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DES JEUNES NOUS PARLENT

Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor (CEFI) : former des travailleurs recherchés

Les diplômes d’études professionnelles (DEP) ouvrent la porte à de belles carrières, et ce, dans différents secteurs d’activité. Pour former des travailleurs compétents et recherchés, les centres de formation professionnelle comme celui de Windsor misent sur les dernières technologies et surtout sur des enseignants chevronnés qui transmettent avec passion tout leur savoir.

Serge Roy a connu une belle et longue carrière en comptabilité, grimpant les échelons pour occuper des postes de responsabilité. Après 22 ans à Montréal à œuvrer pour de grandes entreprises, il souhaitait revenir dans son patelin. « J’étais rendu à une étape de ma carrière où j’avais ce désir de partager mes connaissances », explique celui qui n’a cessé de se former. Il complètera d’ailleurs bientôt un baccalauréat en formation professionnelle, diplôme obligatoire pour enseigner à ce niveau.

En poste au CEFI depuis 2014, M. Roy enseigne donc différents modules en comptabilité, tant aux élèves en classe qu’à ceux inscrits en ligne (classe virtuelle). « Ça me grandit de partager ainsi mes connaissances. Je me sens fier, et je veux que mes étudiantes (la majorité sont des filles) le soient tout autant. De voir la petite lumière dans leurs yeux, c’est ce qui me stimule à faire mon travail, même si dans le regard des autres, les préjugés persistent face à la formation professionnelle... Encore aujourd’hui, enseigner ou étudier au DEP n’est pas suffisamment valorisé, pourtant, c’est tellement important d’aimer son travail, et la formation professionnelle offre plein de possibilités de carrières stimulantes aux jeunes – et moins jeunes! – en un temps raisonnable. »

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Cinq thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves du Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor en vue de cette publication.

Marché du travail

On a hâte d’y retourner pour être enfin stable, avoir notre propre espace de travail, découvrir aussi d’autres facettes de nos habiletés : travailler avec des collègues, c’est différent que d’apprendre seule. En même temps, on a quelques appréhensions : est-ce que je vais trouver un emploi dans lequel je serai bien, qui sera près de chez moi ou encore qui me permettra de bien concilier mes obligations professionnelles et familiales? Pour celles qui étaient à la maison, les vacances d’été et les congés pédagogiques étaient de belles occasions de passer du temps avec les enfants, mais quand on travaille à temps plein, il faut se réorganiser autrement! Aussi, quand on regarde les offres d’emploi, les exigences sont élevées et ça peut faire peur au premier regard : c’est à nous de démontrer de quoi on est capable et de grimper les échelons par la suite. Notre stage de fin d’études est justement une bonne façon de se faire connaître auprès des employeurs.

La famille

Ta famille, ce sont les personnes les plus proches de toi; leur impact dans ta vie et dans les décisions que tu prends est donc majeur. Notre famille joue un grand rôle dans ce retour aux études. Pour certaines, il y a l’appui du conjoint, prêt à faire les sacrifices nécessaires pour notre épanouissement. Il y a aussi nos parents qui nous encouragent – même s’ils sont loin, leurs bons mots nous aident à persévérer. Et pour celles qui sont mamans, il y a les enfants… Même si on décide d’étudier d’abord pour nous, pour trouver un emploi dans lequel on sera bien, on souhaite aussi assurer un bel avenir à nos enfants. Notre famille devient alors notre plus grande source de motivation. On souhaite aussi démontrer à nos enfants l’importance de l’école et de travailler fort, quels que soient les obstacles, et surtout, qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves.

