Certains choisissent de peindre des arc-en-ciel ou des masques sur leurs roches en référence à la pandémie de la COVID-19.
Certains choisissent de peindre des arc-en-ciel ou des masques sur leurs roches en référence à la pandémie de la COVID-19.

Des parcelles de bonheur sur votre chemin

Ce printemps, la chasse aux arcs-en-ciel s’avère une activité à la mode pour se changer les idées. Petits et grands arpentent les rues de leur quartier à la recherche de créations multicolores dont la vue fait sourire et rappelle que « ça va bien aller ». Ces parcelles de bonheur ne se trouvent toutefois pas qu’aux fenêtres des chaumières; elles peuvent aussi bien se trouver un peu partout grâce au mouvement Arochemoiunsourire, qui célébrera ses deux ans d’existence le 11 mai prochain.

Pour son initiatrice, Sophie Côté, la pandémie actuelle permet de souligner cet anniversaire de belle façon, alors que la population s’est approprié le mouvement qui consiste à peindre des roches et à les cacher un peu partout à l’attention de son entourage ou de purs étrangers pour répandre bonne humeur et solidarité en ces temps incertains.

Accueillant d’ordinaire une dizaine de nouveaux abonnés chaque semaine, la page Facebook Arochemoiunsourire en a vu plus d’une centaine adhérer au mouvement ces derniers jours. Un nombre qui continue d’augmenter, alors que certains choisissent de peindre des arcs-en-ciel ou des masques sur leurs roches en référence à la pandémie de la COVID-19.

«Mon mouvement a vraiment bondi depuis le confinement !, lance Mme Côté. Je suis heureuse de voir que plusieurs personnes l’ont adopté !»

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«Je pense que les gens sont encore plus soucieux de prendre soin les uns des autres. C’est leur manière de se sentir impliqués comme acteur de changement à travers cette crise. Un genre de support social informel. Il y a eu des roches de déposées au CHG pour remercier le personnel, dans les épiceries aussi... Je trouve que c’est rassembleur dans une période où on manque tous de contact humain. Une manière d’être ensemble sans l’être réellement», ajoute-t-elle, touchée de voir que son initiative fait des petits un peu partout.

L’idée est simple: il suffit de peindre de petites roches, recueillies ici et là, au gré de son imagination. Une fois embellies, celles-ci peuvent être offertes en cadeau ou disposées un peu partout afin de faire une agréable surprise à quiconque passerait par là.

C’est notamment le cas à Ange-Gardien, où Julie Lamothe a décidé de semer de la joie avec la complicité de sa fille Magalie, avec qui elle peint et dissimule plusieurs roches. Comme plusieurs autres, elle a été séduite par la simplicité du mouvement.

«Je me cherchais un passe-temps et j’ai découvert le mouvement il y a deux semaines. J’adore !», raconte-t-elle.

Accessible et apaisant

L’idée est simple: il suffit de peindre de petites roches, recueillies ici et là, au gré de son imagination. Une fois embellies, celles-ci peuvent être offertes en cadeau ou disposées un peu partout afin de faire une agréable surprise à quiconque passerait par là.

La personne qui découvre une roche peinte est ensuite invitée à la prendre en photo et à partager celle-ci sur la page Facebook d’Arochemoiunsourire et de perpétuer le mouvement, soit en laissant la roche en place, en la plaçant ailleurs ou à l’offrir, soit en peignant à son tour de nouvelles roches.

Une activité peu coûteuse qui procure de la joie à celui qui décore la roche et à celui qui la retrouve, et qui peut être pratiqué par des gens de toutes origines et de tous âges. «C’est apaisant de peindre, note Mme Côté. C’est aussi quelque chose qu’on peut faire seul ou en famille dans une période où on doit rester chez soi. Des mamans m’ont dit que ça encourageait leur enfant à aller marcher au cas où ils trouveraient une roche. Pour d’autres, ce sont les enfants qui demandent à leur parent de faire cette activité.»