Ce coup de pouce qu’il fallait!

Pour mieux propulser les entreprises

«Si Gatineau n’est d’emblée pas perçue comme une ville d’affaires, l’offre de services aux entrepreneurs sur le territoire s’avère néanmoins abondante, mais se présente telles les pièces détachées d’un gros casse-tête. L’Institut Innovation Gatineau veut utiliser les forces existantes et apporter davantage de ressources autour de la table.»

Pour des projets porteurs

Le Fonds de 100 millions $ initié par le Mouvement Desjardins à la fin de l’année 2016 connaît un vif succès. Il a pour objectif d’appuyer des projets porteurs pour les communautés, et d’insuffler un nouveau dynamisme économique et social. Plus de 300 projets ont été soutenus à ce jour. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias, en collaboration avec le Mouvement Desjardins, vous présente quelques-uns de ceux-ci. 

Directeur général de l’Institut, Michael-Anthony Clément souhaite faire de l’organisation un véritable moteur de création d’emplois et de prospérité économique. Modèle d’incubateur unique en son genre, entièrement financé par le secteur privé, celui-ci réunit sous un même toit tous les leviers et services professionnels destinés à faire émerger une startup et à en accélérer le développement. Les ressources actuelles en limitent toutefois le déploiement.  

À court terme, l’objectif principal de l’Institut Innovation Gatineau consiste en l’atteinte de son plein potentiel d’accompagnement, soit 60 startups, mais sans faire de compromis quant aux critères de sélection. La qualité des startups accompagnées et, surtout, leur taux de réussite – plus de 50% en incubation et 75% en accélération – constituent les objectifs à long terme. Ce taux sera ainsi mesuré aux trois mois sur une période totalisant cinq ans. «L’autosuffisance de l’Institut, libre de subventions gouvernementales, représente aussi un objectif à long terme, indique M. Clément. À cet égard, mentionnons d’ailleurs que nous nous sommes dotés d’un mécanisme de donation auprès de la communauté d’affaires. Le succès sera évalué sur la base du nombre de startups toujours en activité dans cinq ans, des emplois créés, des sommes amassées et des ventes, particulièrement en exportation.»

Michael-Anthony Clément

« Actuellement, l’Institut a signé des ententes avec la Chambre de commerce de Gatineau, Export Outaouais, CJEO, La Boîte et l’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais. »
Michael-Anthony Clément

Ajustement des programmes et bourses

L’Institut Innovation Gatineau a développé des programmes d’accompagnement pour les startups, lesquels sont inspirés des meilleures pratiques. À ce jour, ceux-ci nécessitent cependant une dernière phase de formalisation et d’ajustement. Leur originalité et leur valeur ajoutée résident dans leur forme non linéaire. Ces programmes sont conçus pour s’adapter à l’entrepreneur, à ses expériences, à ses faiblesses et à son modèle d’affaires. 

«Nous offrons en outre déjà des bourses, mais nous voulons le faire à plus grande échelle en injectant par exemple du capital dans les startups à certaines étapes de leur progression. Il faut que ces dernières puissent réaliser des ventes tôt dans le processus afin d’augmenter leurs chances de succès et, surtout, valider leur modèle. Pour faire la différence, la communauté d’affaires sera ici aussi mise à contribution», complète le directeur général.

Service aux incubés et volet international 

Dans tous les domaines – services légaux, fiscalité, comptabilité, tenue de livre, marketing, notariat, assurance, services bancaires, financement, planification des opérations, ressources humaines, exportation, commerce électronique, réseautage, évaluation d’entreprise, Web et application mobile, propriété intellectuelle –, des collaborateurs offrent hebdomadairement, sans frais, au moins deux heures de leur temps à toutes les startups.

Une composante internationale est également intégrée à l’approche. L’organisation veille à ce que les startups considèrent les marchés émergents. De concert avec Export Outaouais, l’un des administrateurs de l’Institut, localisé en Asie, les aide à développer leurs ventes en Chine, au Vietnam, en Belgique et en France. Il est disposé à accueillir des startups à l’occasion de visites et travaille aussi à attirer des entrepreneurs immigrants en Outaouais.


