FADOQ Septembre 2019

Joindre un club FADOQ pour apprendre, s’exprimer et tisser des liens

Être membre d’un club FADOQ, c’est avoir accès à plusieurs avantages, dont des rabais intéressants, mais surtout, c’est un excellent moyen de s’investir dans sa communauté, faire entendre sa voix et participer à des activités variées.

Participer à sa collectivité

Nicole Poulin est devenue membre FADOQ à 50 ans, il y a 24 ans, joignant le club de sa localité, Rayon de Soleil de Stornoway. « Comme j’étais encore sur le marché du travail, je participais à quelques activités seulement. À ma retraite, en 2008, je me suis impliquée plus activement. J’ai toujours travaillé avec les gens, alors j’avais besoin de continuer à voir des gens, et le club FADOQ est une belle façon de faire des rencontres et de garder un esprit d’équipe. »

Désormais aussi engagée au sein de la FADOQ – Région Estrie, Mme Poulin est représentante du secteur Mégantic qui regroupe les clubs de Lac-Mégantic, Ste-Marguerite-de-Lingwick, Woburn, Piopolis et Stornoway. «  Chaque club a ses activités en lien avec les intérêts de ses membres. Par exemple, à Stornoway, le baseball-poche est très populaire : des gens jouent chaque semaine et participent à des tournois. C’est alors l’occasion d’aller visiter d’autres clubs, et d’en accueillir chez nous provenant  d’une vingtaine de municipalités des alentours. »

Dans les clubs FADOQ situés dans de petites municipalités, la programmation est habituellement ouverte à toute la population. « C’est une belle façon de nous faire connaître! Dans certains clubs, nous mettons aussi en place des activités intergénérationnelles, avec l’école de la municipalité. » Le club FADOQ devient du même coup un acteur important de sa communauté. « À Stornoway, comme pour d’autres clubs, nos locaux nous sont prêtés gratuitement par la municipalité. Ça nous aide évidemment beaucoup, et question de retourner l’ascenseur, on sollicite les subventions disponibles aux groupements d’aînés pour investir dans le bâtiment : on a ainsi pu rénover la cuisine, ajouter un système de son, installer un climatiseur, etc. Toute la population en bénéficie, car ces installations profitent à bien d’autres organismes », rappelle Mme Poulin.

Des membres du club de Ste-Marguerite-de-Lingwick jouant aux poches.

Débattre ses idées

Attiré par les nombreux rabais, J. André Bourassa a vite réalisé qu’être membre FADOQ apportait plus que des économies! « Le club de ma localité organisait de belles activités; j’ai commencé à y participer. Puis j’ai décidé de m’y impliquer plus activement », raconte celui qui, en 2014, joignait également le conseil d’administration de la FADOQ – Région Estrie.

« Si on reste en arrière et qu’on critique, on n’avance pas. Lorsqu’on a quelque chose qui nous tient à cœur, c’est important de le débattre, que ce soit pour aider la cause de son patelin ou de l’ensemble des membres FADOQ. » De s’impliquer de la sorte lui a aussi permis d’en apprendre plus sur une foule de sujets. « Il y a toujours place à amélioration. C’est important de rester présent et de se faire entendre. »

Dans le secteur Préverts, dont il est le représentant, il existe une belle cohésion entre les clubs de Valcourt, Lawrenceville, Racine, Ste-Anne-de-la-Rochelle et Bonsecours. « Chaque année, j’invite tous les présidents de clubs à partager les programmations. Le plus possible, les clubs évitent d’offrir une activité spéciale en même temps, et diffusent l’information pour attirer un maximum de personnes. Certains clubs se regroupent même pour organiser des événements, comme la sortie de cabane à sucre. On a aussi un tournoi de pétanque, en août, ouvert à tous les clubs. »

Les membres participent aux activités qui collent à leurs intérêts. « Il y a toujours les cartes, une activité bien appréciée. Les déjeuners, dîners ou soupers sont pour leur part de belles occasions de se rencontrer et de jaser ensemble, tout comme les activités spéciales – souligner la Saint-Valentin, aller à la cabane, etc. C’est ça l’objectif d’un club, faire sortir les gens de la maison, briser l’isolement et permettre de belles rencontres. »

Soirée de bingo mensuelle à Lac-Mégantic.

Des activités qui attirent!

C’est pour jouer aux dards que Richard Wojciech a joint le club de sa municipalité, Sawyerville. Puis, il a commencé à s’impliquer au conseil d’administration, et aujourd’hui, en plus de voir à la présidence du club, il agit comme représentant du secteur Montagnards qui comprend aussi les clubs de Cookshire-Eaton, Notre-Dame-des-Bois, Scotstown et La Patrie.

« Le grand défi de tout club est d’amener un maximum de membres à participer aux activités. Il faut les faire connaître, encourager les gens à venir : le monde attire le monde! Notre souper de Noël en est un bel exemple : on était plus de 150 personnes l’an dernier, une participation record! Les gens venaient d’autres clubs, ils avaient entendu parler de notre soirée et souhaitaient y prendre part. » 

M. Wojciech était d’ailleurs fier de souligner que son club connaît un bel essor. « Notre membership augmente, et le nombre de bénévoles aussi! Pour attirer plus de gens, nous nous sommes ouverts à la communauté anglophone. Toutes nos activités sont ainsi bilingues. Pour proposer beaucoup d’activités variées, il faut savoir bien s’entourer et prendre soin de ses bénévoles. Ils doivent avoir du plaisir à donner de leur temps! Chacun a donc une petite tâche qui va avec ses capacités et le temps qu’il souhaite donner. Comme ça, personne n’est débordé! Sans compter que plus il y a de bénévoles, plus il y a d’idées! »

Les autres clubs du secteur connaissent également une hausse du membership. « Pour augmenter la participation, on est à revoir l’horaire : bien de nos membres sont encore sur le marché du travail; il faut donc offrir plus d’activités le soir et le week-end. On est à l’écoute de nos membres pour savoir ce qui pourrait les intéresser, on essaie aussi différentes activités pour voir lesquelles seront les plus populaires. De voir tous ces gens heureux, qui ont du plaisir à travers les activités, c’est ma plus grande récompense. Après tout, on ne s’implique pas pour nous, mais pour eux. »

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