Conciliation famille-travail-études

Quand on retourne aux études à temps plein et qu’on a des enfants, il est très difficile d’ajouter du travail en plus. On se tourne alors vers les prêts et bourses. S’en suivent d’importants sacrifices financiers : on sort un peu moins, on garde ses affaires plus longtemps, etc. Certaines d’entre nous comptent aussi sur l’appui de leur conjoint qui accepte de prendre en charge les dépenses, de travailler un peu plus, etc. C’est aussi une bonne gymnastique au niveau du temps : les enfants vont à l’école ou à la garderie, ils suivent des cours, participent à des activités, font des tournois de sport, etc. Heureusement, dans les DEP en secrétariat et en comptabilité, il y a peu de travail scolaire à faire à la maison, car habituellement on a le temps de tout terminer en classe, sauf lorsqu’on doit s’absenter, notamment si notre enfant est malade. On a aussi toujours congé d’école le vendredi après-midi, ce qui nous aide beaucoup à concilier toutes nos tâches… ou à prendre enfin un peu de temps juste pour nous!

L’argent

Ah l’argent… on a toujours l’impression de ne pas en avoir assez! Le coût de la vie est élevé, et on nous propose tellement de produits et de services : on dirait qu’il y a toujours quelque chose à acheter, qu’il nous faille absolument tel ou tel article! Quand on retourne aux études, donc qu’on quitte un emploi pour consacrer notre temps à apprendre un nouveau métier, on fait évidemment des choix. On apprend à se serrer la ceinture et à répondre à nos réels besoins. D’ailleurs, l’argent prend trop de place dans nos vies, on y pense tout le temps! Ça peut même nous freiner dans nos projets : combien de gens sont malheureux dans leur travail, mais n’osent pas changer de job ou de retourner à l’école? On s’empêche parfois de faire des choix qui nous conviennent mieux à cause de l’argent, pourtant c’est notre bonheur qui devrait être notre priorité! C’est tellement important d’être content d’arriver au bureau le matin, après tout, c’est un peu notre 2e famille!

La politique québécoise

De façon générale, on a peu d’intérêt pour la politique. Il faut dire qu’on n’en connaît pas grand-chose. À ce sujet, on pourrait nous en parler davantage à l’école, ne serait-ce que de démystifier la droite et la gauche, les grandes orientations de chacun des partis, etc. On a aussi l’impression que ça revient toujours du pareil au même : avant d’arriver au pouvoir, les politiciens ont plein de bonnes idées, mais une fois élus, rien ne se passe… Avec les années, on se désintéresse ainsi de plus en plus de la politique. Sans compter que la politique, c’est un sujet de controverse : pour éviter les conflits, mieux vaut ne pas en parler au bureau! Enfin, on trouve qu’il manque de femmes en politique. C’est dommage, car nous sommes convaincues que les femmes seraient capables de changer des choses. On pense différemment, on agit différemment des hommes, donc on est capable de faire des choses différemment.

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Vivre ses passions et réaliser ses rêves!

Le retour aux études entraîne son lot de défis et d’obstacles. Qu’est-ce qui motive des adultes de tous âges à faire ce virage majeur dans leur vie? Des étudiantes en secrétariat et en comptabilité du Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor (CEFI) nous partagent leur parcours.

Après une longue carrière en cuisine, Danielle Gagné a dû se réorienter vers un travail moins physique à la suite d’une blessure. « Je cherchais une profession dont les études n’étaient pas trop longues, et qui me plairait évidemment! Étudier en secrétariat me permettait aussi d’améliorer mes connaissances en français et mes aptitudes en informatique, ce qui était utile dans d’autres sphères de ma vie. Ça faisait toutefois 33 ans que je n’étais pas allée à l’école : ce fut toute une adaptation, mais je suis persévérante, et avec de bons enseignants et les bons outils, tout a bien été. »

Après neuf ans loin des bancs d’école, Émilie Côté-Samson avait aussi quelques appréhensions. « J’avais peur d’être la plus vieille ou la seule maman », explique celle qui est actuellement enceinte de son 2e enfant. « La première semaine, j’étais d’ailleurs très stressée, mais à discuter avec les autres, j’ai vite été rassurée. Les enseignants sont conciliants, et les autres filles sont toujours là pour nous aider ou nous motiver. »  

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Si j’étais ministre...