« Nous offrons en outre déjà des bourses, mais nous voulons le faire à plus grande échelle. »
Michael-Anthony Clément

Accélérateur d’entreprises et collaboration

Un début de réflexion est amorcé pour la mise en place d’un accélérateur d’entreprises à Gatineau en vue d’éviter aux startups de l’Outaouais d’avoir à s’expatrier vers l’Ontario afin de poursuivre leur développement. Si l’emplacement
de cet accélérateur n’est pas encore défini, l’Institut Innovation Gatineau entend obtenir le soutien de la Ville de Gatineau (ID Gatineau) et de L-SPARK, un accélérateur à succès existant, pour porter ce dossier stratégique.

«L’approche de l’Institut se veut collaborative, sans duplication de ce qui se fait déjà dans la région, insiste en terminant Michael-Anthony Clément. Tout doit se faire par l’entremise d’ententes avec les organismes du milieu pour prévenir l’allocation de ressources en double. Actuellement, l’Institut a signé des ententes avec la Chambre de commerce de Gatineau, Export Outaouais, CJEO, La Boîte et l’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais. Plusieurs autres ententes cheminent aussi.» 


« L’approche de l’Institut se veut collaborative, sans duplication de ce qui se fait déjà dans la région. »
Michael-Anthony Clément

Ce qu’ils ont dit…

«L’Institut Innovation Gatineau est une ressource incontournable pour les entreprises en démarrage dans la région. Il nous a permis de développer des stratégies de commercialisation concrètes et efficaces. Grâce au soutien des accompagnateurs pour l’acquisition de financement, notre entreprise, qui a développé une application mobile pour faciliter les paiements au restaurant, prépare rapidement son envol vers le chemin de la réussite.»

- Elias Hage, président-directeur général d’App8 


«L’Institut n’est pas seulement un accélérateur de startups, il s’agit d’un véritable catalyseur d’innovation qui expose ses incubés à de nombreux spécialistes de tous les domaines et leur permet d’interagir et d’échanger sur tout ce qui touche le domaine des affaires. Les événements périodiques favorisent une meilleure cohésion des membres et les différentes salles et espaces de travail encouragent une productivité constante. Pour nous, qui développons une entreprise qui permet de recharger les téléphones dans les endroits publics, il s’agit du nerf de l’entrepreneuriat en Outaouais!»

- Gabriel Hardy-Joseph et Vincent Ducharme, JuiceBox


«L’Institut Innovation Gatineau fut un élément-clé dans le développement de notre entreprise, qui introduit présentement des centaines d’étudiants (secondaire et cégep) au monde des affaires. Le réseau, la communauté et l’expertise transmise par les intervenants sur place ont tous contribué à notre succès.»

- Charles-Antoine Hallé, président d’Apprends & Entreprends

  • 60 emplois créés
  • 3 millions $ de ventes après 15 mois
  • 300 000$ d’exportations vers une autre province prévues, 150 000$ vers les États-Unis et 75 000$ à l’international
  • 400 000$ en financement recueilli
  • 100 000$ de contribution de la part de l’Institut afin d’aider les startups

Recherche et rédaction pour cette série: Johanne Martin

www.fr.institutig.ca

Les Jardins Mistouk

Cultiver la terre… et la mobilisation citoyenne

Éduquer, être un levier, favoriser l’achat local: c’est tout cela en même temps que les Jardins Mistouk essaient d’emboîter. Il s’y pratique une agriculture pour, par et avec la communauté. Inclusif, collaboratif et mobilisateur, le projet réunit des jeunes, des familles, des aînés. Ses activités représentent un moteur économique et social.

