DES JEUNES NOUS PARLENT

Si j’étais ministre...

À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les étudiantes en secrétariat et en comptabilité du Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Je ferais la promotion des diplômes d’études professionnelles (DEP) auprès des jeunes du secondaire. « On n’en parle tellement peu! Quand j’étais en 5e secondaire, on poussait surtout pour que j’aille au cégep, alors que moi, j’ai besoin d’une formation plus concrète, où ce que j’apprends est en lien direct avec ce que je ferai une fois en emploi. Les DEP sont tellement peu visibles qu’il y a des gens de Windsor qui ne connaissent même pas l’existence du CEFI, alors que c’est une superbe institution », souligne Émilie Blanchette.

Je développerais davantage de formations en ligne. « C’est vraiment une belle formule qui nous permet de suivre des cours tout en étant bien encadré et bien supporté, mais dans le confort de notre maison. Moi, c’est parce que le CEFI offrait la formation en ligne que je me suis finalement décidée à faire mon DEP; avec les enfants, c’était tellement plus simple », explique Nikki McKelvey.

J’élargirais le concept de formation individualisée à tous les niveaux. « Chaque personne apprend différemment, et de pouvoir acquérir les notions par module, comme on le fait en formation professionnelle, permet d’offrir une formation plus adaptée à chacun et qui respecte mieux le rythme d’apprentissage individuel », croit Valérie Thivierge.

Je réduirais les frais de scolarité et de façon générale, les coûts d’études. « Cela permettrait à tous ceux et celles qui souhaitent étudier de le faire », mentionne Émily Guyon-Maheu. Par ailleurs, même au primaire et au secondaire, la facture peut être salée pour les parents. « Personnellement, juste pour les frais de surveillance de dîner, il m’en coûte 360 $ par année puisque j’ai plusieurs enfants! Heureusement que j’ai l’aide de la Fondation Christian-Vachon », signale à ce sujet Daphné Santerre. « À l’école de ma fille, on a trouvé une façon ingénieuse de réduire la facture des effets scolaires : au lieu de les acheter individuellement, on met notre nom sur une liste si on le désire, et l’enseignante fait les achats, profitant ainsi d’un prix de groupe. Ça nous revient à 20 $ chacun pour tous les articles, et en plus, c’est pareil pour tous les élèves », ajoute Nikki McKelvey.