Le premier ministre François Legault à L’Assemblée nationale, mardi   
Le premier ministre François Legault à L’Assemblée nationale, mardi   

COVID-19: Legault n’exclut pas d’intervenir dans les résidences privées

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC - Le gouvernement Legault examine la possibilité de se donner les moyens d’intervenir dans les résidences privées, pour mieux freiner la propagation du virus de la COVID-19.

Les partys entre amis et les rassemblements en famille dans les résidences privées sont devenus la principale source de transmission du virus et «le plus grand défi» actuellement au Québec, a déploré mercredi le premier ministre François Legault, en point de presse.

Or, l’État ne peut pas faire intrusion dans une résidence privée sans avoir obtenu un mandat.

M. Legault a dit avoir des discussions présentement avec le ministère de la Sécurité publique et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour éventuellement contourner cette difficulté et «voir comment on pourrait éventuellement travailler» dans les maisons privées.

«On n’exclut rien», a-t-il dit, en constatant que «le principal problème» à endiguer n’était pas la transmission dans les bars, ni les manifestations anti-masques, mais bien la transmission dans les maisons.

Sauf que «c’est pas simple d’aller intervenir dans les maisons» en vue de faire appliquer des mesures sanitaires, a-t-il reconnu, rappelant que le Québec était une société de droit.

«Est-ce qu’on demande aux policiers de rentrer sans mandat dans les maisons? C’est pas simple», a-t-il constaté, à la recherche des moyens d’éviter qu’une deuxième vague de pandémie déferle sur le Québec.

Déjà, depuis des semaines, le nombre de cas ce cesse d’augmenter, une situation «inquiétante», a dit M. Legault.