Sylvie Pilon

Futurpreneur Canada

Une mentore engagée

Futurpreneur Canada est le seul organisme national sans but lucratif qui offre depuis 23 ans du financement, du mentorat et des ressources d’affaires aux jeunes et nouveaux propriétaires d’entreprises de 18 à 39 ans. Découvrez aujourd’hui la mentore Sylvie Pilon. Vendredi: Karen Greve Young, chef de la direction de Futurpreneur Canada.

Q. Sylvie Pilon, voulez-vous nous parlez de votre parcours?

R. Je suis retraitée. J’ai passé toute ma carrière au sein du Mouvement Desjardins. En tant que directrice, j’ai touché à tout, que ce soit la planification stratégique, la vente, le rôle-conseil ou le développement des affaires. Je voyais aussi à promouvoir les changements en lien avec l’évolution du Mouvement et à aider les gens à aborder les virages de façon positive. 


Q. Comment est venu cet engagement comme mentor? 

R. En terminant ma carrière, je n’avais pas envie que mon expérience tombe dans l’oubli. C’est par l’entremise d’un cousin qui partait en affaires que j’ai connu l’existence de Futurpreneur. Ça m’a interpelée. Depuis deux ans et demi, j’ai été jumelée avec deux de leurs entrepreneurs et j’adore ça.


Q. Quelle est la partie la plus gratifiante de votre rôle?

R. Penser qu’on participe à leur succès en donnant aux jeunes entrepreneurs les outils pour réussir. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est de voir leur confiance grandir au fil du temps et de les voir trouver très vite des solutions par eux-mêmes.


Q. Quels sont selon vous les qualités essentielles de tout bon entrepreneur? 

R. La détermination et l’audace. L’écoute et l’ouverture d’esprit aussi. Ce n’est pas tout d’avoir une bonne idée car c’est souvent celle qui va te faire trébucher. Un bon entrepreneur doit être capable de prendre du recul et d’analyser. Notre rôle est de l’accompagner à réfléchir sans toutefois l’empêcher d’aller de l’avant. Tout est une question d’équilibre.


Q. Que pensez-vous des entrepreneurs qui disent ne pas avoir besoin de mentors? 

R. Si tu n’as jamais eu autour de toi des gens qui t’ont amené à réfléchir, tu n’en vois pas l’utilité. En excluant le soutien d’un mentor, les jeunes se privent d’un filet autant que des bons conseils de gens qualifiés qui leur permettent souvent d’éviter les pièges récurrents.


Q. Quel serait votre conseil à un entrepreneur avant de débuter la relation de mentorat?

R. Pour que ça fonctionne, il faut établir une confiance mutuelle et garder l’esprit ouvert. On a un contrat bien établi sur deux ans et c’est à chacun de respecter sa partie. Même si notre rôle en est un de conseiller, il demeure libre d’en faire à sa guise. Mon rôle n’est pas de lui couper les ailes car c’est ça la force d’un entrepreneur: aller vers des idées nouvelles.     

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