Contenu commandité
Reprendre une PME : étapes, marqueurs et défis

À vos côtés!

Reprendre une PME : étapes, marqueurs et défis

«Lorsqu’un cédant et un repreneur se trouvent une affinité, un processus s’engage. Quatre étapes – arrimage, appropriation, turbulence et post-reprise – caractérisent le repreneuriat. Si on les connaît, on peut voir arriver les défis et trouver des solutions.»

Professeure au Département de management de l’UQTR, Louise Cadieux propose une approche revisitée du parcours du repreneur. Le premier « passage obligé », l’arrimage, consiste en une analyse du contexte, notamment à l’égard des ressources, du temps, des besoins et des compétences nécessaires pour l’orientation stratégique. « C’est ici que le repreneur évalue ce qui est à sa portée pour rendre le projet réalisable », mentionne-t-elle.

La phase suivante, l’appropriation, renvoie à la question de la cohérence du projet. « À cette étape, le repreneur s’applique à comprendre d’où il part dans l’acquisition de l’entreprise. Il porte un jugement sur ce qui fait la réussite de celle-ci, poursuit Mme Cadieux. Une réflexion s’amorce, laquelle vise à mieux cerner la force de l’entreprise et la façon dont il peut l’utiliser dans sa planification stratégique. Le repreneur a toujours le choix de faire marche arrière. »

Après les fiançailles, le mariage!

Le projet est-il mené dans la collaboration et la volonté de réussir ? L’étape de la turbulence s’ouvre avec le marqueur que constitue le contrat psychologique. « Après les fiançailles, c’est le moment du mariage et ici, on ne recule plus ! lance la professeure. On vit une série de changements qui peuvent s’étaler sur plusieurs années. En plus du transfert de propriété, on procède à la transmission des savoirs implicites, des connaissances et du leadership. »

Le passage à la dernière phase du processus commence lorsque le repreneur a les deux mains sur le volant. « À l’étape de la post-reprise, on se pose la question que voici : est-ce que la pérennité de la PME est assurée ? Le repreneur est dorénavant complètement responsable de toutes ses décisions », termine Louise Cadieux, qui sera panéliste lors d’un webinaire présenté par le CTEQ le 16 juin sur le thème de la planification du projet d’achat d’entreprise.    

À propos du CTEQ

Créé en 2015, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) coordonne les démarches des cédants (propriétaires d’une entreprise à vendre) et des repreneurs (acheteurs potentiels) sur l’ensemble du territoire québécois. À toutes les étapes du processus de transfert ou de reprise d’une entreprise, ses conseillers proposent un accompagnement neutre et confidentiel.   

ctequebec.com

Entrevue et rédaction: Johanne Martin

Accompagner la relève d’entreprise : naviguer dans la complexité

À vos côtés!

Accompagner la relève d’entreprise : naviguer dans la complexité

«Considérant que 37 000 entreprises sont appelées à changer de mains au Québec ces années-ci, 2020 sera sans contredit la décennie du repreneuriat. Cette période s’accompagne de défis importants, d’autant plus qu’elle commence avec une crise.»

Collaboratrice experte au CTEQ, Jessica Grenier expose d’emblée l’une des observations rapportées par le chercheur Marc Duhamel de l’UQTR: 51% des PME québécoises de 20 à 99 employés appartiennent à des repreneurs. À ce jour, il existe néanmoins assez peu de références précises à la communauté repreneuriale. Les intervenants doivent « naviguer dans la complexité cédant-entreprise-repreneur » et plusieurs défis se posent sur le terrain.

«Parvenir à trouver la formule gagnante dans un marché souvent opaque, ce n’est déjà pas simple, affirme Mme Grenier. Soulignons aussi qu’il nous faut accompagner, même en temps de crise, des projets de reprise qui en sont rendus à des étapes très diverses : phases d’arrimage, d’appropriation de l’entreprise, de réalisation des différentes transactions ou de transferts et de post-reprise, où le nouveau chef a les deux mains sur le volant et acquiert son autonomie.»