Pour des projets porteurs

Le Fonds de 100 millions $ initié par le Mouvement Desjardins à la fin de l’année 2016 connaît un vif succès. Il a pour objectif d’appuyer des projets porteurs pour les communautés, et d’insuffler un nouveau dynamisme économique et social. Plus de 300 projets ont été soutenus à ce jour. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias, en collaboration avec le Mouvement Desjardins, vous présente quelques-uns de ceux-ci.  

Ce coup de pouce qu’il fallait!

Granby veut séduire les immigrants

Cette année, quelque 170 entreprises industrielles de la Haute-Yamaska ont indiqué vouloir embaucher plus de 900 personnes. Un défi de taille dans le contexte actuel. Caractérisée par trois volets distincts, l’initiative Destination Granby s’applique à leur fournir une aide précieuse en matière d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre.

Pour des projets porteurs

Le Fonds de 100 millions $ initié par le Mouvement Desjardins à la fin de l’année 2016 connaît un vif succès. Il a pour objectif d’appuyer des projets porteurs pour les communautés, et d’insuffler un nouveau dynamisme économique et social. Plus de 300 projets ont été soutenus à ce jour. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias, en collaboration avec le Mouvement Desjardins, vous présente quelques-uns de ceux-ci.  

Ce coup de pouce qu’il fallait!

«Cantons» s’unit !

Marque régionale d’identification des aliments, Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est a vu le jour en 2010. Mosaïque exceptionnelle, le nombre d’entreprises certifiées ne cesse de s’accroître, inspirant au passage plusieurs initiatives originales. Parmi les petites nouvelles: Les Têtes Fromagères, les Restaurants complices et le module itinéraire.

Des Brasseurs des Cantons…

À elle seule, la région des Cantons-de-l’Est compte presque 10% des microbrasseries québécoises. En 2017, quelques-unes ont souhaité se doter d’une signature distinctive. En partenariat avec le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE) et Tourisme Cantons-de-l’Est, le groupe Brasseurs des Cantons est né. Aujourd’hui, l’initiative en est à sa troisième année d’existence et réunit 20 entreprises. 

L’an dernier, un outil promotionnel, la carte Circuit Microbrasseries, a été créé. Celui-ci regroupe les commerces dans lesquels il est possible de goûter les bières artisanales. Les brasseurs y présentent leur produit coup de cœur, en plus de suggérer des attractions situées dans les environs. Dans chacun des établissements, une carte géante a aussi été installée.

• 300 km de circuit à l’échelle du territoire

• 100% des brasseries ont emboîté le pas

Ce coup de pouce qu’il fallait!

Une vallée qui change tout

«Banlieue du paradis, la Vallée Bras-du-Nord imprime dans la tête du cycliste de montagne une collection de cartes postales de rivières, de sentiers et de collines au feuillage vert émeraude. Un charme bucolique qu’on trempe ensuite dans l’adrénaline et l’effort pour obtenir un des plus beaux produits du tourisme récréatif au Québec». –David Desjardins, Vélo Mag.

Au passage, le collaborateur au magazine Vélo Mag, David Desjardins, ne manque pas de souligner le rôle d’agent de changement joué par la coopérative de solidarité de Saint-Raymond (Portneuf). Celle-ci a su réinventer l’économie locale tout en consolidant le tissu social. Créée en 2002, la Vallée Bras-du-Nord représente le fruit d’une concertation entre propriétaires terriens, intervenants récréotouristiques et travailleurs forestiers, une alliance qui se poursuit encore.

D’année en année, celle qui est devenue la plus importante destination de vélo de montagne au Québec – et qui fait aussi très belle figure à l’échelle du nord-est de l’Amérique du Nord – connaît une progression constante de sa fréquentation et de son chiffre d’affaires. Si la Vallée Bras-du-Nord se distingue également au chapitre de ses sentiers de randonnée, Saint-Raymond a récemment été classée sixième municipalité de plein air dans la province.

