Un chercheur de l’Institut du savoir Montfort (ISM) contribue directement à une recherche pour mettre à contribution l’intelligence artificielle dans le dépistage de la COVID-19.
Un chercheur de l’Institut du savoir Montfort (ISM) contribue directement à une recherche pour mettre à contribution l’intelligence artificielle dans le dépistage de la COVID-19.

L’intelligence artificielle pour détecter la COVID-19?

Un chercheur de l’Institut du savoir Montfort (ISM) contribue directement à une recherche pour mettre à contribution l’intelligence artificielle dans le dépistage de la COVID-19.

Selon le directeur Information clinique et gestion de la performance de l’Hôpital Montfort et chercheur à l'ISM, El Mostafa Bouattane, un premier algorithme permettant d’analyser des radiologies de poumons affichent un taux de réussite de 98% pour dépister la COVID-19.

Les tests à l’aide d’écouvillons, en plus de prendre quelques jours avant l’obtention du diagnostic, parviennent à repérer entre 60 et 70% des cas, souligne le Dr Bouattane.

«Aux États-Unis, cet algorithme a vu un des signes de la maladie sur la radiographie d’une personne alors qu’elle ne présentait aucun symptôme, soutient El Mostafa Bouattane. Si on peut repérer les cas symptomatiques, on peut les traiter et les isoler des autres plus tôt.»

El Mostafa Bouattane, directeur Information clinique et gestion de la performance de l’ISM

Si vous avez subi une radiographie récente de vos poumons, vous pouvez mettre à l’épreuve le logiciel d’intelligence artificielle au https://covid19.primeai.ca.

Besoin d’adaptation

Il y a toutefois un inconvénient à l’algorithme déjà développé et il se situe au niveau de la radiographie elle-même. Le directeur Information clinique et gestion de la performance de Montfort souligne que la radiographie expose les patients aux rayons X.

Le professeur en technologies de l’information de l’Université Moncton, Moulay Akhloufi, devrait compléter dans les prochains jours une révision de l’algorithme qui permettrait l’analyse d’ultrasons et d’échographies — qui ne nécessitent pas une exposition aux rayons X —, prévoit le Dr Bouattane.

«Les machines pour l’imagerie en ultrason sont portatives, donc faciles à transporter et à utiliser», souligne ce dernier.

Une fois ce logiciel complété, El Mostafa Bouattane indique que l’équipe de chercheurs aura besoin de la participation d’autres professionnels de la santé pour le peaufiner.

«Un logiciel d’intelligence artificielle apprend de lui-même. Plus on lui donne d’images, plus il va s’améliorer», soutient le Dr Bouattane.

Si vous avez des ultrasons d’un cas positif connu, vous pouvez contacter le chercheur de l’ISM par courriel au mostafabouattane@montfort.on.ca afin de partager des images à analyser.