À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les étudiantes en secrétariat et en comptabilité du Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Je ferais la promotion des diplômes d’études professionnelles (DEP) auprès des jeunes du secondaire. « On n’en parle tellement peu! Quand j’étais en 5e secondaire, on poussait surtout pour que j’aille au cégep, alors que moi, j’ai besoin d’une formation plus concrète, où ce que j’apprends est en lien direct avec ce que je ferai une fois en emploi. Les DEP sont tellement peu visibles qu’il y a des gens de Windsor qui ne connaissent même pas l’existence du CEFI, alors que c’est une superbe institution », souligne Émilie Blanchette.

Je développerais davantage de formations en ligne. « C’est vraiment une belle formule qui nous permet de suivre des cours tout en étant bien encadré et bien supporté, mais dans le confort de notre maison. Moi, c’est parce que le CEFI offrait la formation en ligne que je me suis finalement décidée à faire mon DEP; avec les enfants, c’était tellement plus simple », explique Nikki McKelvey.

J’élargirais le concept de formation individualisée à tous les niveaux. « Chaque personne apprend différemment, et de pouvoir acquérir les notions par module, comme on le fait en formation professionnelle, permet d’offrir une formation plus adaptée à chacun et qui respecte mieux le rythme d’apprentissage individuel », croit Valérie Thivierge.

Je réduirais les frais de scolarité et de façon générale, les coûts d’études. « Cela permettrait à tous ceux et celles qui souhaitent étudier de le faire », mentionne Émily Guyon-Maheu. Par ailleurs, même au primaire et au secondaire, la facture peut être salée pour les parents. « Personnellement, juste pour les frais de surveillance de dîner, il m’en coûte 360 $ par année puisque j’ai plusieurs enfants! Heureusement que j’ai l’aide de la Fondation Christian-Vachon », signale à ce sujet Daphné Santerre. « À l’école de ma fille, on a trouvé une façon ingénieuse de réduire la facture des effets scolaires : au lieu de les acheter individuellement, on met notre nom sur une liste si on le désire, et l’enseignante fait les achats, profitant ainsi d’un prix de groupe. Ça nous revient à 20 $ chacun pour tous les articles, et en plus, c’est pareil pour tous les élèves », ajoute Nikki McKelvey.

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Polyvalente Louis-Saint-Laurent : une école au cœur de sa communauté

Face à des statistiques alarmantes de décrochage scolaire, la Polyvalente Louis-Saint-Laurent, située à East Angus, prenait un virage novateur en devenant une Cité-école. En quelques années seulement, le taux d’abandon des études est ainsi passé de 39,8 % à 12 % seulement, soit le plus bas taux de toutes les écoles publiques de l’Estrie.

La Cité-école, c’est une école qui adopte le fonctionnement, la structure et les aménagements d’une municipalité. On y retrouve donc une participation citoyenne avec un parlement et des comités comme Intimid’@ction et Enviro-Cité, des activités nécessitant l’engagement bénévole comme la collecte de sang avec Héma-Québec, des espaces publics aménagés tel un parc, par exemple. 

En plus de favoriser la participation citoyenne des jeunes dans leur école, la Cité-école favorise leur engagement dans leur propre communauté. Bien qu’elle soit située à East Angus, cette école de 570 élèves (409 au régulier, 126 en adaptation scolaire et 35 au Programme L’Alternative) accueille en effet des jeunes de 13 municipalités. Dans chacune d’elles, des liens solides ont été tissés, que ce soit avec la mairie, la Caisse, les parents d’élèves, etc.

« C’est un projet qui sollicite l’engagement de tous les intervenants : les enseignants, le personnel de l’école, les parents, les élèves, les instances municipales, etc. C’est d’ailleurs ce qui en fait le succès », révèle Charles Labrie, un enseignant passionné qui, malgré ses 54 ans de métier, continue de prêter main-forte à ses collègues. « J’enseigne à la Polyvalente d’East Angus depuis son ouverture! J’adore le contact avec les jeunes. Je suis aussi bien entouré : ce projet de Cité-école n’aurait pu se réaliser sans la participation des enseignants. Ils y croient et s’y investissent avec cœur. C’est vraiment une belle équipe, jeune et dynamique. »

Des jeunes nous parlent

Dix thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent en vue de cette publication.

