Les deux centres de tests sous chapiteau du CIUSSS de l’Estrie-CHUS à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital de Granby sont désormais fermés. Il faut se diriger sur rendez-vous vers une des quatre cliniques désignées d’évaluation.
Les deux centres de tests sous chapiteau du CIUSSS de l’Estrie-CHUS à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital de Granby sont désormais fermés. Il faut se diriger sur rendez-vous vers une des quatre cliniques désignées d’évaluation.

Fini les tests sous la tente

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a annoncé mercredi que les critères pour avoir accès à un test pour la COVID-19 ont été revus et que les centres de prélèvements sous chapiteau de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et de l’Hôpital de Granby ne seront plus accessibles à compter de jeudi.

Les activités de ces centres de tests seront transférées vers les cliniques désignées d’évaluation (CDÉ), qui sont au nombre de quatre sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, à Sherbrooke, Magog, Granby et Cowansville.

À LIRE AUSSI : Augmentation de seulement 16 cas en Estrie

Le gouvernement Legault supplie les médecins d’aller «en mission humanitaire dans les CHSLD» [VIDÉO]

Ce transfert ne concerne pas les centres de test des urgences des hôpitaux d’Asbestos et du Granit qui demeurent en fonction.

Les quatre CDÉ sont accessibles sur rendez-vous seulement  et l’établissement de nouveaux critères de dépistage était rendu nécessaire avec l’évolution de l’épidémie vers des transmissions communautaires, explique le directeur de la Santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier.

«Dans les tentes, on n’avait pas besoin de rendez-vous, mais dans les CDÉ ça prend un rendez-vous parce que ce n’est pas juste le test qu’on y fait, c’est aussi une évaluation des problèmes de santé. Ce sont de vraies cliniques qui se sont réorganisées et les professionnels qui y travaillent ont des masques et tout l’équipement nécessaire pour se protéger des patients symptomatiques.»

Le Dr Alain Poirier assure que malgré les nouveaux critères, on continuera à tester autant de gens possiblement infectés à la COVID-19. 

«On était déjà rendu à ces critères, dit-il, mais il fallait s’ajuster en même temps partout dans la province. Pourquoi on va faire plus de tests, c’est parce qu’il n’y avait plus grand-monde qui revenait de voyage. C’était nos critères d’il y a quasiment un mois, les gens qui revenaient de voyage ou leurs contacts. Donc il y avait moins de gens qui remplissaient les critères.»

Des symptômes à surveiller

À la fièvre, la toux et la difficulté à respirer comme symptômes à surveiller, on ajoute ainsi la perte de l’odorat et du goût, énumère le Dr Poirier. «Tu pourrais n’avoir que ça et ça pourrait être le début de ton infection.»

On surveille aussi un mal de gorge, une faiblesse générale, un mal de tête important, une perte d’appétit ou une diarrhée. «Si on a, pas juste un mais deux de ces symptômes, ça peut ressembler à la COVID, parce que ça s’apparente à une grippe mais que nos grippes d’hiver, elles, sont en train de disparaître.»

La présence de ces symptômes justifie alors de tester des patients déjà hospitalisés, des gens dont la condition les avait amenés à l’urgence, les femmes enceintes au 3e trimestre et les personnes qui les accompagnent. 

On inclut également les professionnels de la santé et les ambulanciers symptomatiques qui peuvent être en contact avec ces patients, de même que tous les premiers répondants, pompiers, policiers et fournisseurs de services essentiels. 

On cible par ailleurs les aînés et le personnel des CHSLD et RPA qui les hébergent, ainsi que ceux qui sortiraient d’un centre hospitalier pour y être relocalisés. Même chose pour d’autres milieux à risques comme les refuges pour itinérants ou les milieux carcéraux.

Le directeur de santé publique se réserve également la possibilité d’autoriser des tests sur des personnes non visées par les catégories précédentes pour améliorer les enquêtes en cas de nouvelles éclosions.

On se réserve enfin des tests pour pouvoir lever l’isolement de patients vulnérables ainsi que de tous les travailleurs de la santé qui ont été infectés.

«Pour monsieur et madame Tout-le-Monde qui a des symptômes, ils peuvent toujours appeler pour avoir un rendez-vous dans une clinique d’évaluation, mais il se peut qu’on leur dise simplement de rester chez eux», résume le Dr Poirier. 

«Si par contre ils ont besoin de voir un médecin ou une infirmière, et que votre médecin ou votre infirmière n’est pas bien équipé pour se protéger contre vous ou votre maladie, on va vous envoyer dans une clinique adéquate», assure-t-il.

Le Québec est outillé pour procéder à quelque 6000 tests par jour. Près de 14% des 143 174 tests réalisés jusqu’ici dans la province étaient positifs.

Un numéro, six adresses

Pour prendre rendez-vous à sa clinique désignée d’évaluation, le numéro à retenir est le 1-877-644-4545. Il ne faut pas hésiter à laisser un message et un retour d’appel sera fait dans un délai inférieur à 24 h, assure-t-on dans un communiqué.

La CDÉ de Sherbrooke est située à la Clinique médicale du Sommet, au 1280 rue King Est, et celle de Magog est située au Centre d’éducation des adultes des Sommets, au 350 rue Saint-David.

À Granby, elle est située au Cégep, 235 rue Saint-Jacques et à Cowansville, on la retrouve à la Clinique médicale du 101 rue Albert. 

Les centres de tests des hôpitaux d’Asbestos et du Granit restent en activités.