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Régine Laurent, présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants.
Régine Laurent, présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants.

La semaine d'actu du 8 mai 2021

Ève Tessier-Bouchard
Ève Tessier-Bouchard
Les Coops de l'information
Philippe Julien-Bougie
Philippe Julien-Bougie
La Voix de l'Est
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Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag te présente un rendez-vous parfait pour toi! Chaque semaine, on déniche les nouvelles les plus intéressantes de la semaine pour t'en faire un résumé facile à comprendre!

Une commission spécialement pour les enfants

Au cours des dernières années, quelques événements dramatiques et plusieurs plaintes ont révélé des problèmes à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). L’organisme ne recevait pas assez d’argent pour bien s’occuper de tous les enfants en danger.

Aussi, chaque région du Québec appliquait la Loi de la protection de la jeunesse différemment. Les lois étant difficiles à comprendre, ce n’est pas tout le monde qui en comprenait la même chose. Le décès d’une petite fille maltraitée à Granby a précipité la mise en place d’une commission spéciale chargée de réfléchir au fonctionnement de la DPJ pour ensuite faire des recommandations afin d’améliorer les choses. Cette commission s’appelle : la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

Pour trouver des solutions aux problèmes de la DPJ, le gouvernement du Québec a demandé à Régine Laurent d’être la présidente d’une Commission spéciale sur les droits des enfants. Pendant près de 2 ans, plusieurs experts ont travaillé ensemble avec Mme Laurent pour comprendre ce que vivaient les enfants de la DPJ. Des centaines de personnes ont témoigné pour aider les experts. Ensuite, l’équipe de la commission spéciale a travaillé pour écrire un rapport très volumineux dans lequel elle explique ce qu’elle a appris et ce qu’elle recommande au gouvernement.

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Pour le bien-être et les droits des enfants

Savais-tu qu’il y a 1 600 000 enfants au Québec? C’est assez pour remplir 28 fois le Stade olympique de Montréal!

Bientôt, il pourrait y avoir quelqu’un qui travaille en permanence à défendre les droits de tous ces enfants québécois. Après deux ans de travail, Régine Laurent a présenté lundi ses recommandations pour mieux protéger les enfants dans la société québécoise.

• Les enfants aux commandes
La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) intervient dans une famille lorsqu’un enfant est mis en danger par ses parents. Le plus souvent possible, la DPJ tente de régler le problème à l’intérieur même de la famille. Des intervenants accompagnent les parents, leur donnent des outils pour faire mieux et suivent la famille. De cette façon, l’enfant n’a pas à quitter sa maison. Dans certaines situations, lorsque l’enfant est trop en danger, il doit déménager dans ce qu’on appelle une famille d’accueil.

Régine Laurent considère que les enfants ne sont pas assez consultés dans ces décisions de la DPJ. C’est pourtant d’eux dont il est question. Elle demande à la DPJ de faire en sorte de toujours entendre les intérêts des enfants. Mme Laurent a dit : «Les enfants sont capables de s’exprimer».

• Une personne dédiée au bien-être des enfants
Le rapport de la commission Laurent demande au gouvernement de créer un poste de Commissaire au bien-être et au droit des enfants. Un commissaire, c’est quelqu’un qui a pour métier de surveiller que tout se passe bien. Cette personne deviendrait donc la protectrice officielle des enfants.

• Mieux vaut prévenir que guérir
Pour l’instant, la DPJ règle des problèmes qui existent déjà et qui lui sont présentés. Régine Laurent voit plus loin. Elle désire que la DPJ prévienne les problèmes pour que, dans un monde idéal, aucun enfant n’ait à quitter son nid familial. Elle mise beaucoup sur la prévention avant que les problèmes importants ne surviennent.

• Des idées… et du fric!
Un des gros problèmes de la DPJ, c’est que les employés qui interviennent pour aider les familles ont trop de travail. Ils sont tellement occupés qu’ils n’ont pas le temps d’aider tout le monde. Mme Laurent dit qu’il faut engager de nouvelles personnes pour aider ceux qui sont débordés.

C’est tout un programme qui a été annoncé cette semaine. Ça coûte des sous pour réaliser autant de choses. C’est maintenant au gouvernement de François Legault de décider ce qu’il fera des recommandations de Mme Laurent et de son équipe.

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Régine Laurent

Qui est Régine Laurent?

Le parcours de Régine Laurent mérite ton attention. Née en Haïti, elle est arrivée au Québec avec sa famille à l’âge de 11 ans. Elle a fait des études en soins infirmiers et a commencé à travailler comme infirmière en 1980, il y a donc 41 ans.

Après plusieurs années à s’occuper des patients, elle a décidé de s’occuper des employés des hôpitaux. Elle a d’ailleurs été présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) de 2009 à 2017. Pour t’aider à comprendre l’importance de son poste, la FIQ a pour rôle d’améliorer les conditions de travail et de défendre les employés d’hôpitaux et du système de santé.

