La productrice déléguée de Je Cours Qc, Marianne Pelchat
La productrice déléguée de Je Cours Qc, Marianne Pelchat

Le Québec se dirige vers une année sans marathon

L’annonce faite mercredi de l’annulation du Marathon SSQ Assurance de Québec, prévu du 2 au 4 octobre, fait de plus en plus prévoir une année sans marathon dans la Belle Province. Une seule des courses de 42,2 km prévues en 2020 au Québec, le Marathon du P’tit Train du Nord de Saint-Jérôme, n’a pas encore été rayée de la carte, mais les organisateurs se donnent deux semaines pour prendre une décision finale.

Plus tôt cette semaine, des institutions comme le Marathon de Toronto et le Marathon de Chicago annonçaient également l’annulation de leurs activités cette année en raison de la pandémie de Covid-19 qui sévit depuis plusieurs mois.

«On vient aussi d’annoncer l’annulation du Marathon de Granby et à travers le monde, parmi les six marathons majeurs, il ne reste que le Marathon de Londres, prévu en avril, mais déjà reporté en octobre, qui ne soit pas encore annulé», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’organisme Je Cours Québec, qui organise le Marathon de Québec.

Difficile

Celle-ci a cependant avoué que la décision avait été difficile à prendre.«On y a cru jusqu’au bout, on avait fait un travail en profondeur, mais l’ensemble des risques et l’état de la situation au Québec, avec le port du masque obligatoire, les règles un peu floues pour les événements extérieurs de plus de 250 personnes et l’incertitude quant à la situation cet automne nous ont amenés à prendre cette décision. Les risques étaient trop élevés», poursuit-elle, mentionnant que son organisation avait discuté avec la Direction régionale de la santé publique de la Capitale-Nationale, la Fédération québécoise d’athlétisme, la Ville de Québec et ses partenaires corporatifs avant de prendre la décision d’annuler l’événement et de rembourser tous les participants.

«Nous croyons avoir pris une décision raisonnable en tenant compte de notre rôle en tant que citoyen corporatif dans la gestion de la pandémie. La course à pied est un sport qui prône la santé physique et mentale, alors nous ne voudrions pas devenir un vecteur de contamination», ajoute Mme Pelchat.

Tout tenter

L’organisation avait pourtant tout tenté pour sauver l’événement cette année. «On avait réduit la capacité d’accueil de l’événement, modifié l’horaire, prévu des départs par vagues, mais au final, ça reste un rassemblement d’un grand volume de personnes sur trois jours d’événements. Et avec ce qu’on voit dans les bars, on sait que ça peut devenir difficile de contrôler la façon dont les gens se comportent.»

Pour Je Cours à Québec comme pour plusieurs, 2020 sera donc une année à oublier. «Mais au moins, on sait pourquoi, ça permet de mieux l’accepter. C’est certain que les coureurs sont tous déçus, car ils aiment faire de la compétition, mais on travaille sur une course virtuelle dont les détails seront donnés dans un mois. La marque Je Cours à Québec veut continuer de donner aux gens l’occasion de bouger», conclut Marianne Pelchat.