Des jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Une réalisation du service de la promotion
Capitales Studio
Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves de l’École internationale du Phare ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Je créerais un environnement plus clair et joli! L’école, on y passe beaucoup d’heures ! Ce serait bien de peindre les murs d’une couleur vive et pimpante, et aussi, d’ajouter des fenêtres pour profiter de l’éclairage naturel. C’est plus agréable de voir l’extérieur!

Je financerais davantage les écoles publiques. Il se fait actuellement plein de belles choses à l’école publique : il faut le dire, pour que tout le monde réalise à quel point ce sont de beaux milieux d’éducation. Et on devrait les aider encore plus, en leur donnant plus de financement. J’em-baucherais notamment plus de personnel afin de bien soutenir tous les élèves, quels que soient leurs besoins. J’augmenterais aussi le nombre de classes-ressources au primaire pour aider un maximum de jeunes à réussir.


On devrait obliger tous les élèves à faire du bénévolat, c’est une expérience très enrichissante qui nous permet de voir une autre facette de la vie.
Océanne St-Arnault, élève de 3e secondaire

J’encouragerais tous les élèves à faire du bénévolat. Au Programme d’éducation internationale, on doit faire des heures de bénévolat, une expérience très enrichissante qui nous permet de voir une autre facette de la vie. En fait, cette obligation de faire du bénévolat devrait être étendue à tous les élèves : c’est bon pour eux, et c’est bon aussi pour leur communauté !

Je diminuerais le nombre d’élèves par classe au primaire. On devrait diminuer le nombre d’élèves par classe au primaire, ce qui permettrait aux enseignants de mieux aider tous les élèves de façon plus personnalisé. 


Les examens se feraient avec les notes de cours, ce qui permettrait d’évaluer ce qu’on a appris et compris, au lieu du par-cœur.
Jacob Bélisle, élève de 4e secondaire

J’éliminerais le par-cœur pour un apprentissage plus pratique. Au lieu d’apprendre en passant des heures à mémoriser des trucs à la maison, on devrait faire des activités en classe où on révise en petits groupes, par exemple avec des supports visuels, comme faire des dessins pour revoir la matière. Ça nous apporterait une nouvelle perspective pour réellement comprendre, plutôt que juste faire du par-cœur. On pourrait aussi prioriser les examens avec nos notes, comme ça on appliquerait vraiment ce qu’on a appris.

Je réduirais les travaux en équipe. Quand on fait un travail en équipe, ou bien on se réunit entre amis et on s’amuse plus qu’on ne travaille, ou les tâches sont mal partagées, ou encore on se retrouve tout seul et on en a beaucoup trop à faire… Bref, je réduirais considérablement le nombre de travaux d’équipe.

Je donnerais priorité à la langue française. C’est essentiel que tous les jeunes apprennent le français, et cette matière devrait être priorisée. C’est l’une des clés pour conserver notre langue au Québec.