La persévérance scolaire à l’ère de la COVID-19

Les carrefours jeunesse-emploi du Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) souhaitent faire la promotion de la persévérance scolaire pour encourager les jeunes à poursuivre leurs études pendant la pandémie. Pour y arriver, ils ont sollicité trois entrepreneurs pour réaliser des capsules vidéo présentant des messages d’encouragement et de reconnaissance envers les étudiants qui travaillent dans les services essentiels.

Ces vidéos seront produits par trois ambassadeurs régionaux du mouvement Employeurs engagés en réussite éducative (EERE), soit par Dominick Béland du Jean Coutu Jonquière, Nicolas Fortin et Émilie Truchon, propriétaires des Tim Horton à Alma et à Saint-Ambroise. Les capsules vidéo devraient être mises en ligne dans environ une semaine, souligne Anne-Lise Minier, coordonnatrice des communications au CRÉPAS, avant d’ajouter que la crise actuelle génère des défis inégalés pour chacun d’entre nous.

Cette série de vidéos d’encouragement spécialement dédiée aux étudiants toujours en emploi aidera à développer des liens étroits avec les ressources clés, comme celles que l’on retrouve dans les trois Centre jeunesse emploi de la région, qui demeurent disponible, à distance, pour soutenir les jeunes en ces temps de crise. « Les étudiants seront une grande partie de la réponse pour assurer les lendemains de la crise sanitaire que nous traversons », remarque Anne-Lise Minier.

Pour réinventer notre société après ces durs moments historiques, l’éducation sera l’une des pièces maîtresses, ajoute-t-elle. « Les étudiants ont plus que jamais besoin du soutien de toute la collectivité afin d’amoindrir les conséquences négatives de la crise actuelle sur leur persévérance scolaire et leur réussite éducative, dit-elle. Il nous faut donc faire preuve de vigilance pour ne pas perdre de vue l’importance des actions qui les aident à poursuivre leur cheminement parmi le lot d’enjeux actuels. »

Alors que les cours sont réorganisés pour être offerts à distance, des embûches peuvent se trouver sur le chemin des étudiants, tels que du matériel informatique désuet, la parentalité, la perte de revenus, une surcharge de travail dans les services essentiels, la démotivation, le prolongement du cursus scolaire ou le doute quant à la poursuite des études.

Pour surmonter ces difficultés, plusieurs organismes souhaitent créer un réseau de bienveillance autour des étudiants, et plus particulièrement envers les étudiants qui sont en voie de diplomation. « Nous avons tout un rôle à jouer dans la persévérance scolaire et, même en ces temps difficiles, des gestes simples comme un mot d’encouragement, une écoute attentive, un merci sincère lorsqu’on reçoit un service de nos étudiants dans les commerces ou ailleurs, sont autant de gestes à la portée de tous qui, lorsqu’ils se multiplient, peuvent faire une réelle différence », ajoute Mme Lisier.

Sondage

Un sondage sur les répercussions de la pandémie sur les étudiants

Statistique Canada recueille par ailleurs des données sur l’impact de la pandémie sur la réalité des étudiants avec un sondage sur son site web. Les étudiants sont invités à prendre cinq minutes de leur temps pour répondre à des questions qui permettront de « fournir un premier aperçu des répercussions de la pandémie de COVID-19 sur la scolarité, le travail et les finances des étudiants du niveau postsecondaire. » Le sondage permettra dans savoir davantage sur « les inquiétudes des étudiants en ce qui a trait à leur avenir scolaire, à leur situation financière ainsi que les contraintes financières liées aux frais de scolarité, au paiement du loyer et à d’autres dépenses auxquelles ils sont confrontés en raison de la pandémie. » Avec les données récoltées, les gouvernements et organisations pourront alors mieux cibler les actions qui permettront de soutenir les étudiants après la pandémie.