«La réussite de l’organisation s’appuie sur des partenariats d’affaires solides, diversifiés et de longue date, insiste le directeur de projet et relation stratégique, Étienne Beaumont. La Vallée Bras-du-Nord est bien ancrée dans son milieu, en plus de se démarquer comme modèle de gestion coopérative et de développement durable. Elle suscite un sentiment d’appartenance élevé chez ses employés, auprès de sa clientèle et dans la communauté.»

Ce coup de pouce qu’il fallait!

Entrepreneuriat tous azimuts à l’UQTR

« Nous entendons faire connaître l’entrepreneuriat, offrir des occasions à moindres risques aux intéressés d’y goûter, pour ensuite accompagner les étudiants et les nouveaux diplômés une fois qu’ils seront prêts à se lancer. Nos activités s’alignent donc sur ces trois axes et nous constatons déjà un engouement fort encourageant. »

Coordonnatrice du Carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation Desjardins (CEI-Desjardins) rattaché à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Chanie Perreault-Arseneau se montre particulièrement fière de l’éventail de services proposé par l’organisation officiellement inaugurée le 18 mars, mais active depuis octobre. À la fois orientée sur l’information et sur le développement de compétences, elle met à profit la richesse du milieu universitaire.

L’objectif du CEI-Desjardins consiste à accompagner, sur les campus de Trois-Rivières et de Drummondville, tout type d’entrepreneur tant dans la sphère de l’économie traditionnelle que sociale. Le programme du Carrefour est déjà bien étoffé avec plusieurs conférences, ateliers, formations spécifiques, ainsi qu’un Startup Weekend. À cela s’ajoutent de l’accompagnement personnalisé, des concours et des bourses, du mentorat et du coaching, et différents outils.

«On enregistre une montée de l’intention d’entreprendre chez les jeunes, et en même temps, l’UQTR n’était toujours pas dotée de ce genre de structure malgré un bassin significatif d’étudiants. Desjardins est venu compléter le financement pour faire vivre le projet et assurer sa pérennité», relève Étienne St-Jean, membre du comité de gestion du CEI-Desjardins, professeur titulaire de management et chercheur à l’Institut de recherche sur les PME.     

Des partenaires… et des projets

Le CEI-Desjardins collabore évidemment avec de nombreux partenaires. Ces associations permettent de bonifier l’apport de l’organisation à la communauté entrepreneuriale et à l’économie régionale. Parmi les projets réalisés ou en voie de l’être, on note, par exemple: 

  • La mise sur pied du L4B35, coopérative de solidarité entrepreneuriale universitaire, qui favorise la création de liens entre les entreprises de la région, tout en développant les compétences des étudiants. Ceux-ci peuvent bénéficier d’un hébergement gratuit pour un an à l’incubateur d’Open Trois-Rivières, assorti d’une bourse de 5000$. 
  • Le déploiement d’un parcours d’incubation en économie sociale, tant sur le campus de Trois-Rivières que sur celui de Drummondville, avec les Pôles d’économie sociale Mauricie et Centre-du-Québec.
  • La mise en place d’un projet d’accompagnement en prédémarrage et en démarrage d’entreprise en formule mentorat de groupe avec La Zone Entrepreneuriale du Cégep de Trois-Rivières.
  • La tenue d’activités mettant à l’avant-plan des entrepreneurs issus de la diversité ethnoculturelle et organisées par l’École des entrepreneurs du Québec. 
  • L’élaboration, à l’interne, d’un profil qui permettrait aux étudiants de tous les départements de suivre un parcours entrepreneurial en lien avec leur domaine d’études et d’avoir la mention sur leur diplôme.

Pour accompagner les entrepreneurs, en plus de tous les collaborateurs externes, le Carrefour peut compter sur des experts professionnels tels qu’une notaire, un fiscaliste et une avocate, qui offrent leurs services gratuitement. Le CEI-Desjardins dispose enfin d’un espace de travail collaboratif – Repère d’entrepreneurs – pouvant être utilisé 24 heures par jour, sept jours par semaine, par ceux qui doivent se réunir pour faire avancer leur projet.