Rose-Aimée Hill-Beaulieu
Rose-Aimée Hill-Beaulieu

Desjardins, et pour longtemps !

Rose-Aimée Hill-Beaulieu: dirigeante d’une caisse pendant 30 ans!

La Vitrine
Contenu commandité
Ce n’est pas d’hier que des femmes jouent des rôles clés chez Desjardins. Rose-Aimée Hill-Beaulieu peut le confirmer : elle dirigeait la Caisse populaire de Saint-Gérard-des-Laurentides dans les années 50. Et elle n’était pas la seule femme à avoir une telle fonction!

«Dans ces années-là, tout le monde se connaissait, souligne-t-elle. De la dizaine de femmes dirigeantes de caisse de village, elle est la seule toujours vivante. «Je suis la plus solide de la gang», souligne-t-elle.

Du haut de ses 90 ans bien sonnés, elle se souvient des évènements qui l’ont amenée à diriger la caisse du village. Un homme très influent du village avait approché son mari Paul Beaulieu pour centraliser la caisse dans leur maison. C’est lui qui devait diriger la caisse.

Son mari camionneur n’était pas toujours à la maison, de sorte que Rose-Aimée Hill-Beaulieu s’occupait des affaires courantes de l’institution.

Une nomination

«Un beau jour, en 1953, des inspecteurs de la fédération des caisses arrivent à la maison, se remémore Mme Hill-Beaulieu. Comme j’avais signé des transactions et inscrit les données dans les livres de la caisse pendant l’absence de mon mari, ils m’ont dit que je ne pouvais pas faire ça. Alors, ils ont décidé sur le moment que je deviendrais la directrice à la place de mon mari.»

La caisse était dans leur maison. Elle se souvient que des ouvriers avaient dû défaire la fenêtre du salon pour faire passer le gros coffre-fort dans la maison. Quelques années plus, le couple fait bâtir une nouvelle maison et la caisse s’installera à l’avant de la résidence dans son propre appartement.

«On sonnait deux coups pour la caisse et un coup à la porte arrière pour venir dans la maison, raconte-t-elle. Mais, il a fallu renforcer le plancher du salon qui commençait à plier sous le poids de l’énorme coffre-fort. Sinon on l’aurait retrouvé dans la cave.»

Transactions simples

Les transactions n’avaient rien de compliqué. Les retraits, les dépôts et les emprunts, tout se faisait manuellement. «Lorsque quelqu’un voulait un prêt, je téléphonais aux membres de la commission de crédit et on réglait sur le champ dans la même journée. Ce n’était jamais des gros montants, dans les 500$ environ. Nous avions un formulaire standard et il n’y avait qu’à changer les noms et le montant», relate Mme Hill-Beaulieu.

Et son salaire n’était pas exorbitant à l’époque: un gros 30$ par mois.

La caisse était ouverte pour tous ceux qui en avaient besoin, peu importe le jour ou l’heure. Et pour les gens vivants dans les rangs et plus éloignés du village, elle ouvrait la caisse le dimanche pour les accommoder.

Plus tard, une nouvelle caisse a été construite dans le village où elle dirigera l’institution pendant sept autres années jusqu’à sa retraite en 1983. Dans les 30 années qui ont suivi, elle a investi ses énergies dans le bénévolat et les causes qui lui tenaient à cœur.

Son souvenir le plus heureux? La soirée où l’on a souligné ses 25 ans de carrière. «C’était à la caisse Saint-Charles, raconte-t-elle. On m’a remis une montre et un cadre qui ressemblait à un livre avant d’aller prendre un bon souper à l’hôtel. J’étais très contente!»

Depuis la première caisse populaire fondée par Alphonse Desjardins, il y a 120 ans, la coopérative financière s’est étendue partout au Québec, au Canada, et à l’étranger. Desjardins se distingue aujourd’hui par son envergure, sa solidité financière et son engagement auprès des communautés. 

Les six coopératives de notre groupe de presse vous invitent à découvrir les multiples facettes de Desjardins. Suivez-nous toute la semaine sur nos plateformes numériques pour en apprendre davantage sur la petite histoire et les ambitions de ce grand mouvement.