulièrement mobilisateur auprès de la population. « À toutes les étapes, les citoyens ont leur mot à dire. On a d’ailleurs fait du porte-à-porte, organisé des rencontres, mis en place un comité de citoyens, on en parle lors des assemblées de quartier, etc. afin de bien informer les gens et d’avoir leurs commentaires. Les citoyens perçoivent d’ailleurs cette initiative de façon très positive. On retrouve beaucoup d’immeubles à logement dans le quartier, les gens ont donc peu d’espaces à eux pour développer des projets communs. On retrouvera par exemple une belle et grande cuisine dans la maison, ce qui permettra de faire de la cuisine communautaire. Il y aura aussi des salles de rencontres. C’est vraiment un lieu qu’ils pourront s’approprier. Cette maison est faite pour et par les citoyens », ajoute Mme Huet.

Ce projet d’une valeur de 3M $ prendra forme à côté de l’école Desjardins. Comptant notamment sur l’appui de la Fondation Vitæ, la Maison de quartier devrait ouvrir ses portes en 2019.

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Des moments magiques pour les résidents

Manger au restaurant avec sa famille, assister à un concert ou au mariage de sa petite-fille… Des moments de bonheur tout simples, mais qui peuvent exiger toute une logistique lorsqu’on nécessite des soins de santé majeurs et constants.

Inspiré des fameux Rêves d’enfants, le programme Rêves d’aînés de la Fondation Vitæ s’adresse aux résidents des quatre centres d’hébergement de Sherbrooke. « Plusieurs aînés vivant en CHSLD ont encore des rêves, mais souvent, ils n’ont pas les moyens ni les ressources pour les réaliser. C’est là que les Rêves d’aînés entrent en action », explique Carmen Tremblay, coordonnatrice d’événements à la Fondation Vitæ. À l’origine de ce beau projet, Carmen se souvient du tout premier rêve réalisé : « Nous avions une résidente paralysée du côté droit qui, grâce à beaucoup de travail en réadaptation, avait réussi à renouer avec sa passion, la peinture. Pour souligner ses efforts, nous avons fait faire, avec ses 12 tableaux, un calendrier qu’elle a pu offrir à sa famille et ses amis. Elle était si heureuse! »

Chaque année, la Fondation Vitæ verse entre 8000 $ et 10 000 $ pour la réalisation de plusieurs rêves qui émanent de souhaits formulés par les résidents, leur famille ou plus souvent des professionnels qui gravitent autour d’eux. « Cela leur apporte du bonheur, et pas seulement au moment de l’activité! Nous avons une passionnée de hockey qui a pu assister à un match au Centre Bell dans une loge. Réjean Houle, de l’organisation des Canadiens, était même venu lui offrir divers objets souvenirs. Encore aujourd’hui, elle en parle et montre fièrement les photos prises lors de cette soirée magique. »

Les Rêves d’aînés ont aussi permis de réunir une famille pour les Fêtes, en déboursant les frais de transport et d’hébergement des enfants et petits-enfants. « Parfois, ce n’est pas tant une question d’argent que de logistique. Une résidente, sous respirateur, souhaitait visiter la nouvelle maison de son fils. Nous avons donc fait les démarches pour qu’elle ait accès au transport adapté et à l’accompagnement d’une inhalothérapeute. »

S’il reste des sous à la fin de l’année, on en profite pour faire des cadeaux aux gens seuls ou sous curatelle publique. On souligne aussi les centenaires. « Autant de petites douceurs qui apportent tellement de joie! »

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Renouer avec le plaisir de courir

Le Kartus, c’est une invention sherbrookoise qui permet à des personnes à mobilité réduite de vivre l’exaltation de la course en toute sécurité.

« Ce véhicule est très bien conçu. La façon dont les personnes y sont assises leur permet de réellement vivre les sensations de la course : l’air qui fouette leur visage, les paysages qui défilent, etc. En plus, il entre dans les ascenseurs. On peut donc se rendre directement à la chambre de l’usager avec le Kartus, le transférer avec le lève-personne et l’emmener faire une course », explique Josée Doyon, technicienne en loisir au Pavillon St-Joseph.

