S’il est favorable à l’ouverture des terrains extérieurs, Sam Aliassime avoue toutefois que le temps n’est pas encore venu d’ouvrir les terrains intérieurs et les vestiaires.
S’il est favorable à l’ouverture des terrains extérieurs, Sam Aliassime avoue toutefois que le temps n’est pas encore venu d’ouvrir les terrains intérieurs et les vestiaires.

Tennis: Sam Aliassime souhaite l’ouverture des courts extérieurs

Sam Aliassime, propriétaire de l’Académie de tennis Aliassime et père du joueur de tennis Félix Auger-Aliassime, souhaite l’ouverture des courts de tennis extérieurs, arguant que le tennis est l’un des sports les plus sécuritaires en temps de pandémie.

«Je ne sais pas quand notre sport pourra redémarrer, mais dans certains pays, c’est déjà commencé», explique Aliassime en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

«Nous sommes chanceux, car nous avons un sport individuel sans contact où les adversaires sont séparés par un filet. La distanciation sociale existe déjà au tennis!» illustre-t-il.

Sam Aliassime enchaîne en soulignant que les gens jouent encore au tennis en Suède, mais en amenant chacun leurs balles pour servir. «En Floride, les terrains extérieurs recommencent à ouvrir et certains n’avaient jamais fermé en respectant la limite de deux joueurs et un entraîneur sur le terrain», souligne-t-il.

L’Australie fonctionnerait avec le même système pour le tennis et même l’Espagne, fortement touchée par la pandémie, aurait recommencé à ouvrir des terrains extérieurs dans de petites municipalités.

«Quand on parle de déconfinement, le tennis est le sport qui devrait repartir en premier à cause de ces caractéristiques», poursuit-il.

Pas de doubles

«La seule chose est qu’il faut éviter de jouer en double. Je trouve très intéressant le système aux États-Unis où chacun apporte des balles d’une marque différente et ne sert qu’en utilisant ses balles. Il est ainsi possible de jouer au tennis sans jamais toucher aux balles de l’adversaire.»

S’il est favorable à l’ouverture des terrains extérieurs, Sam Aliassime avoue toutefois que le temps n’est pas encore venu d’ouvrir les terrains intérieurs et les vestiaires, par exemple au Club Avantage où les installations sont jumelées à un gymnase.

«Également, je ne vois pas de problème à ce que des gens qui habitent ensemble jouent au tennis en couple ou en famille sur un terrain extérieur. Ce n’est pas pire que de jouer aux cartes ensemble à l’intérieur», poursuit Sam Aliassime.

Félix Auger-Aliassime, 20e raquette au monde, est de retour avec son père à Montréal et n’a pas disputé de match depuis sa défaite au second tour de l’Open du Mexique le 24 février.

Lourd

L’entraîneur avoue que l’arrêt du sport durant le confinement commence à peser lourd psychologiquement sur certains de ses élèves. «On leur envoie des programmes à faire à la maison, mais il commence à faire beau et on sait qu’ils auront le goût de sortir quand il n’y aura plus de neige sur les terrains situés dans les parcs.»

«C’est sûr qu’on ne peut pas donner des cours de groupe, mais, personnellement, mon plus grand souhait serait d’avoir accès aux terrains dans les parcs au mois de mai pour donner des cours extérieurs avec un professeur et deux élèves par terrain», poursuit-il.

Il souligne également que les mesures de confinement ont eu un impact important sur son académie, de laquelle font partie 350 jeunes, dont une soixantaine de niveau élite qui s’entraînent presque à temps plein.

«Présentement, mes entraîneurs sont tous au chômage, mais je me préoccupe aussi de l’aspect psychologique, de la démotivation sur les jeunes. Si d’autres pays prennent déjà une avance en recommençant à jouer au tennis, c’est certain que ça va être plus difficile pour nos jeunes s’ils recommencent “en retard»”, plaide-t-il.

Félix

Quant à son fils Félix, 20e raquette au monde, il est de retour avec son père à Montréal et n’a pas disputé de match depuis sa défaite au second tour de l’Open du Mexique le 24 février.

«Il est de retour au Québec et il s’entraîne comme il peut. S’il y a déconfinement, il aimerait bien revenir à Québec pour rendre visite aux jeunes joueurs», conclut Sam Aliassime, qui a résidé à L’Ancienne-Lorette durant la majeure partie de la vie de Félix.