La mosquée principale d'Ottawa, située sur l'avenue Northwestern
La mosquée principale d'Ottawa, située sur l'avenue Northwestern

Le Ramadan à l’heure de la COVID-19

Les règles de vie contraignantes qu’impose la COVID-19 perturbe tout le monde. Et cela pertubera particulièrement alors qu’a commencé le Ramadan, vendredi. Ils en auront jusqu’au 23 mai à jeûner du lever jusqu’au coucher du soleil.

À Gatineau, l’imam (chef de la congrégation) Ahmed Limame avise que «l’obligation de jeûner pendant le Ramadan reste la même […] : les préoccupations ou soucis personnels ne peuvent à eux seuls justifier l’abandon de jeûner.»

C’est-à-dire que les ennuis financiers, par exemple, qui tirent leur origine de la COVID-19, ne doivent pas servir de prétexte pour échapper au jeûne du Ramadan.

«Le jeûne pendant le Ramadan est l’un des principaux piliers de l’Islam», rappelle-t-il dans une lettre disponible sur le site Internet du Centre islamique de l’Outaouais.

Cependant, il dispense ses ouailles de l’obligation de faire ses prières à la mosquée. Ils peuvent le faire en ligne. Il n’y a «aucune raison religieuse de permettre aux gens de faire des prières nocturnes en se connectant en ligne à la mosquée locale ou à toute autre mosquée se trouvant à l’extérieur», précise l’imam Limame.

L’obligation de jeûner est suivie de périodes fastes où les familles et amis se réunissent pour prier et manger. Ces habitudes seront interrompues cette année, en raison du coronavirus.

«Nous devons travailler plus dur pour que les familles soient plus heureuses à la maison, a commenté Cindy Jadayel au magazine L’Actualité, parce que nous ne pouvons pas sortir et célébrer avec les autres.»

Ce Ramadan privé de ses réjouissances communautaires «sera plus difficile», conclut Mme Jadayel, membre de la mosquée de la Miséricorde, à Ottawa.

Le Ramadan est suivi d’une grande fête, l’Eid al-Fitr, qui célèbre la fin du jeûne.