Très maniable, le Kartus est propulsé par un coureur ou une coureuse. « Nul besoin d’être un grand athlète pour pousser un Kartus. Il suffit d’aimer courir et d’avoir le désir de partager sa passion. Les sorties durent de 15 à 30 minutes, et se déroulent juste en face du Pavillon St-Joseph, au parc du Champ de Mars à Sherbrooke. »

C’est en 2017 que cette activité bien spéciale a débuté avec la collaboration des Courses partagées de Sherbrooke. « Grâce à la Fondation Vitæ, nous avons désormais nos propres véhicules, accessibles en tout temps pour les familles, des bénévoles, etc. On manque d’ailleurs de coureurs, puisqu’on a beaucoup de nos résidents intéressés à vivre l’expérience de co-coureurs », souligne Mme Doyon. En plus de garder la forme, les personnes qui courent avec un Kartus tissent des liens particuliers avec des aînés qui ont tant à partager. « Cette activité permet à nos résidents de sortir de leur coquille : de se retrouver en plein air à côtoyer de nouvelles personnes, ils s’ouvrent et se racontent. L’instant d’une balade, ils ne sont plus malades ou handicapés… ils se sentent vivants! Pour certains, cette activité a même été le déclic pour les faire sortir de leur chambre et socialiser davantage. » Pour les coureurs, le fait de pousser quelqu’un donne un sens à leur course, comme s’ils donnaient leurs jambes aux co-coureurs! « Les bienfaits sont tellement nombreux : réduction de l’anxiété, augmentation du bonheur perçu, stimulation au niveau cognitif, amélioration de l’état de santé physique. Tout cela a un impact sur la qualité de vie des gens. »

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Centre de recherche sur le vieillissement : l’importance de la recherche pour bien vieillir

Mieux comprendre les mécanismes du vieillissement, évaluer l’impact de l’alimentation ou de l’exercice sur certaines pathologies, analyser des outils ou des façons de faire pour améliorer les soins et la qualité de vie des aînés… Ce ne sont là que quelques exemples de ce que la recherche peut faire pour nous aider à bien vieillir.

L’un des plus importants dans son domaine au Canada, le Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV), situé à Sherbrooke, étudie notamment les impacts de nos habitudes de vie sur le vieillissement (alimentation, exercice, emploi, environnement, etc.) « Une fois que la recherche a montré que certains facteurs sont déterminants dans le maintien ou non d’une bonne santé, les décideurs peuvent alors réagir et mettre en place des solutions : campagne d’information, nouveaux services, infrastructures comme des trottoirs pour favoriser la marche chez les aînés, politiques favorisant une meilleure équité sociale (la pauvreté ayant des impacts négatifs sur la santé), etc. », explique la directrice scientifique du CdRV, Nicole Dubuc. La recherche est aussi une alliée dans les soins. « Par exemple, en collaboration avec le service de néphrologie du CIUSSS de l’Estrie CHUS, la Fondation Brigitte Perreault et autres commanditaires, nous avons mené une étude portant sur l’impact de l’exercice réalisé pendant les séances d’hémodialyse sur la qualité du sommeil, les symptômes dépressifs et la capacité fonctionnelle. Les résultats ont permis de démontrer l’importance de ce type d’approche pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’insuffisance rénale. » Les chercheurs du CdRV soutiennent également les efforts de la société pour mieux répondre aux populations âgées (soutien à domicile, prévention des chutes, téléréadaptation, etc.). « Nos recherches sont orientées sur de réels besoins, tant exprimés par le secteur de la santé que par la population concernée. Notre nouveau Laboratoire d’innovations par et pour les aînés (LIPPA) en est un bel exemple : il regroupe des aînés et des représentants d’associations d’aînés qui nous partageront leurs attentes. Il y a parfois de fausses perceptions ou des idées préconçues concernant ce dont les gens ont besoin, d’où l’importance d’être à l’écoute de la clientèle que nous souhaitons mieux desservir. » Le CdRV mène aussi des recherches fondamentales pour comprendre comment le corps réagit en vieillissant; ces recherches peuvent aussi ouvrir la porte vers de nouveaux médicaments ou traitements. « Nos intérêts vont de la cellule jusqu’aux grands enjeux de société », rappelle Mme Dubuc, qui apprécie le beau partenariat développé avec la Fondation Vitæ.

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CONCOURS DE RECHERCHE CLINIQUE : UNE COLLABORATION QUI PORTE SES FRUITS

Comment permettre à de bonnes idées émanant d’employés du secteur de la santé d’être étudiées, évaluées, mises à l’essai pour peut-être influencer et modifier les pratiques? En leur ouvrant la porte à la recherche.

