La directrice régionale de l'EEQ, Ann Delarosbil, entourée de François Renaud, président de l'institution, ainsi que de Michel Fortin, directeur général.

COVID-19: l’École des entrepreneurs veut donner accès à des experts

La pénurie de main-d’oeuvre était encore le sujet de l’heure, il y a tout juste une semaine, à l’École des entrepreneurs du Québec (EEQ) à Gatineau. «On parlait que de ça, nos formations portaient beaucoup là-dessus, mais là on s’entend que l’enjeu vient de changer», lance la directrice régionale, Ann Delarosbil.

Le milieu des affaires ne fait que commencer à constater l’ampleur des impacts de la crise du nouveau coronavirus sur les entreprises et les travailleurs. Personne ne peut prédire où cela va s’arrêter. Il est encore plus hasardeux de s’avancer sur l’état du milieu économique au sortir de cette crise. 

Pour l’instant, le mieux qui peut être fait c’est de répondre à l’urgence de la situation et c’est exactement ce que va tenter de réaliser l’École des entrepreneurs du Québec au cours des prochaines semaines. «On travaille pour les entrepreneurs et là, ça ne va plus du tout, affirme Mme Delarosbil. Il faut qu’on soit là pour eux, pour les appuyer.»

Le projet est encore embryonnaire, mais l’idée est bien lancée. «J’ai proposé à ID Gatineau que l’école mette sur pied des panels d’experts qui pourront répondre aux nombreuses questions des entrepreneurs, explique Mme Delarosbil. Un premier essai sera réalisé, la semaine prochaine, auprès des 14 entrepreneurs qui étaient inscrits pour le parcours sur les ressources humaines.


« La moitié des entreprises qui étaient inscrites ont déjà mis la moitié de leurs employés à pied, note-t-elle C’est un peu la panique. »
Ann Delarosbil, directrice régionale de l'École des entrepreneurs du Québec

«La moitié des entreprises qui étaient inscrites ont déjà mis la moitié de leurs employés à pied, note-t-elle C’est un peu la panique. Il y a des enjeux auxquels nous devons répondre dans l’immédiat. Par la suite on va tenter de mettre sur pied avec nos partenaires d’autres panels d’experts sur une série de sujets.»

Ainsi, l’EEQ pourrait très bien organiser, au cours des prochaines semaines, une série de visioconférences avec, par exemple, des experts de l’exportation et de l’importation. Des avocats spécialisés dans le droit du travail, d’autres spécialistes dans le domaine de la santé et la sécurité, ou encore des firmes de relation publiques qui font de la gestion de crise pourraient être appelés à venir répondre aux questions qu’auront les entrepreneurs de la région.

«On ne pourra pas répondre à l’ensemble des demandes de la population entrepreneuriale dès la semaine prochaine, mais on va tenter d’élargir notre offre pour les prochaines semaines, indique Mme Delarosbil. Il est trop tôt pour promettre quoi que ce soit aujourd’hui, mais c’est sur quoi nous allons travailler dans les prochaines semaines.»