FADOQ septembre 2019

Pas facile de dire non!

Au fil des multiples rôles accomplis au cours d’une vie, évolue une même personne : soi! La plupart des gens tentent de maintenir un équilibre pour leur santé, entre la satisfaction de leur besoin physiologique et émotionnel.

Seulement, les proches aidants partagent un trait commun : un dévouement sans bornes à l’endroit de la personne dont elle préserve le bien-être. Axées sur leur engagement, ces personnes s’oublient. Peu importe les raisons, bonnes ou mauvaises, provocant cette mise à l’écart de soi-même, c’est un constat de fait qu’il ne faut surtout pas juger. Certains d’entre eux peuvent avoir le sentiment d’être à la merci de la situation.

Savoir dire non : un geste de protection 

Quoi qu’il en soit, il vient un moment où se présente une occasion d’identifier les limites de ce que la personne aidante est prête à faire et compétente pour le réaliser. En prendre conscience est un premier pas. L’affirmer et l’appliquer est un défi de tous les instants ! Ensuite, il faut respecter cette zone lorsqu’elle est atteinte. Cela permet d’agir en accord avec le choix et les valeurs qui motivent l’implication d’aidant. Franchir et repousser les limites risque fort de nuire à la santé et de mener à l’épuisement.

Oser le délai de réflexion

Lorsqu’une demande est formulée, il importe d’abord de bien la comprendre.  Clarifier ce qui est attendu est essentiel avant de prendre une décision. Une fois que tout ce que comporte cette demande est précisé, un temps de réflexion pour évaluer la manière de la satisfaire est recommandé avant de prononcer la décision. Il peut suffire de quelques heures ou même quelques jours afin de ne pas répondre sous l’effet de la pression.

Faire un choix serein

Pour qui que ce soit, mieux vaut analyser ce que l’on est capable et prêt à faire de façon réaliste dans la mesure des aptitudes, des possibilités et des moyens à sa disposition. Simplement, cela suscite-t-il un intérêt, un désir de faire face à la demande ? Des plans et stratégies pour y parvenir sont-ils en train de s’élaborer ? Un sentiment d’enthousiasme prend naissance ou plutôt celui d’accablement ? Par la suite seulement, une bonne décision peut être prise et prononcée en toute honnêteté envers soi et les autres.

Inutile de justifier

Quelle que soit l’issue de la réflexion, oui ou non, la réponse doit être dite sans plus de détails. Parce que l’opinion d’autrui et le malaise causé par un jugement de valeurs sont à éviter. Si les variables ayant conduit à cette décision changent, il est toujours possible de changer d’idée. En général, les gens se sentent obligés de justifier leur refus afin de ne pas blesser, rallier  à son point de vue ou se donner bonne conscience. Peu importe l’insistance ou l’argumentation, ce qui compte est le respect de la limite atteinte, fermement.

Plus facile à dire qu’à faire

Dans le tumulte des activités quotidiennes et le rythme frénétique qui cadence les jours, une aide extérieure est parfois la bienvenue afin d’y voir plus clair. L’équipe professionnelle de conseillers aux proches aidants d’aînés disponible à Info-Aidant offre une écoute attentive et confidentielle. Le service est accessible en composant sans frais le 1 855 852-7784, ainsi que par courriel via le site Web www.lappui.org. En plus, cette personne identifiera avec vous quels sont vos besoins, ciblera comment reconnaître et fixer vos limites et saura référer les bonnes ressources auxquelles recourir pour vous soutenir.

Pour en savoir plus, consultez le cahier spécial préparé par La Tribune en cliquant ici.