Une activité de peinture à Matane.
Une activité de peinture à Matane.

CIEC

Effet COOP: des entreprises coopératives pour les jeunes

La Vitrine
Contenu commandité
Des Coops d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) fleurissent durant l’été dans toutes les régions du Québec. Elles permettent à un millier de jeunes de passer une saison estivale active et enrichissante. De la tonte de gazon à la peinture en passant par le gardiennage ou la mise sur pied d’une friperie, le travail ne manque pas.

«On s’est rendu compte que pour favoriser le réflexe d’entreprendre chez les jeunes, et surtout le réflexe d’entreprendre collectivement, leur faire vivre une expérience concrète était la meilleure chose à faire», commence Marie-Josée Paquette. La directrice du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) est convaincue qu’en éprouvant un projet de l’intérieur, les jeunes se préparent à devenir non seulement des entrepreneurs potentiels, mais surtout des citoyens engagés.

Des projets partout sur le territoire

«Malgré la situation sanitaire, cet été, nous pouvons compter sur 76 projets dans 14 régions administratives de la province. Ça veut dire plus de 1000 jeunes encadrés par 112 coordonnateurs qui vont travailler dans des entreprises qui répondent à des besoins locaux. C’est assez incroyable», explique Marie-Josée Paquette.

Cette réussite est d’abord le fait de multiples comités locaux qui regroupent des représentants des différents secteurs socio-économiques. Ils ont pour mandat de mettre en place les éléments nécessaires à l’implantation de la CIEC et d’offrir un soutien aux coordonnateurs et aux entrepreneurs.

Vincent Bouillon

Des coordonnateurs investis 

«J’ai été engagé à la fin mai et ma première mission, avec ma collègue coordonnatrice, est de planifier et organiser la structure de la CIEC et de préparer un plan d’action.» Vincent Bouillon, coordonnateur de la CIEC de Rimouski a la responsabilité d’accompagner et d’encadrer des jeunes d’âge secondaire dans la mise sur pied et la gestion de leur coopérative de services estivale.

Il a tout d’abord suivi une formation spécifique de quatre jours avec des agentes du CQCM. «Nous avons travaillé sur le système coopératif, mais surtout appris comment aider les jeunes, comment développer leurs capacités entrepreneuriales», poursuit Vincent Bouillon. Après cette première étape, le mois de juin est consacré à la mise en place de l’entreprise coopérative et surtout le recrutement de jeunes entrepreneurs.

«Nous avons élaboré un questionnaire qui a été diffusé dans les écoles secondaires et sur les réseaux sociaux. Ensuite, nous avons fait un premier tri et convoqué une trentaine de jeunes en entrevue», ajoute le coordonnateur. Mise en confiance des jeunes, découverte de leurs expériences et savoir-faire et exercice en situation concrète ont permis de sélectionner une équipe de 12 jeunes pour faire partie de la CIEC de Rimouski. Après une rencontre d’information pour les parents et la signature des documents d’entente et d’autorisation, le travail pourra commencer.

Zoélie Dion-Lapierre au travail à Rimouski

Des jeunes qui gagnent en autonomie

«Tout d’abord, nous avons quatre jours de formation pour les jeunes entrepreneurs sur la santé et la sécurité au travail, pour découvrir ce que c’est qu’un conseil d’administration, avoir des notions de marketing, mener une activité de sociofinancement, mais aussi pour créer une équipe grâce aux relations inter-personnelles», détaille Vincent Bouillon.

«Je me réjouis de participer à nouveau au CIEC cet été», lance Zoélie Dion-Lapierre. Elle a 13 ans et sera une ancienne dans l’équipe de Rimouski cette année. Après la conférence de presse qui déclenchera le projet présenté par les jeunes, elle sera appelée à chercher des contrats pour son entreprise. En plus de la tonte de gazon, de gardiennage, de divers travaux de peinture et d’entretien, cette année une friperie est au programme.

Durant l’été, les semaines de travail commencent par un lundi au bureau pour la séance du CA, les travaux de marketing ou de comptabilité et pour fixer les objectifs de la semaine. Du mardi au vendredi, les jeunes sont sur le terrain. «Mais nous organisons aussi des activités pédagogiques et divertissantes. Il n’y a pas que le travail», précise Vincent Bouillon.

«Je pense que cette année, je vais être moins gênée pour parler avec les gens. Je vais poser des questions plus précises sur le travail à faire. En plus de ce contact avec les gens, j’ai aussi appris à travailler en autonomie et à développer un sens entrepreneurial», commente Zoélie Dion-Lapierre. Elle s’est rendu compte que ces activités lui ont été également utiles pour ses études où elle a été mieux structurée et organisée durant la dernière année. Plus tard, si elle lance une entreprise, ce sera assurément une entreprise en équipe.

N’hésitez pas à répondre positivement aux sollicitations de la CIEC de votre région et, si la démarche vous intéresse, que vous voulez vous impliquer, contactez l’agent de promotion de l’entrepreneuriat coopératif de votre région. Vous trouverez ses coordonnées sur le site www.cqcm.coop/ciec.