La période des Fêtes se passera cette année sans le service de raccompagnement d’Opération Nez rouge.
La période des Fêtes se passera cette année sans le service de raccompagnement d’Opération Nez rouge.

COVID: Nez rouge dans un cul-de-sac

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Qui l’eut cru? La période des Fêtes se passera cette année sans le service de raccompagnement d’Opération Nez rouge. Une première depuis sa fondation en 1984.

Opération Nez rouge ne pourra tenir ses activités en décembre comme il l’a fait au cours des 36 dernières années. Un constat auquel doit se résoudre l’organisation malgré les efforts pour trouver des solutions à la mise en place d’un service fonctionnel dans un contexte de pandémie.

«Depuis mars, on travaille avec la Direction de la santé publique pour savoir comment on peut opérer, lance Aurélie Lévy, directrice des communications. C’est une logistique qui est assez complexe. Nous sommes rendus en octobre et nous devions prendre une décision dans les conditions sanitaires actuelles. On s’est rendu compte que ça ne pouvait s’appliquer sur le terrain, surtout que les règles sont différentes d’une région à l’autre», ajoute-t-elle.

L’an passé, l’organisme a effectué, au Québec seulement, 52 562 accompagnements. Ils sont 38 475 bénévoles à avoir participé à cette réussite dans toutes les régions de la province.

La suspension du service en 2020 n’entraîne pas la disparition de Nez rouge de l’espace public pour la période des Fêtes, précise Mme Lévy. «On veut rester dans l’esprit des Québécois. On va quand même annoncer une campagne de sensibilisation à la fin novembre avec des nouveaux outils. On va être beaucoup plus présent virtuellement.» Les détails seront connus à la fin novembre.

Certains pourraient penser que c’est un moindre mal dans la mesure où les services de l’organisation auraient été moins sollicités en raison de la COVID, qui met en suspens la possibilité de tenir des rencontres comme les traditionnels «partys de bureau». «Ça n’a jamais fait partie de notre réflexion. Peu importe le nombre d'accompagnements, si une communauté souhaite offrir le service, nous l’aidons», conclut Mme Lévy.

Par voie de communiqué, le directeur général de Nez rouge, Jean-Philippe Giroux, n’a pas caché sa déception. «Notre choix a été longuement réfléchi et ce n’est pas sans émotion que nous l’avons arrêté. Nous sommes convaincus que de belles actions resteront possibles durant le temps des Fêtes et, d’ici là, nous rappelons à tous de planifier leur retour à la maison de façon sécuritaire.»