Il y a quelques semaines, la CNESST avait remis deux constats d’infraction au restaurant Mille Délices pour des manquements aux mesures de protection pour limiter les risques de contagion à la COVID-19.
Il y a quelques semaines, la CNESST avait remis deux constats d’infraction au restaurant Mille Délices pour des manquements aux mesures de protection pour limiter les risques de contagion à la COVID-19.

La santé publique ordonne la fermeture du restaurant Mille Délices de Percé

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
La Direction de la santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a ordonné au restaurant Mille Délices de Percé de fermer ses portes. L’établissement a récemment fait les manchettes après avoir reçu des amendes pour avoir refusé d’obliger ses employés à porter le masque et la visière.

Le directeur régional de la santé publique, M. Yv Bonnier-Viger, a remis une ordonnance à l’établissement forçant la fermeture du restaurant, effective depuis samedi à 23h59.

Il y a quelques semaines, la CNESST avait remis deux constats d’infraction au restaurant Mille Délices pour des manquements aux mesures de protection pour limiter les risques de contagion à la COVID-19.

La santé publique de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine ne souhaite pas accorder d’entrevue à ce sujet, lundi, mais a indiqué que «le restaurant pourra rouvrir ses portes si un plan de réouverture est approuvé par le directeur de santé publique».

Positionné contre le port du masque

Lorsque l’histoire était sortie dans les médias, une pancarte avait été installée devant l’établissement. On pouvait y lire : «Il était une fois un Québec Libre. Le port du masque est un choix et non une loi.»

La fille du propriétaire, Daysie Furlong, mentionnait aux médias refuser d'obliger les employés à porter le masque et la visière. «Je ne force personne à venir ici et je ne pense pas que le port du masque va bloquer la COVID. Les employés sont libres de porter le masque. Ils ne veulent pas le porter», avait-elle affirmé.

«C'est encore la démocratie au Canada. Ça veut dire que le peuple vote. Moi je ne me rappelle pas avoir voté pour le port d’un masque», ajoutait Mme Furlong.

Lorsque l’histoire était sortie dans les médias, une pancarte avait été installée devant l’établissement. On pouvait y lire : «Il était une fois un Québec Libre. Le port du masque est un choix et non une loi.»

Au moment d'écrire ces lignes, il était toujours impossible de joindre l’administration de l’établissement,

Les amendes imposées par la CNESST pour un commerce qui refuse de modifier ses façons de faire après un avertissement sont de 1400 $ à 3500 $ et jusqu’à 14 000 $ en cas de récidive.