Le fondateur de l’organisme Norman Dunn s’est présenté devant l’entreprise AFPAC, située dans le parc industriel, pour récupérer le précieux chèque des mains de l’entrepreneur Alexandre Favreau.
Le fondateur de l’organisme Norman Dunn s’est présenté devant l’entreprise AFPAC, située dans le parc industriel, pour récupérer le précieux chèque des mains de l’entrepreneur Alexandre Favreau.

Un don de 5000 $ pour SOS Dépannage

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
La générosité d’un entrepreneur de Granby et de son entourage a permis la remise d’un chèque de 5000 $ à l’organisme SOS Dépannage. Un cadeau du ciel pour la banque alimentaire granbyenne qui ne vit que des dons de la communauté depuis le début de la pandémie.

Le fondateur de l’organisme, Norman Dunn, s’est présenté mercredi devant l’entreprise AFPAC, située dans le parc industriel, pour récupérer le précieux chèque qui lui permettra de poursuivre ses activités durant la pandémie.

Le propriétaire de l’entreprise spécialisée dans la remise à neuf de compacteurs à déchets et de presses de cartons, Alexandre Favreau, a ressenti le besoin de faire sa part après avoir appris que d’autres personnalités d’affaires, dont Miguel St-Pierre du IGA St-Pierre, qu’il connaît bien, avaient contribué à la cause.

«Je sais à quel point Miguel a grand coeur, raconte M. Favreau. Je me suis demandé comment aider, moi aussi.»

Privilégié de continuer à opérer son entreprise, service essentiel, l’homme d’affaires s’estime chanceux de ne jamais avoir connu la faim. «Ça me touche d’apprendre que des gens ont pu perdre leur emploi et connaître la misère en raison de ce qui se passe en ce moment. Je me mets à leur place et je me dis que j’aimerais avoir de l’aide et des ressources pendant cette période aussi difficile qu’imprévisible», dit-il.

Une publication sur Facebook et quelques jours plus tard, M. Favreau a pu réunir la somme grâce à son entourage et ses partenaires d’affaires.

Il n’est pas exclu que le jeune homme récidive, lui qui avait un objectif initial de 10 000 $. «J’ai plusieurs clients dans le domaine alimentaire que je compte solliciter. Peut-être qu’ils pourraient faire don de leurs invendus ou de leurs surplus s’ils ne souhaitent pas contribuer en argent», réfléchit-il.

Les dons pour survivre

Ce don arrive à point nommé pour l’organisme qui se finance actuellement uniquement par les contributions monétaires de la communauté.

«On est normalement autosuffisants à 74 % avec nos entreprises [NDLR: le magasin général et le Café des trois pommiers]; là on dépend des dons à 100 %», rappelle Éric Vachon, représentant de la banque alimentaire.

Malgré une certaine baisse des dons par rapport à la même période en temps normal, celui-ci se réjouit de la générosité de la population. «Tant et aussi longtemps qu’on ne pourra pas rouvrir notre magasin, les dons constituent notre seule source de revenus pour continuer à opérer le dépannage alimentaire. On ne sait même pas si on pourra tenir notre Guignolée cette année», souligne-t-il.

Le magasin général ouvert d’ici quelques semaines

Le magasin général, où sont revendus des biens neufs ou de seconde main offerts par des citoyens, aurait pu ouvrir ses portes en même temps que les autres commerces de détail, lundi.

Il a toutefois été décidé d’attendre un peu avant d’accueillir à nouveau la clientèle, pour des raisons sanitaires et logistiques.

La situation est toujours sous évaluation, dit M. Vachon. La réouverture du magasin général est une question de quelques semaines seulement et la rentabilité du commerce fera foi de tout.

«On ne sait pas encore si on va être capables d’être rentables, note le porte-parole. Si ça nous coûte 1500 $ par jour en personnel, mais qu’on fait seulement des ventes de 500 $, c’est mieux qu’on reste fermé.»

Il faudra aussi exercer un contrôle serré de la clientèle. «La plupart du temps, les gens viennent pour fouiner, dit Éric Vachon. On va devoir les surveiller pour qu’ils ne puissent pas flâner inutilement dans le magasin alors qu’il y aura des personnes qui attendent leur tour dehors. Il faudra venir seulement si on a un besoin urgent.»