Au cours de toutes ces années, elle a pris beaucoup d’expérience et a gagné le respect de plusieurs personnes! On dit de Régine Laurent qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et qu’elle défend les causes qui lui sont chères avec beaucoup d’aplomb et de respect.

Elle raconte qu’un jour sa mère lui a dit une chose qui lui est restée en tête : «Qui se fait plat comme un ver de terre ne doit pas se surprendre qu’on lui marche dessus». Ce que sa maman voulait dire, c’est qu’on doit se tenir la tête haute et se faire respecter. Elle n’a jamais oublié cette phrase qui a guidé ses actions pour défendre les droits des infirmières et des employés d’hôpitaux. Elle a même déjà monté des tentes pendant 70 heures devant l’hôtel du Parlement pour protester contre la lenteur du gouvernement à régler un dossier important!

Aujourd’hui à la retraite, Régine Laurent a accepté d’être la présidente de la Commission spéciale pour les droits des enfants parce qu’elle veut les protéger et contribuer à leur donner une belle vie.

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Qu’est-ce que la DPJ?

Tu sais c’est quoi la Direction de la protection de la jeunesse? Tu as peut-être déjà entendu son abréviation, la DPJ. C’est une organisation qu’on trouve dans toutes les régions du Québec. La DPJ a pour but de protéger les enfants et de faire respecter la Loi de la protection de la jeunesse.

Certains jeunes vivent dans des situations très difficiles dans leur propre famille. Pour assurer la sécurité des enfants, la DPJ va parfois trouver des solutions pour éviter que les jeunes soient en danger. Il arrive même que la DPJ doive trouver une nouvelle famille pour l’enfant. Des travailleurs sociaux, des intervenants, des psychologues et plein d’experts travaillent pour la Direction de la protection de la jeunesse dans chaque région.

Des textes de Philippe Julien-Bougie avec Le Soleil

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Le vaccin de Pfizer pour les jeunes de 12 ans et plus!

Santé Canada, une organisation de scientifiques qui cherchent à protéger la santé des Canadiens, autorise désormais les enfants de 12 et plus à recevoir le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer BioNTech.

Comme tu le sais, il y a plusieurs vaccins disponibles pour combattre la COVID-19 et ils ont tous une recette différente. Santé Canada fait plusieurs recherches pour s’assurer que les vaccins soient tous sécuritaires. Jusqu’à maintenant, Santé Canada avait seulement autorisé que les vaccins soient donnés aux adultes ou aux personnes de 16 ans et plus.

Une étude qui s’est déroulée aux États-Unis indique que le vaccin de Pfizer ne comporte pas de danger pour les jeunes de 12 à 15 ans. Aux États-Unis, c’est l’agence fédérale de réglementation des médicaments qui peut donner l’autorisation de distribuer un vaccin. Pour l’étude, ce sont plus de 2260 participants de ce groupe d’âge qui se sont fait vacciner pour savoir si c’était un vaccin sécuritaire. Grâce à ces courageux, on sait que le vaccin est sans danger. Bien entendu, lorsqu’ils ont testé le vaccin, les enfants étaient suivis de très près par des équipes médicales pour ne pas que l’étude nuise à leur santé.

L’étude a convaincu Santé Canada. C’est maintenant aux provinces de décider à leur tour si les 12 ans et plus seront vaccinés bientôt. Le gouvernement du Québec a d'ailleurs annoncé jeudi qu'une première dose serait donnée aux 12 à 17 ans d'ici la fin du mois de juin. Une seconde dose est prévue pour la rentrée de septembre.

Les jeunes ont de quoi être confiants! Selon l’étude américaine, le vaccin de Pfizer est efficace à 100 % après deux doses pour les 12 à 15 ans. C’est un meilleur résultat que pour les adultes pour qui le vaccin est efficace à 95 %.

Un texte de Philippe Julien-Bougie


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C'EST PLATE! QU'EST-CE QU'ON FAIT?

Plante un arbre!

Ce samedi 8 mai est une belle occasion pour planter un arbre, peut-être dans ta cour arrière ou devant chez toi! En effet, la Ville de Québec organise aujourd’hui une distribution gratuite de près de 2000 arbres à ses résidents. Jusqu’à 11h, tes parents et toi pourrez vous rendre dans un des points de remise et contribuer à rendre la ville plus verte! Tu auras ensuite le plaisir de creuser un trou, de planter ton petit arbre, de l’arroser et — tranquillement — de le voir grandir! Le printemps est un bon moment pour le faire puisqu’il pleut plus souvent. Reste sans crainte, si tu rates ta chance aujourd’hui, il y aura une deuxième journée de distribution en septembre. Pour plus d’information, visite le site Web de la Ville en cliquant ici. Francis Higgins

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