La Santé publique de l’Estrie a confirmé en milieu de semaine moins de cinq cas de COVID-19 chez des élèves du Centre Saint-Michel à Sherbrooke. On ne parle pas d’éclosion, ici, car il appert que les individus se fréquentent à l’extérieur de Saint-Michel et ne se seraient donc pas transmis le virus à l’intérieur du centre de formation pour adultes. —
La Santé publique de l’Estrie a confirmé en milieu de semaine moins de cinq cas de COVID-19 chez des élèves du Centre Saint-Michel à Sherbrooke. On ne parle pas d’éclosion, ici, car il appert que les individus se fréquentent à l’extérieur de Saint-Michel et ne se seraient donc pas transmis le virus à l’intérieur du centre de formation pour adultes. —

La Santé publique reste sur le qui-vive

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Les CHSLD et les résidences pour personnes âgées vont demeurer sous étroite surveillance de la direction de la santé publique de l’Estrie en prévision de la deuxième vague de la COVID-19.

« Nous serons plus agressifs dans ces milieux de vie afin de limiter la transmission. Nous allons tester tout le monde dans ces établissements où se trouvent des personnes malades ou plus âgées si un cas est confirmé. Il faut éviter la transmission dans ces endroits parce que les risques de complications et de mortalité sont beaucoup plus élevés », signale le directeur de la santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier.

Ce dernier demeure confiant que la deuxième vague annoncée soit plus petite en Estrie pourvu que la population continue à respecter les mesures sanitaires.

« Les gens n’ont aucun avantage à avoir un relâchement des mesures sanitaires. C’est certain qu’il commence à y avoir plus de résistance avec la diminution des cas, mais il ne faut pas lâcher. Il y a tellement de gens qui ont souffert sur tous les plans qu’il serait malheureux de baisser la garde après tous ces efforts », estime le Dr Poirier.

Le directeur de la santé publique en Estrie explique qu’il y a une gradation dans l’intervention qui est faite dans les lieux où des cas de coronavirus sont confirmés.

Les enquêtes de la santé publique se poursuivent lorsque des cas sont confirmés pour suivre le chemin de la transmission de la COVID-19.

Les cas dans le camp de jour à l’école Plein Soleil cet été, à l’Hôpital et centre d’hébergement d’Youville de Sherbrooke ou au centre de formation pour adultes Saint-Michel de Sherbrooke ont tous été enquêtés.

« Les enquêtes servent à déterminer les personnes qui ont eu des contacts très étroits, modérés ou faibles. C’est ce qui fait la distinction entre des gens qui doivent être retirés du milieu et qui doivent rester sous surveillance ou ceux qui doivent systématiquement être testés. Il y a une gradation dans ce que l’on doit faire », mentionne le Dr Poirier.

Avec le retour en classe, le Dr Poirier invite les parents des enfants à aller consulter le site Internet quebec.ca/education où un onglet répond aux questions.

« Nous avons des équipes mobiles d’intervention pour nous rendre dans les différentes localités s’il y a lieu de faire du dépistage massif. Un cas de COVID-19 dans une école ne veut pas nécessairement dire qu’une école sera fermée. Il se peut que la bulle ou la classe soit isolée, mais pas nécessairement toute l’école », explique le Dr Poirier.

Ce dernier rappelle que le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque sont des facteurs qui ont un impact sur la prévention de la propagation du coronavirus.

« C’est certain qu’il risque d’y avoir des cas. Le retour en classe va répondre au besoin de socialisation des adolescents. Les écoles sont cependant des endroits où un meilleur contrôle sur les mesures de prévention peut être fait », estime le Dr Poirier.

17 nouveaux cas

Sur le territoire sociosanitaire de l’Estrie, on a signalé 17 nouveaux cas de COVID-19 depuis lundi, pour atteindre 1137 cas depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès reste inchangé à 26 depuis le bilan du 23 juin dernier.