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Le masque de procédure est imposé dans les écoles secondaires, alors qu’il ne l’est pas au primaire.
Le masque de procédure est imposé dans les écoles secondaires, alors qu’il ne l’est pas au primaire.

Le masque de procédure dans les écoles aurait dû être privilégié dès le début, selon l’INSPQ

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
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Les difficultés d’approvisionnement expliquent pourquoi les élèves ne portaient pas de masque médical dès la rentrée, cet automne. Selon, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le «masque bleu» aurait dû être privilégié.

Dès leur retour en classe prévu le 18 janvier prochain, les élèves du secondaire devront porter le masque de procédure en tout temps, dès leur arrivée sur le terrain de l’école. En classe, dans les espaces communs et dans le transport scolaire. On leur en fournira deux par jour, tel que l’a annoncé le gouvernement du Québec mercredi dernier. 

L’implantation de cette nouvelle mesure pouvait ressembler à un changement de cap de la Santé publique : les jeunes fréquentant le secondaire pouvaient avant les Fêtes porter un couvre-visage artisanal en tissu, maintenant, il sera proscrit. 

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«Depuis avril, l’INSPQ a toujours recommandé le masque médical et non le couvre-visage artisanal», explique en entrevue avec Le Soleil le DStéphane Perron, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec. 

Dans les milieux de travail, rappelle-t-il, la directive a été appliquée depuis environ le début de la pandémie.    

Alors pourquoi pas dans les écoles aussi? 

«Il y avait des enjeux d’approvisionnement, mais on le recommandait, car il y a des évidences théoriques qui montrent que le couvre-visage filtre moins bien et qu'il est moins étanche que le masque médical», précise le médecin-conseil.   

Les jeunes fréquentant le secondaire pouvaient avant les Fêtes porter un couvre-visage artisanal en tissu, maintenant, il sera proscrit.

Selon des données scientifiques, le couvre-visage ne protège pas de la COVID-19 la personne qui le porte. Il s’avère plutôt efficace pour protéger les personnes autour de soi contre les particules qui pourraient être projetées par la toux ou les éternuements.  

«Le masque médical, lui, offre une double protection : pour soi et les autres», affirme le Dr Stéphane Perron de l’INSPQ.    

Dans un monde idéal, dévoile-t-il, tout le monde aurait porté le masque de procédure dès le début.  

Au primaire, le couvre-visage est toujours privilégié. Depuis lundi, il est obligatoire lors des déplacements, les espaces communs intérieurs et le transport scolaire. Les élèves de 5e et 6e année doivent aussi porter le couvre-visage en classe.  

Pourquoi le masque bleu est imposé dans les écoles secondaires, alors qu’il ne l’est pas au primaire?   

La question a été posée lundi au ministère de l’Éducation et il n’a pas été possible d’obtenir de réponse au moment d’écrire ces lignes.  

On sait toutefois que les masques qui seront fournis par le ministère de l’Éducation aux écoles sont des masques de grandeur «standard».  

«Pas infaillible» 

Bien qu’il soit prouvé plus efficace, le masque chirurgical n’est «pas infaillible», rappelle le DStéphane Perron. C’est surtout un «éventail de mesures», comme la distanciation physique et la réduction des contacts qui freinera la propagation du virus dans les écoles, selon lui.  

«Il faudra optimiser la ventilation, s'assurer du port du masque qui va être mieux que le couvre-visage, mais qui ne protège pas non plus à 100 %.» 

«Il y aura des moments clés dans les écoles comme les pauses et les repas, où il pourrait y avoir de la transmission. Mais c'est sûr et certain que le masque médical va diminuer la transmission dans les classes», prévoit le médecin-conseil de l’INSPQ.  

Le Dr Perron croit par ailleurs qu’il serait préférable d’avoir des groupes de «15 étudiants une journée et 15 l'autre, plutôt que 30 une journée et 0 l'autre», en référence aux demi-classes, toujours pas en place dans les établissements scolaires au secondaire.  Avec Élisabeth Fleury