L'amitié

Comme les élèves de notre école viennent de 13 municipalités, réparties sur un grand territoire, la façon la plus simple de voir ses amis, c’est souvent ici, à l’école! Avoir des amis, c’est important. Ça nous permet de créer des liens avec d’autres personnes significatives en dehors de notre famille, et de développer de nouvelles affinités. 

La famille

La famille prend beaucoup de place dans notre vie. La majorité des personnes importantes pour nous en font partie. Les gens qui te soutiennent tout au long de ta vie, c’est d’ailleurs ta famille. Cet esprit familial se poursuit dans notre école, car il y a beaucoup de grandes familles dans la région, et on retrouve ainsi nos frères et soeurs, cousins et cousines à l’école!

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux, c’est positif et négatif à la fois. Positif, parce que c’est une bonne façon de garder le contact avec tous nos amis, quelle que soit la distance. Ça facilite aussi les communications avec nos enseignants : il y a des groupes fermés sur Facebook où on peut aller chercher de l’info, poser des questions, etc. Mais parfois, on y passe trop de temps au lieu d’étudier!

L'argent

La majorité des jeunes de notre âge travaillent durant leurs études, à temps partiel. Ça nous permet de nous gâter et de réaliser des projets qui nous tiennent à cœur, comme le voyage humanitaire au Guatemala organisé à l’école. Ce qui est bien aussi à notre école, c’est qu’on reçoit beaucoup d’informations pour apprendre à bien gérer notre argent.

L'intimidation

Dès qu’on arrive en première secondaire, on reçoit beaucoup d’informations concernant l’intimidation: on apprend ainsi à bien réagir dans de telles situations. Il y a aussi le comité Intimid’@ction, où l’on peut s’impliquer, qui fait de la sensibilisation, organise des activités de prévention, etc. La culture de l’école est par ailleurs très inclusive : chaque élève a sa place ici.

L'immigration

Dès qu’on arrive en première secondaire, on reçoit beaucoup d’informations concernant l’intimidation: on apprend ainsi à bien réagir dans de telles situations. Il y a aussi le comité Intimid’@ction, où l’on peut s’impliquer, qui fait de la sensibilisation, organise des activités de prévention, etc. La culture de l’école est par ailleurs très inclusive : chaque élève a sa place ici.

L'environnement

On a plusieurs projets à l’école pour l’environnement; cette année, on vise notamment à diminuer le gaspillage de feuilles de papier. Ces initiatives permettent de sensibiliser un maximum de jeunes. On remarque que, de façon générale, les gens font plus attention, il y a plus de municipalités qui compostent, etc. Mais il faut continuer à trouver de nouvelles solutions contre la pollution.

La politique québécoise

La majorité d’entre nous avons peu d’intérêt pour la politique québécoise. On trouve que c’est difficile à suivre et que ce n’est pas présenté de façon à être intéressant pour les jeunes. Cependant, on aurait avantage à s’y intéresser un peu plus, afin de connaître nos élus et ce qu’ils font pour nous... ou pas!

L'autorité

C’est important qu’il y ait des règles dans la société. Par exemple, ça permet de garder l’école propre. L’autorité assure donc le bon fonctionnement des activités. Les jeunes ont également besoin d’être encadrés, mais ils doivent  aussi bénéficier d’une certaine liberté pour agir. C’est comme ça qu’on apprend et qu’on évolue.

La politique internationale

Ce serait bien que la démocratie soit partout sur la planète...  Ce serait tellement plus équitable pour tout le monde! Aussi, la politique, ça revient un peu à l’autorité : oui, il faut des règles, des lois et une certaine direction, mais il faut également qu’il reste à la population une certaine liberté pour agir, comme la liberté d’expression.

