Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, le ministre Roberge affirme que «l'enjeu central» de la rentrée est de «détecter, isoler et contenir efficacement» les cas de COVID-19.
Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, le ministre Roberge affirme que «l'enjeu central» de la rentrée est de «détecter, isoler et contenir efficacement» les cas de COVID-19.

Activités artistiques et sportives : le ministre Roberge tente de calmer le jeu

Caroline Plante
La Presse Canadienne
QUÉBEC — Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, tente de calmer les esprits après avoir reporté toutes les activités parascolaires qui regroupent des élèves ne provenant pas du même groupe-classe.

Cette consigne a semé l'émoi dans le réseau scolaire jeudi, en pleine rentrée, puisqu'elle vient aussi mettre un frein à plusieurs programmes particuliers, concentrations et profils.

Une pétition mise en ligne, titrée «Du sport pour tous à l'école», avait récolté 43 000 signatures vendredi matin. Une manifestation est également prévue vendredi à la Place George V, à Québec.

Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, le ministre Roberge affirme que «l'enjeu central» de la rentrée est de «détecter, isoler et contenir efficacement» les cas de COVID-19.

La consigne pourrait être revue d'ici quelques semaines si le retour en classe se déroule bien, a-t-il précisé.

«Si […] la rentrée a peu d'effet sur le portrait épidémiologique, nous serons en mesure de proposer des assouplissements qui permettront aux écoles actuellement incapables de mettre en place leur offre habituelle de le faire», a-t-il déclaré.

«Ainsi, les programmes sport-études, arts-études, le sport interscolaire et les activités parascolaires qui n'auront pas pu être offerts dans certaines écoles dès la rentrée pourraient y être réintégrés pour permettre aux élèves de retrouver leur passion.»

Jeudi, le député libéral et ex-hockeyeur Enrico Ciccone avait vivement dénoncé «l'incohérence» de cette mesure, annoncée à la toute dernière minute, alors que les jeunes reprenaient le chemin de l'école.

Il a appelé le ministre à expliquer la différence entre une équipe sportive scolaire et civile, soulignant qu'en réalité, les jeunes pourront continuer à pratiquer leur sport au civil, en dehors des murs de l'école.

M. Ciccone avait aussi fait valoir que le sport étudiant motivait les élèves, tout en combattant la sédentarité.