Finances personnelles [REER]

Mythes et réalités au sujet du REER

Nous voilà en pleine saison de cotisation à notre Régime enregistré d’épargne-retraite (REER), partie importante du bas de laine de plusieurs d’entre nous. Certaines questions reviennent dans les échanges à ce sujet, dont quelques unes méritent réflexion. Qu’est-ce qui est VRAI ou FAUX? Voici quelques mythes tenaces et réalités à connaître au moment de faire ses choix.

Cotisation à un REER égale remboursement d’impôt. 

FAUX
Dans les faits, la somme investie sera déduite du revenu imposable, mais certains facteurs financiers peuvent faire en sorte qu’il n’y ait pas de remboursement.

Le REER est un produit financier. 

FAUX
Il s’agit plutôt d’un compte enregistré auprès de l’Agence du revenu du Canada (ARC). L’argent cotisé dans un REER peut être placé dans différents véhicules financiers: comptes d’épargne, certificats d’épargne, placements garantis, placements adossés aux indices boursiers, valeurs mobilières, etc. Il est donc loisible de diversifier son portefeuille de REER selon les objectifs que l’on vise et sa tolérance au risque. On souscrit à un REER par l’entremise d’une institution financière comme une banque, une société de fiducie, une caisse populaire ou une compagnie d’assurance. Il est possible de le faire directement en ligne et d’obtenir l’assistance d’un conseiller en placement.

Les droits de cotisation s’accumulent. 

VRAI
Les années pour lesquelles des déclarations de revenus ont été produites et où il n’y a pas eu de cotisations sont considérées et les droits s’accumulent. Il est possible d’utiliser ses droits de cotisations reportés depuis 1991 afin d’augmenter son maximum déductible. La déduction est également reportable indéfiniment dans le futur, ce qui est utile lorsqu’on envisage faire des cotisations importantes ou lorsque ses revenus varient d’une année à l’autre. Le montant auquel il est possible de cotiser figure normalement sur l’avis de cotisation fédéral reçu en cours d’année. 

Il faut avoir 18 ans pour cotiser à un REER.

FAUX
Il n’existe pas véritablement d’âge minimal. Tant qu’une personne a un revenu admissible et un numéro d’assurance sociale, elle peut cotiser à un REER.

Il est possible de cotiser plus que la limite permise.

VRAI
La cotisation excédentaire maximale peut aller jusqu’à 2000$ à vie, sans pénalité. En cas de dépassement du maximum déductible, un individu aura cependant à payer 1% par mois sur l’excédent, et ce, jusqu’à ce que celui-ci soit retiré du REER. 

On peut cotiser au REER de son conjoint.

VRAI
L’ARC l’autorise en effet. Cette mesure peut servir dans plusieurs situations de planification fiscale afin de réduire au maximum l’impôt payable à la fin de l’année pour les deux conjoints. Cela peut également permettre de maximiser le retour d’impôt lorsqu’un conjoint a un taux d’imposition marginal plus élevé qu’un autre.

Il est préférable d’attendre la « saison des REER » pour cotiser. 

FAUX
En janvier et février, le contribuable profite d’une période de 60 jours pendant laquelle il peut cotiser pour l’année précédente, période qui se termine autour du 1er mars. Toutefois, le fait de cotiser sur une base régulière permet de profiter du rendement obtenu durant l’année entière. Puisque les montants en cause sont moins importants, ils deviennent aussi plus faciles à gérer. Par ailleurs, plus on commence tôt à cotiser dans sa vie, plus c’est avantageux. 

L’épargne accumulée est accessible en tout temps.

VRAI
La somme retirée sera cependant imposable selon le taux marginal d’imposition du contribuable en vigueur durant l’année où le retrait est effectué. Il est donc primordial d’effectuer ses retraits lorsque ses revenus sont peu élevés. Certains frais d’administration peuvent en outre être exigés par l’institution financière. Afin de pallier aux imprévus, il est conseillé de mettre de côté de l’argent dans un compte épargne ordinaire.


Sources : Soumissions Placement et Retraite Québec