Un point de contrôle des policiers de Gatineau au pont Champlain, lundi matin.
Un point de contrôle des policiers de Gatineau au pont Champlain, lundi matin.

Entre 5 et 10% des automobilistes refoulés à la frontière Québec-Ontario

La police de Gatineau a fait rebrousser chemin à environ 1500 automobilistes qui voulaient voyager entre le Québec et l’Ontario, vendredi, samedi et dimanche.

La volonté des autorités sanitaires de réduire les déplacements non essentiels entre les deux villes s’est traduite - à Gatineau - par l’aménagement de points de contrôle sur les liens interprovinciaux.

Des agents gatinois interceptent les automobilistes sur les ponts Alexandra, Champlain et Portage, la traverse des Chaudières ainsi qu’au traversier de Masson-Angers-Cumberland.

Vendredi, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a fait rebrousser chemin à 450 des 9 000 automobilistes (5%) qui se dirigeaient vers Gatineau ou Ottawa.

La proportion était plus élevée samedi et dimanche.

Le SPVG confirme avoir intercepté entre 5000 et 6000 véhicules par jour, cette fin de semaine. Les agents ont retourné en moyenne 10% des véhicules (entre 500 et 600 véhicules).

La Sûreté du Québec, qui est entre autres responsable de contrôler la circulation entre les deux provinces sur le pont Cartier Macdonald-Cartier (autoroute 5), n’a pas dressé le bilan de ses activités, lundi.

Par ailleurs, la police de la MRC des Collines n’a pas voulu fournir de statistiques sur les déplacements refusés aux automobilistes qui voulaient se déplacer entre les différentes MRC de l’Outaouais pendant la même période. Les MRC situées en périphérie de Gatineau comptent plusieurs chalets et résidences secondaires.

Mercredi, la présidente de la Conférence des préfets de l’Outaouais et préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, a expliqué que plusieurs personnes affluaient dans les villages de sa région. «C’est surtout des villégiateurs de l’Ontario, mais dans (la MRC) Papineau, ça vient surtout de Montréal», avait-elle résumé. Les représentants des zones rurales étaient de ceux qui demandaient un resserrement des mesures pour limiter les déplacements entre les zones urbaines et rurales.