Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Steve Turcotte
Marc-Antoine Pépin pourrait-il se laisser tenter de porter les couleurs de l’équipe de son patelin?
Marc-Antoine Pépin pourrait-il se laisser tenter de porter les couleurs de l’équipe de son patelin?

Des clients potentiels pour la ECHL

CHRONIQUE / L’arrivée d’une franchise de la ECHL à Trois-Rivières, c’est une excellente nouvelle pour les joueurs de la LHJMQ. Il y a eu depuis deux décennies de belles histoires de vétérans qui ont profité de leurs derniers miles dans le junior pour décrocher un contrat à titre de joueur autonome et qui ont su se frayer un chemin jusqu’à la LNH. De Marc-André Bergeron à Alex Burrows, en passant par Pascal Dupuis, David Desharnais, Yanni Gourde et Jonathan Marchessault, plus il y a de joueurs qui obtiennent leur chance de graduer, plus il y aura de belles surprises.

Ce n’est pas un grand secret d’État, Marc-André Bergeron, le directeur-gérant de la nouvelle équipe, veut entourer le noyau d’espoirs du Canadien qui lui sera confié avec des joueurs élevés au Québec.

Voici donc une petite liste bien personnelle pour l’aider à commencer son magasinage en vue de l’an prochain!

Shawn Element, Eagles

Sans la COVID, dur de croire que Shawn Element pourrait être disponible pour un club de la ECHL. Element n’est pas parfait, mais sa combinaison de hargne et d’habiletés devrait lui permettre de viser la Ligue américaine… en temps normal.

Cette pandémie change les choses. Il y a donc potentiellement dans ce dossier une chance à saisir pour Bergeron, qui peut faire d’Element l’un des premiers coups de cœur de son futur public. En travaillant avec le Rocket de Laval, son grand frère, son clan devrait être ouvert au moins aux discussions.

En plus d’être le joueur le plus craint de la ligue, Element est le meilleur pointeur de la LHJMQ depuis le début de la saison…

Cédric Desruisseaux, Islanders

Tout juste derrière Shawn Element dans la colonne des marqueurs de la LHJMQ , il y a Cédric Desruisseaux.

Un profil complètement différent.

Un joueur de finesse, ce Desruisseaux. Comme dans le midget AAA, il s’est élevé parmi les meilleurs de la ligue lorsqu’il a eu la maturité physique pour compétitionner.

Samuel Houde est un attaquant complet qui peut rendre de bons services à un entraîneur.

Son sens du jeu est très élevé et devient une arme tranchante en avantage numérique. Il a marqué dans chacun des matchs de son équipe depuis le début de la saison. Ça en fait 13 de suite. Il y a eu une seule autre séquence du genre dans la ligue depuis le début des années 2000, réussi par un certain Sidney Crosby!

Samuel Houde, Saguenéens

Un choix de cinquième ronde du Canadien de Montréal en 2018, qui n’a pas eu droit à une offre de contrat de l’organisation, alors ses droits sont libres.

Houde n’est pas le plus flamboyant sur une glace, mais il est efficace au poste de centre. Un bon gabarit, un certain flair offensif. Pas de qualité dominante, sauf que l’ensemble de ses atouts peut le rendre assez utile merci à un entraîneur au prochain échelon.

Xavier Bouchard, Huskies

Une situation similaire à celle de Houde. Réclamé par les Golden Knights en sixième ronde en 2018, mais il n’a pas été mis sous contrat.

Bouchard, reconnu comme l’un des meilleurs joueurs de son groupe d’âge à son arrivée dans la LHJMQ, n’a pas eu la progression anticipée, mais depuis Noël l’an dernier, son jeu est plus autoritaire. C’est un athlète, doté d’un bon gabarit. En défense, ça prend parfois un peu plus de temps pour s’épanouir. Et en plus, c’est un joueur local, qui a grandi à Trois-Rivières avant de suivre son père Gilles en Abitibi.

Marc-Antoine Pépin, Cataractes

Il aura 20 ans la saison prochaine, alors il sera encore admissible à la LHJMQ.

Si jamais la porte s’ouvre pour la ECHL, peut-être voudra-t-il toutefois tenter sa chance plus rapidement chez les pros dans sa cour arrière?

À 6’4’’ et 200 livres, Pépin pourrait s’inspirer de Simon Benoît, un autre défenseur des Cataractes qui a quitté plus tôt que prévu. Benoît avait atteint la Ligue américaine, la décision était facile. Dans le cas de Pépin, il s’agit de savoir si l’exposition à un calibre de jeu plus rapide, un an plus tôt, ne pourrait pas lui permettre de gagner un peu de temps dans son cheminement…

Christopher Merisier-Ortiz, Drakkar

Ça fait deux ans que le Drakkar le fait coucher sur la glace. L’un des défenseurs les plus doués de la LHJMQ, qui a plus de 200 matchs juniors derrière la cravate.

À 5’11’’, il peut revenir l’an prochain à 20 ans dans le junior, mais peut-être qu’il estimera avoir fait le tour du jardin, si jamais l’équipe de Trois-Rivières s’intéresse à lui.

Surtout que Merisier-Ortiz porte actuellement les couleurs d’une équipe en reconstruction…