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Des jeunes engagés dans la vie de leur école!

La polyvalente Louis-Saint-Laurent propose une foule d’activités, à faire le midi ou en parascolaire, pour permettre aux jeunes de vivre leurs passions et de s’amuser. L’école ouvre aussi la porte aux jeunes qui souhaitent s’engager et faire la différence dans leur école… et à l’étranger!

Alexandra Lizée-Houde et Évelyn Grenier aiment cette école dans laquelle elles se sentent bien et où tous leurs amis s’y retrouvent. « On peut s’exprimer sans se sentir juger. » Parmi les projets qui les allument, il y a le voyage humanitaire au Guatemala. Cela fait deux ans qu’elles s’y préparent avec d’autres jeunes. En mai 2018, elles partiront ainsi pour une douzaine de jours, pour aider les gens du pays dans divers projets.

Passionnée d’arts, Maude Leclerc fait du théâtre depuis quatre ans. « Je voulais avoir plus de facilités à parler aux gens. J’y ai aussi trouvé une 2e famille. » Maude a eu la chance de participer à un projet vraiment spécial : l’écriture d’une chanson pour l’album Nos forêts chantées initié par les Cowboys Fringants. « C’est vraiment le genre d’expérience qui n’arrive qu’une fois dans une vie. On était tellement heureux d’entendre la chanson ! » Clément Bouthot fait aussi du théâtre et joue dans le Stage Band. « Je me suis inscrit au théâtre pour vaincre ma peur du regard des autres; quant à ma présence au sein du Stage Band, c’est parce que la musique est une réelle passion pour moi. » Emma Jolicoeur, finissante, joue pour sa part dans l’harmonie depuis la 1re secondaire. « J’avais appris la trompette à mon école primaire, et j’avais envie de poursuivre en musique, ce qui est possible à cette école que j’aime vraiment beaucoup. C’est une bonne école qui offre une belle diversité d’activités, et abordables en plus. »

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Si j’étais ministre...

À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent, d’East Angus, ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Plus de souplesse dans les écoles… Les élèves ne sont pas tous pareils. Ils n’ont pas  les mêmes besoins ni le même parcours. Imposer un programme unique pour tout le monde, c’est exclure des jeunes, et c’est pourquoi on devrait donner plus de liberté aux écoles et aux enseignants pour qu’ils puissent mettre en place des programmes adaptés à leurs élèves, afin que tout le monde se sente bien. D’ailleurs, quand vient le temps d’élaborer de grandes politiques scolaires, on devrait consulter les principaux concernés : les jeunes! Ce serait bien d’écouter ce qu’ils ont à dire et d’avoir leur point de vue. On devrait aussi valoriser davantage le travail des enseignants, ils sont les principaux artisans de la réussite scolaire des jeunes.

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École Internationale du Phare : « Ouvert sur le monde pour réussir! »

L’ouverture d’esprit… C’est ce que ressentent les jeunes à l’École internationale du Phare. L’école sherbrookoise porte d’ailleurs bien son nom : ses élèves viennent d’un peu partout – 44 pays actuellement représentés – et c’est la seule école secondaire publique en Estrie à offrir le Programme d’éducation internationale (PÉI) reconnu par le Baccalauréat international (BI).

Les élèves rencontrés pour ce reportage ont tous eu un coup de cœur pour leur école : « Je me suis sentie accueillie dès la première journée. » « Comme une grande famille. » « Les jeunes ici sont ouverts aux différences. » 

Ceux qui viennent du quartier y ont retrouvé plein de visages familiers, s’intégrant rapidement dans ce milieu de vie dynamique qui leur propose plusieurs options intéressantes pour bonifier leur parcours scolaire. 

Le PÉI attire aussi des jeunes d’un peu partout qui profitent pleinement de ce programme d’enrichissement complet, reconnu internationalement, tant sur le plan scolaire qu’humain : apprentissage avancé de l’anglais et de l’espagnol, parcours enrichi dans toutes les matières, activités branchées sur l’actualité, voyages culturels et humanitaires.

