CHARLEVOIX ACCUEILLE LE MONDE

Direction carbone zéro

Enjeu central et planétaire du 21e siècle, la lutte aux changements climatiques est le sujet de l’heure. Pour contrer ses effets dévastateurs, la Réserve de la biosphère de Charlevoix a mis sur pied un programme de reconnaissance environnementale qui encourage les commerces, les institutions les industries à obtenir la certification Carbone-Paysage. Comment ça fonctionne? «On évalue les gaz à effet de serre produits par une entreprise et on compense ces GES par la plan­tation d’arbres utiles dans des endroits stratégiques», explique Antoine Suzor-Côté, ajoutant que déjà plus de 50 entreprises parti­cipent au programme.

Le Sceau Hubert Reeves
Fondé en 2011, l’Observatoire de la géosphère de Charlevoix (OGC) voit à la valorisation du patrimoine naturel qu’est l’astroblème de Charlevoix, un cratère formé par l’impact d’une météorite. Il contribue également à la vulgarisation et la recherche scientifique dans le secteur des sciences de la Terre. Parmi ses projets en développement, figure notamment la création du Pavillon Hubert-Reeves-en-Charlevoix, un projet de 15 millions $. Son annonce serait imminente. Un projet de géoparc – premier géoparc de l’Unesco au monde à s’établir dans le cratère d’une météorite – est également en incubation.

Hubert Reeves


Une forêt marine, ça se peut ?
La Forêt marine La Seigneurie domine la montagne qui fait face au fleuve, au centre du village de Saint-Joseph-de-la-Rive. Le Musée Maritime, désireux de transmettre et perpétuer les connaissances techniques et le savoir-faire des anciennes mé­tho­des utilisées pour la cons­truction des goélettes de bois, veille à y entretenir, préserver et reproduire toutes les essences de bois dans le but de construire deux goélettes selon les méthodes traditionnelles. L’aména­ge­ment de cette forêt vise aussi la préservation de sa biodiversité et la réintroduction des espèces nobles qu’on y trouvait jadis. La forêt marine sert aussi de laboratoire pour l’étude d’un grand enjeu forestier: la restauration de la forêt feuillue. De plus, la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval utilisera cette forêt pour la formation des étudiants aux trois cycles et le développement de projets de recherche.

Mon pays c’est l’hiver
Le réchauffement climatique risque d’affecter directement les deux stations de ski de la région (Le Massif et Mont Grand-Fonds) qui, chaque année, continuent tou­te­­fois de recevoir plus de 600 cm de neige. «Nous avons la chance de profiter d’un micro­climat qui nous permet de figurer parmi les stations les plus enneigées au Québec» affirme Frédéric Sujobert, directeur gé­né­ral du Massif et v.-p. aux opéra­tions du Groupe Le Massif. «On voit toutefois que les saisons ont tendance à se déplacer; l’été dure plus longtemps, l’hiver n’en finit plus. L’idée est de transformer ces nouvelles réalités en avantages», affirme-t-il. Depuis plusieurs années, Le Massif a atteint un seuil de rentabilité qui lui permet d’investir massivement dans ses opérations, notamment dans des équipements d’enneigement «intelligents» qui savent profiter des fenêtres de froid et ce, même en température marginale. «On peut dorénavant enneiger à -3⁰ C. Et comme la neige artificielle fond plus lentement, on pourrait voir la saison de ski s’étirer jusqu’en début mai».

Le système d’enneigement sophistiqué du Massif de Charlevoix


Le Festif: full écoresponsable!
Le Festif est une référence parmi les événements écoresponsables au Québec. Depuis les deux dernières présentations, 100% des émissions de gaz à effet de serre ont été compensées par la plantation de 299 arbres. En 2018, l’énergie solaire sera utilisée pour la présentation de spectacles.

Le Festif