Après des mois d’inactivité en raison de la pandémie de COVID-19, les salons de coiffure ont officiellement pu rouvrir leurs portes lundi partout au Québec.
Après des mois d’inactivité en raison de la pandémie de COVID-19, les salons de coiffure ont officiellement pu rouvrir leurs portes lundi partout au Québec.

De nouvelles façons de travailler dans les salons de coiffure

Après des mois d’inactivité en raison de la pandémie de COVID-19, les salons de coiffure ont officiellement pu rouvrir leurs portes lundi partout au Québec. Des salons de l’Outaouais ont donc pu reprendre leurs activités, tant et aussi longtemps qu’ils respectent les consignes gouvernementales en matière de distanciation physique.

Le salon Coiffure NU, situé sur le boulevard Gréber à Gatineau, fêtait son 15e anniversaire lundi. Cette réouverture, bien qu’elle comporte son lot d’ajustements, est un beau cadeau pour le propriétaire de l’entreprise, Elie Zeinoun.

« Ça fait du bien d’être de retour au travail, ça donne l’impression que la vie reprend un peu son cours », a-t-il souligné au Droit.

M. Zeinoun est conscient qu’il ne s’agit pas d’un retour à la normale et il assure que lui et ses employés suivent les directives de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) afin d’assurer un environnement sécuritaire à ses clients.


« Il nous reste quelques disponibilités au mois de juin, mais pour la plupart c’est complet. Même au mois de juillet on est déjà presque pleins à craquer, mais il reste quelques disponibilités. »
Elie Zeinoun

« On travaille par rendez-vous, ça nous permet de mieux gérer l’achalandage et respecter la distanciation physique. Aussitôt que le client entre, on a une table avec du Purell. On en a aussi sur toutes les stations de coupe. Nos stations sont séparées avec du plexiglas. »

M. Zeinoun affirme que les directives de la CNESST changent complètement la façon de travailler.

« Tous les employés portent des masques et des visières. On doit aussi désinfecter les chaises, changer nos sarraus et se laver les mains après chaque client. Ça nous demande plus de temps, on doit prendre le temps de bien nettoyer. Donc on prend un peu moins de clients, mais la sécurité est plus importante. »

Deux mois occupés

Le téléphone n’arrête pas de sonner chez Coiffure NU, depuis l’annonce de la réouverture des salons de coiffure la semaine dernière, si bien que le carnet de réservations affiche quasi complet pour les deux prochains mois.

« Il nous reste quelques disponibilités au mois de juin, mais pour la plupart c’est complet. Même au mois de juillet on est déjà presque pleins à craquer, mais il reste quelques disponibilités. »

« Notre priorité était d’abord de rappeler les clients qui ont manqué leurs rendez-vous durant les deux mois de confinement. Ensuite, nous avons commencé à accepter les nouveaux rendez-vous », poursuit-il.

Bien que les salons de coiffure aient officiellement repris leurs activités au Québec, ils demeurent pour le moment fermé en Ontario.

Les Ontariens qui ont besoin d’une coupe de cheveux n’ont donc d’autres choix que de traverser la frontière. M. Zeinoun préfère voir cette situation d’un bon œil.

« J’ai déjà booké beaucoup de rendez-vous avec des gens de l’Ontario. Il y en a énormément. De la façon que je vois ça, ça m’apporte une nouvelle clientèle que je n’avais pas avant. »