Une occasion à saisir

Mme Grenier constate que pour les deux premières phases, la pandémie s’est traduite par un moment de pause pour les repreneurs. «Ceux-ci demeurent cependant à l’affût, même s’ils sont moins dans l’action. Concernant les deux dernières étapes, on note que les repreneurs sont plus touchés, mais pas forcément de manière négative. Ils ont à travailler leur légitimité, leur crédibilité auprès de l’équipe, des clients, des fournisseurs et des autres intervenants.»                

Un contexte difficile peut s’avérer extrêmement formateur, soutient Jessica Grenier. Ceux qui apprennent à devenir chefs en situation de crise profitent de compétences actualisées et d’un apprentissage accéléré. «On doit accompagner la relève dans des conditions qui sont anxiogènes et amener les repreneurs à vider leur réservoir de stress. C’est l’occasion pour eux d’adopter une nouvelle posture en étant proactif, mobilisateur et transparent», dit-elle. À cet effet, le CTEQ abordera ce thème de l’accompagnement de la relève d’entreprise lors d’un webinaire gratuit, le 2 juin prochain.

Entrevue et rédaction: Johanne Martin

À propos du CTEQ

Créé en 2015, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) coordonne les démarches des cédants (propriétaires d’une entreprise à vendre) et des repreneurs (acheteurs potentiels) sur l’ensemble du territoire québécois. À toutes les étapes du processus de transfert ou de reprise d’une entreprise, ses conseillers proposent un accompagnement neutre et confidentiel.

ctequebec.com

 Prochain rendez-vous: le 30 mai

Plus lentement… mais sûrement !

À vos côtés!

Plus lentement… mais sûrement !

Créé en 2015, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) coordonne les démarches des cédants (propriétaires d’une entreprise à vendre) et des repreneurs (acheteurs potentiels) sur l’ensemble du territoire québécois. À toutes les étapes du processus de transfert ou de reprise d’une entreprise, ses conseillers proposent un accompagnement neutre et confidentiel.

«Chaque situation est unique et, quel que soit l’état d’avancement du processus pour les personnes concernées, le CTEQ est là. Nous constatons que certains cédants sont plus disponibles actuellement pour s’investir dans une démarche. Des repreneurs potentiels se manifestent aussi, profitant d’une pause professionnelle. Pour les deux, nous sommes une ressource neutre», relate Christine Mariano, conseillère en transfert d’entreprise au CTEQ.

Mme Mariano indique qu’entre le moment où un entrepreneur décide de passer le flambeau et celui qui marque la fin de la transaction, cinq à huit ans sont habituellement nécessaires. Il convient de rappeler que selon les données, 37000 entreprises au Québec ont révélé s’apprêter à changer de mains entre 2017 et 2022. Au rythme de chaque cédant, même en temps de crise où le quotidien s’est beaucoup transformé, des actions peuvent être posées.

Un rôle de facilitateur

«Un propriétaire qui en est à s’interroger sur la vente de son entreprise peut approfondir sa réflexion sur la meilleure période pour le faire ou sur le profil de repreneur qu’il veut avoir pour prendre la relève, mentionne la conseillère. Il peut également s’attarder à mieux définir la manière dont l’intégration des acquéreurs s’effectuera. En fonction des impacts qu’a la COVID-19 sur ses activités, le cédant peut aussi choisir de réviser son modèle d’affaires.»    

Le rôle de facilitateur du CTEQ prend ici tout son sens. Ses conseillers sont en mesure d’accompagner les entrepreneurs du début à la fin du processus de transfert. Il est à noter que l’INDEX, la plateforme numérique du CTEQ mise à la disposition des entrepreneurs et des experts afin de faciliter le maillage entre les acheteurs et vendeurs d’entreprises, continue de gagner en popularité. De plus, des rencontres virtuelles ou en personne entre cédants et repreneurs peuvent être organisées par le CTEQ.   

Entrevue et rédaction: Johanne Martin