École polyvalente Louis-Saint-Laurent, située à East Angus.

Des jeunes nous parlent

Polyvalente Louis-Saint-Laurent : une école au cœur de sa communauté

Une réalisation du service de la promotion
Capitales Studio
Face à des statistiques alarmantes de décrochage scolaire, la Polyvalente Louis-Saint-Laurent, située à East Angus, prenait un virage novateur en devenant une Cité-école. En quelques années seulement, le taux d’abandon des études est ainsi passé de 39,8 % à 12 % seulement, soit le plus bas taux de toutes les écoles publiques de l’Estrie.

La Cité-école, c’est une école qui adopte le fonctionnement, la structure et les aménagements d’une municipalité. On y retrouve donc une participation citoyenne avec un parlement et des comités comme Intimid’@ction et Enviro-Cité, des activités nécessitant l’engagement bénévole comme la collecte de sang avec Héma-Québec, des espaces publics aménagés tel un parc, par exemple. 

En plus de favoriser la participation citoyenne des jeunes dans leur école, la Cité-école favorise leur engagement dans leur propre communauté. Bien qu’elle soit située à East Angus, cette école de 570 élèves (409 au régulier, 126 en adaptation scolaire et 35 au Programme L’Alternative) accueille en effet des jeunes de 13 municipalités. Dans chacune d’elles, des liens solides ont été tissés, que ce soit avec la mairie, la Caisse, les parents d’élèves, etc.

« C’est un projet qui sollicite l’engagement de tous les intervenants : les enseignants, le personnel de l’école, les parents, les élèves, les instances municipales, etc. C’est d’ailleurs ce qui en fait le succès », révèle Charles Labrie, un enseignant passionné qui, malgré ses 54 ans de métier, continue de prêter main-forte à ses collègues. « J’enseigne à la Polyvalente d’East Angus depuis son ouverture! J’adore le contact avec les jeunes. Je suis aussi bien entouré : ce projet de Cité-école n’aurait pu se réaliser sans la participation des enseignants. Ils y croient et s’y investissent avec cœur. C’est vraiment une belle équipe, jeune et dynamique. »


Après 54 ans à enseigner, j’aime toujours autant le contact avec les jeunes. Je suis aussi bien entouré d’une équipe d’enseignants passionnés.
Charles Labrie, enseignant de français

Pour créer ce sentiment de fierté et d’appartenance des jeunes envers leur communauté et vice-versa, on a mis en place différentes activités et façons de faire. « Dans chaque municipalité, nous avons des parents et des élèves qui sont un peu nos yeux et nos oreilles. Dans les journaux communautaires, on parle des bons coups de nos élèves, nouvelles qui sont reprises par les enseignants en classe. Nos remises de bulletin se font également dans les municipalités des jeunes, et pas juste à l’école, ce qui demande à nos enseignants de se déplacer un peu partout sur le territoire, ce qu’ils font avec plaisir. Certains  sont parrains ou marraines associés aux municipalités, et parmi  eux, on retrouve d’anciens élèves! Grâce à la collaboration des municipalités et de Desjardins, nous remettons aux diplômés une bourse, toujours dans leur patelin; ce sont près de 340 000 $ qui ont été remis jusqu’ici! Tous ces moments sont magiques : la salle est pleine, il faut voir la fierté dans les yeux des jeunes et de leurs parents, accueillis en grand à l’hôtel de ville. » La mise en place du projet s’est faite de 2009 à 2014, sous la loupe de chercheurs et avec l’aide financière du laboratoire rural. « Mais plus que tout, c’est l’émotion et la passion de l’équipe en place qui font le succès du projet : nos enseignants se sentent appuyés dans leur travail, et des enseignants heureux, ça donne des élèves heureux. Et quand on est heureux, on apprend mieux. »