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Dix thèmes et enjeux qui nous préoccupent

Les sujets qui animent la société préoccupent les jeunes. Pour preuve, voici un résumé des opinions et commentaires exprimés par des élèves de l’École internationale du Phare en vue de cette publication.

L'amitié

Avoir des amis, c’est essentiel. Ça nous permet d’en faire plus, car on se soutient, on s’encourage et on se motive. C’est important d’avoir quelqu’un sur qui compter quand c’est plus difficile, et de pouvoir se confier sans peur du jugement. Et à l’École internationale du Phare, c’est facile de se faire des amis!

La famille

Ta famille, elle est toujours là pour toi. Elle t’encourage, t’amène à te dépasser et à réaliser des choses que tu n’aurais pas osé faire sinon. Il faut passer du temps avec elle, même si des fois, ça ne nous tente pas. Après une activité en famille, je me sens toujours bien et encore plus proche d’elle.

Les réseaux sociaux

On devrait apprendre à s’en passer un peu : c’est cool de communiquer avec ses amis à distance, mais c’est bien aussi de se voir en vrai, de profiter de la vie réelle, pas juste virtuelle! Mes parents m’imposent une limite de temps sur les médias sociaux, ce qui m’aide à me concentrer sur mes études.

L'argent

C’est important que nos parents ne paient pas tout, c’est en payant nous-mêmes nos petites dépenses qu’on comprend la valeur de l’argent. Ça ajoute même au plaisir quand, par exemple, le voyage qu’on fait, c’est nous qui l’avons payé. Le défi, c’est la conciliation études-travail : il faut limiter les heures au boulot… et apprendre à dire non à son employeur! 

L'intimidation

On nous en parle beaucoup à l’école, ce qui nous aide à reconnaître l’intimidation ou les différentes formes de violence et à savoir comment y réagir. Surtout, il faut briser le silence. Les adultes sont très sensibilisés et ils vont nous aider. Il faut aussi développer l’ouverture d’esprit chez les jeunes : plus on accepte les différences, moins on juge.

L'immigration

Les personnes immigrantes apportent beaucoup à leur communauté d’accueil. C’est une  valeur ajoutée pour le pays, une ouverture sur le monde! C’est aussi essentiel pour une nation d’offrir une place à ces gens, notamment les réfugiés. La principale difficulté, c’est la communication. Mais une fois qu’on maîtrise la langue du pays, l’intégration se fait très rapidement!   

L'environnement

On nous dit souvent : « Plus tard, ce sera à vous, les jeunes, de prendre soin de la planète ». Mais c’est maintenant qu’il faut agir! Si on attend, on va la perdre, notre Terre! C’est décevant de voir à quel point les adultes ne font pas attention et sont peu actifs pour sauver l’environnement. 

La politique québécoise

Il faut trouver une façon d’intéresser les jeunes à la politique québécoise, peut-être avec un langage plus accessible, moins « adulte », car bien la comprendre, c’est déterminant pour notre avenir! On va bientôt voter, on doit savoir pour qui et pourquoi, et s’assurer que le gouvernement prenne des décisions selon nos valeurs, par exemple pour l’environnement.  

L'autorité

Chacun a des règlements qu’il ne comprend pas ou qu’il juge inutiles, mais pour le bon fonctionnement du groupe, il faut les respecter. Si on commence à permettre des choses, ça peut vite débouler! Avec juste assez d’autorité, on se sent bien encadré en classe et ça contribue à développer un respect mutuel entre les enseignants et les élèves.

La politique internationale

Les gouvernements devraient jouer leur rôle, soit être au service des gens au lieu de ne penser qu’à rester en place. Ils devraient aussi avoir une vision globale et se parler des enjeux mondiaux comme l’environnement ou la pauvreté, plutôt que de focusser sur des problèmes locaux, comme c’est le cas entre les États-Unis et la Corée du Nord.