Il n’y a eu qu’une poignée de nouvelles personnes infectées à la COVID-19 en Estrie durant la dernière semaine. « L’Estrie est une région qui va très bien. La première vague est derrière nous », assure le directeur de la Santé publique de l’Estrie le Dr Alain Poirier.
 Il n’y a eu qu’une poignée de nouvelles personnes infectées à la COVID-19 en Estrie durant la dernière semaine. « L’Estrie est une région qui va très bien. La première vague est derrière nous », assure le directeur de la Santé publique de l’Estrie le Dr Alain Poirier.

« La 1re vague est dernière nous »

Il n’y a eu qu’une poignée de nouvelles personnes infectées à la COVID-19 en Estrie durant la dernière semaine. « L’Estrie est une région qui va très bien. La première vague est derrière nous », assure le directeur de la Santé publique de l’Estrie le Dr Alain Poirier. « Mais ce n’est pas une raison pour baisser la garde. Il faut demeurer très prudent. Le virus n’est pas disparu. Il est encore là, parmi nous », ajoute-t-il.

Les quatre personnes qui ont contracté la COVID-19 à Sherbrooke au cours de la dernière semaine « ne sont pas des cas liés à une éclosion », indique-t-on du côté du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le bilan est maintenant de 942 personnes infectées depuis la mi-mars. Toutefois, le nombre de personnes rétablies a bondi : il est maintenant à 902 personnes, personnes auxquelles il faut ajouter les 25 personnes décédées de la maladie. En d’autres termes, il ne reste plus que 15 personnes encore malades.

Les activités liées à la COVID-19 continuent de se réduire de façon importante dans les hôpitaux sherbrookois. En effet, on ne retrouvait plus vendredi qu’une seule personne hospitalisée alors que les soins intensifs consacrés à la COVID sont de nouveau complètement vides.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS continue de tester toutes les personnes souffrant de symptômes s’apparentant à la COVID-19, mais celles-ci se font très rares. On teste aussi des employés du réseau de la santé asymptomatiques. Du 4 au 11 juin (une période de huit jours), le CIUSSS a procédé à 1982 tests de dépistage sur l’ensemble du territoire.

Alain Poirier

Parmi les faits saillants de la semaine, on retrouve le CIUSSS de l’Estrie-CHUS qui a émis une directive afin de recommander « plus que jamais » le port du masque ou du couvre-visage à l’intérieur de ses installations.

« Les gens comprennent de mieux en mieux la logique de porter un couvre-visage. Dans un hôpital, ce n’est pas possible de respecter la distance de deux mètres dans un corridor. Nos salles d’attente, nos salles de consultation sont plutôt petites aussi, même si nous avons fait des aménagements pour faciliter la distanciation physique », explique le Dr Alain Poirier.

Le lavage des mains, l’étiquette respiratoire et la distanciation physique sont les comportements de base attendus par la population à l’intérieur et à l’extérieur des installations du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« À ce trio de comportements vient s’ajouter le port d’un couvre-visage ou d’un masque dépendamment du lieu fréquenté. C’est un moyen supplémentaire pour protéger les autres et pour se protéger de la COVID-19 », mentionne Alain Poirier.

Il y a maintenant cinq semaines que les écoliers sont de retour sur les bancs d’école. Les CPE ont ouvert cette semaine leurs portes pour 75 % de leur clientèle habituelle; ils étaient à 50 % au cours des précédentes semaines. Et toujours aucun cas d’infection au coronavirus n’a été recensé dans ces milieux grouillant d’enfants.

« Les enfants vont bien, c’est une bonne nouvelle. Le fait qu’ils soient par petits groupes au lieu d’être 300 ensemble va nous aider, quand il y aura des cas. On pourra fermer des classes, mais pas des écoles au complet », indique-t-il.

Il y a deux semaines, une préposée aux bénéficiaires qui œuvre au CHSLD Villa-Bonheur de Granby a été testée positive au coronavirus. Aussitôt, des mesures ont été prises au sein de l’installation pour empêcher une éventuelle éclosion de la maladie. « Il n’y a à ce jour aucun nouveau cas positif à la COVID-19 au CHSLD Villa-Bonheur. Tous les résidents ont été testés avant la levée d’isolement de 14 jours et tous les résultats sont revenus négatifs », indique Félix Massé du service des communications du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.