Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Hendrix Lapierre compte encourager Équipe Canada junior et son coéquipier Dawson Mercer pendant le prochain Championnat mondial junior.
Hendrix Lapierre compte encourager Équipe Canada junior et son coéquipier Dawson Mercer pendant le prochain Championnat mondial junior.

Lapierre retombe sur ses pattes

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Article réservé aux abonnés
De retour à Aylmer depuis une semaine, Hendrix Lapierre a eu le temps de faire le vide et de se remettre d’une grande déception.

Hockeyeur exceptionnel, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi n’a pas vécu beaucoup d’échecs au cours de sa carrière. La semaine dernière, il a toutefois été retranché du camp d’Équipe Canada junior (ÉCJ). Même si son camp n’avait pas été à la hauteur de ses attentes, il a encaissé le coup durement. Prenant un rare congé des médias, il a préféré s’accorder quelques jours pour se changer les idées. Mercredi, il était prêt à tourner la page et à revenir sur son premier camp avec l’équipe nationale junior.

«Je devais décanter un peu. Je venais d’être coupé. Ce n’est pas un sentiment agréable même si ça m’était déjà arrivé à ma première année bantam AAA», a-t-il expliqué au Droit.

Dans la dernière semaine, il a passé beaucoup de temps à analyser à son camp et à revoir ce qui avait cloché.

«Je savais que ça n’allait pas être facile. En arrivant là-bas, il y avait beaucoup de gros noms. Avec la situation actuelle (pas de LNH), c’était un camp encore plus relevé cette année. Il fallait être excellent pour être retenu. Je n’ai pas joué comme je m’y attendais. Ce n’est pas par manque de travail. Je n’ai tout simplement pas fait attention aux petits détails.»

Parce que le talent était plus présent qu’à l’habitude. Parce qu’il avait 18 ans et parce qu’il avait raté presque une année complète de hockey en raison des blessures, Lapierre devenait une coupe facile pour les dirigeants d’ÉCJ. L’ancien de l’Intrépide de Gatineau ne veut toutefois pas se servir de ses blessures de la dernière saison pour justifier sa baisse de régime. «On pourrait le voir comme ça, mais je ne pense pas que ce soit une bonne excuse. Les joueurs de l’Ontario et de l’Ouest canadien n’avaient pas joué depuis longtemps eux aussi. Nous partions tous sur un pied d’égalité.»

Hendrix Lapierre aura une autre occasion de se tailler un poste avec l’élite junior du pays la saison prochaine. Cette fois, il voudra que la décision ne fasse aucun doute dans l’esprit des dirigeants.

«J’ai acquis de la précieuse expérience. J’ai passé trois semaines avec l’équipe nationale. Ceux qui sont restés avaient une coche de plus que moi. Je vais m’arranger pour qu’ils n’aient pas le choix de me garder l’année prochaine. Je sais ce que je n’ai pas fait correctement. Je ne répéterai pas les mêmes erreurs.»


« Je vais m’arranger pour qu’ils n’aient pas le choix de me garder l’année prochaine. »
Hendrix Lapierre

Année rocambolesque

De retour auprès de sa famille pour écouler les derniers jours de l’année 2020, Lapierre reconnaît qu’il a vécu une véritable année en montagnes russes sur le plan émotif. Entre ses différentes blessures, ses rendez-vous ratés avec Hockey Canada ou au Match des Espoirs de la Ligue canadienne, il y a eu des moments grisants comme sa sélection au premier tour du repêchage de la LNH par les Capitals de Washington. Il a aussi signé son premier contrat de la LNH.

«J’ai vécu des hauts incroyables avec le repêchage de la LNH et mon bon début de saison à mon retour au jeu dans la LHJMQ. J’ai travaillé fort pour ça. Mes blessures n’ont pas été faciles à accepter. Puis, j’ai été retranché par Équipe Canada, mais d’autres très bons joueurs ont subi le même sort. Samuel Poulin pourrait jouer dans la LNH cette année. Il a été coupé. Ça démontre la profondeur qu’il y avait au camp. Peu de joueurs de 18 ans arrivent à faire l’équipe. Il me reste une autre occasion. Ce n’est pas terminé», a dit celui qui compte regarder le Championnat mondial à la télévision pour encourager ses amis.

Lapierre croit dur comme fer aux chances d’ÉCJ de remporter la médaille d’or.

«Les entraîneurs sont intelligents. Je ne vois pas nécessairement de faiblesse dans l’équipe. Ils ont tout ce qu’il faut pour gagner.»