Il n’y aura en outre pas de déconfinement «régionalisé», mais les stratégies seront «adaptées» aux territoires, a rapporté l’Élysée à l’issue d’une réunion entre le président français Emmanuel Macron et des élus.
Il n’y aura en outre pas de déconfinement «régionalisé», mais les stratégies seront «adaptées» aux territoires, a rapporté l’Élysée à l’issue d’une réunion entre le président français Emmanuel Macron et des élus.

Le retour à l’école se fera sur une base volontaire en France

PARIS — Le retour à l’école en France se fera sur la base du volontariat des parents, et le port du masque sera probablement imposé dans les transports, a annoncé jeudi la présidence française qui prépare la stratégie de déconfinement, prévu à partir du 11 mai.

Il n’y aura en outre pas de déconfinement «régionalisé», mais les stratégies seront «adaptées» aux territoires, a rapporté l’Élysée à l’issue d’une réunion entre le président Emmanuel Macron et des élus.

Le déconfinement doit se préparer avec les maires, a insisté Emmanuel Macron, qui a annoncé il y a 10 jours que le déconfinement en France débuterait le 11 mai.

Beaucoup d’inconnues et de questions subsistent néanmoins sur la stratégie de sortie du confinement, commencé le 16 mars.

La rentrée scolaire sera «progressive, concertée avec les élus locaux et adaptée aux réalités locales», a déclaré la présidence, notamment en fonction de la taille des communes.

Priorité sera sans doute donnée aux «plus jeunes, ceux qui ne sont pas autonomes», ainsi qu’aux enfants «les plus en difficulté», mais quoi qu’il en soit sur la base du volontariat des parents, «sans obligation de retour à l’école», précise l’Élysée.

Masque obligatoire dans les transports

Dans les transports publics, «il faudra probablement imposer le port du masque», a également indiqué l’Élysée.

Sur le sujet des masques, «il y aura toujours une priorisation des masques FFP2 et chirurgicaux aux soignants» et l’exécutif reste «dans le registre de la recommandation à ce stade» pour sa généralisation au grand public «car il faut avant tout respecter les gestes barrière».

Emmanuel Macron a ainsi encouragé les maires à acheter de manière massive des masques grand public, «dans une logique de recommandation, pas d’obligation».

Mercredi, l’Académie nationale de médecine avait pourtant préconisé de rendre «obligatoire» le port du masque dans l’espace public, estimant qu’«une simple recommandation ne peut suffire».

Mais la question des masques, qui continuent à manquer cruellement, reste épineuse, y compris les masques grand public dont il est difficile de savoir si tous les Français pourront s’en procurer.

La présentation d’un plan détaillé du déconfinement doit intervenir début mai.