Grâce à un partenariat unique avec le Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV), cliniciens œuvrant auprès de la clientèle âgée (infirmières, ergothérapeutes, physiothérapeutes, dentistes, etc.) et chercheurs peuvent collaborer et participer au Concours de recherche clinique subventionné par la Fondation Vitæ. Cette aide financière sert autant pour l’aide à la formulation d’un projet de recherche que pour sa réalisation. « Les cliniciens sont bien placés pour déceler les problèmes et suggérer des pistes de solutions que la recherche vient valider avec des données probantes. Cela permet aussi de développer une culture de recherche chez les gens de terrain », fait remarquer Nicole Dubuc, directrice scientifique du CdRV. Les cliniciens sont jumelés avec des chercheurs œuvrant dans le domaine concerné. Ensemble, ils élaborent un dossier de candidature soumis à un comité scientifique qui analyse la qualité scientifique, la faisabilité du projet et ses retombées.

Conseiller clinique au CdRV, Guillaume Léonard a eu l’occasion de vivre l’expérience comme chercheur. « Ce fut une très belle collaboration! Monique Bourque, conseillère-cadre en soins infirmiers, souhaitait valider l’efficacité d’un outil pour dépister la douleur chez les personnes ayant un trouble cognitif, donc qui ne peuvent exprimer par des mots ce qu’ils ressentent. Il existait une grille d’évaluation, mais comment savoir si elle était complète, valide et adaptée à la clientèle des CHSLD? C’est ce que la recherche nous a permis de savoir. C’est stimulant, comme chercheur, de voir que les résultats de nos travaux sont attendus et mis en pratique rapidement! Cela m’a aussi fait découvrir une nouvelle voie qui aujourd’hui fait partie de ma programmation de recherche. »

Depuis 17 ans, la Fondation Vitæ a ainsi investi dans une quarantaine de projets. « Le soutien de la Fondation Vitæ est très important pour tous, car il sert souvent de levier pour le développement de nouvelles programmations de recherche. »


Exemple de recherche menée au CdRV

MIEUX NOURRIR LE CERVEAU VIEILLISSANT

Au fil des années, Stephen Cunnane, chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement, a démontré que les difficultés du cerveau à s’alimenter normalement lors du vieillissement augmentaient les chances que s’installe un déclin cognitif. 

« Le processus d’assimilation du glucose, une forme de sucre produit dans le corps, s’altère avec les années, en partie en raison de notre mode de vie (sédentarité, obésité, etc.), d’où l’idée de trouver un carburant alternatif, un peu comme un véhicule hybride qui, à court d’essence, va puiser son énergie dans une batterie électrique », explique-t-il. Observant que chez les bébés, les cétones jouent un rôle primordial dans le développement du cerveau, le chercheur a voulu savoir ce qui arrivait avec l’assimilation des cétones lorsque nous vieillissons. Grâce à une subvention de la Fondation Vitæ, il a d’abord été possible de développer le traceur nécessaire pour analyser par imagerie l’effet des cétones dans le cerveau, ce qui a été fait à Sherbrooke, puis de comparer l’assimilation du glucose et des cétones chez les participants à la recherche dans les mêmes conditions, la même journée, etc. « Comparativement au glucose, le processus d’assimilation des cétones n’est pas altéré avec les années. Cela ouvre donc la porte vers une nouvelle stratégie pour l’Alzheimer. »

Les triglycérides à chaînes moyennes (TCM) produisent des cétones et sont présents en grande quantité dans le lait maternel. Le corps peut aussi en produire lors de jeûnes intermittents. « Pour un effet probant et plus acceptable, on utilise dans notre étude des suppléments à base de TCM qui sont des lipides retrouvés dans des aliments comme l’huile de noix de coco. Jusqu’ici, les résultats démontrent cliniquement les effets positifs des cétones. Même les cerveaux déjà affectés par la maladie d’Alzheimer peuvent les utiliser. Nous poursuivons donc la recherche encore quelques mois afin de doubler le nombre de participants, et ainsi confirmer l’efficacité d’un traitement alimentaire riche en cétones pour corriger le déficit énergétique du cerveau vieillissant et ainsi peut-être ralentir les pertes de mémoire associées à la maladie d’Alzheimer. »