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Monde

L'alcool, «essentiel» en période de confinement?

MONTRÉAL — L'alcool, denrée de première nécessité en temps de coronavirus? Si certains pays l'ont interdit, d'autres ont choisi de laisser ouverts les magasins spécialisés. Pour des raisons économiques, sanitaires ou parce qu'un «verre de vin peut aider» à supporter le confinement.

Contrairement à l'Afrique du sud qui en a banni la vente, de nombreux pays européens ou nord-américains ont autorisé les magasins spécialisés à rester ouverts au même titre que les commerces «essentiels» comme les supermarchés ou les pharmacies.

Au Canada, c'est également le cas des boutiques de cannabis, drogue douce légale depuis fin 2018.

Au Québec, le premier ministre François Legault a justifié cette décision -saluée par les consommateurs mais décriée par un syndicat inquiet des risques de contamination- par le risque de «chaos» en cas de fermeture. Tout en ajoutant que «parfois, un verre de vin peut aider» à réduire le stress.

«Si on avait fermé les magasins vendant de l'alcool, il y aurait eu une perte potentielle de revenus importants pour les gouvernements», confirme à l'AFP Catherine Paradis, analyste au Centre canadien sur les dépendances et l'usage des substances, précisant que la vente d'alcool rapporte chaque année environ 411 dollars par Canadien à l'État.

En raison du confinement, «tout le monde a un peu l'impression qu'on est vendredi ou samedi tout le temps», constate cette experte, notant une hausse de la consommation d'alcool au sein de la population.

Industrie juteuse, la Société des Alcools du Québec (SAQ) a versé 1,146 milliard de dollars canadiens (738 millions d'euros) au Trésor public québécois en 2019. Elle connaît actuellement une fréquentation en magasins similaire à celle «au cours des semaines qui précèdent Noël» et des commandes en ligne «comparables au Vendredi noir».

«Très, très dangereux»

De l'autre côté de la frontière, le gouverneur de New York, épicentre de l'épidémie aux Etats-Unis, a lui aussi placé les magasins de vins et spiritueux sur la liste des commerces jugés "essentiels".

L'association des magasins d'alcool de l'État de New York a confirmé que les ventes avaient sensiblement augmenté. «D'une certaine façon, nous aidons l'économie», a assuré son président, Stefan Kalogridis à l'AFP.

De plus, la fermeture des magasins d'alcool pourrait conduire à une augmentation de l'anxiété et du stress auprès de nombreux consommateurs d'alcool, notent plusieurs experts.

En cas de sevrage forcé, les personnes dépendantes peuvent ressentir durant plusieurs jours des effets secondaires: tremblements, insomnies, nausées, etc.

«Quelqu'un qui du jour au lendemain ne pourrait plus consommer [d'alcool] pourrait avoir de graves complications, surtout si la personne est confinée chez elle, c'est très très dangereux», assure à l'AFP Anne-Elizabeth Lapointe, directrice du Centre québécois de lutte aux dépendances.

Vodka après le sauna 

En période d'épidémie, l'alcool peut aussi avoir des utilités plus inédites.

En France, où les cavistes ont pu rester ouverts, l'alcoolier Pernod Ricard, numéro deux mondial du secteur, puis Bacardi, ont été parmi les premiers à convertir une partie de leur production en gel hydroalcoolique.

Le marché noir participe aussi à l'effort de «guerre»: en Pologne, près d'un demi-million de litres de vodka de contrebande et d'alcool pur, produit illégalement, sont utilisés comme désinfectant dans la lutte contre le coronavirus, au lieu d'être détruits.

De l'autre côté de la frontière, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a même préconisé de boire un verre de vodka de 100 ml après un passage au sauna, comme remède miracle contre le coronavirus.

La Russie, longtemps considérée comme l'un des pays où l'on boit le plus au monde selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), n'a pas pris de restrictions ni annoncé de mesures spéciales.

À l'inverse de la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam, qui a ordonné à tous les restaurants et bars de ne plus en servir, au motif qu'un accès facile à l'alcool pourrait nuire aux recommandations visant la distanciation sociale.

«Parfois les gens deviennent un peu plus proches lorsqu'ils sont ivres, ce qui augmente le risque d'infection», a-t-elle expliqué.

«Le risque le plus inquiétant», s'alarme Catherine Paradis, est celui d'une «augmentation de la violence familiale et de la violence entre conjoints».

Pour limiter celles-ci, le Groenland a provisoirement interdit la vente d'alcool dans sa capitale Nuuk et sa région, le fléau étant majoritairement lié à la consommation d'alcool et de stupéfiants.

Monde

L'Allemagne mise sur les portables et le bluetooth contre l'épidémie

BERLIN — Viscéralement attachée à la protection des données personnelles, l'Allemagne pourrait cependant franchir le pas de l'utilisation des téléphones portables et du bluetooth pour endiguer la pandémie de nouveau coronavirus.

Même Angela Merkel - qui fait souvent référence à sa jeunesse dans une Allemagne de l'Est communiste sous surveillance -, a déclaré mercredi que si cela s'avérait être un moyen efficace pour suivre la propagation du virus elle serait «bien sûr prête à l'utiliser pour» elle-même.

Avec une politique de tests à grande échelle et un nombre de décès officiellement liés à la COVID-19 contenus à ce stade à moins de 900, l'Allemagne semble pour le moment mieux faire face à la pandémie que nombre de ses voisins européens.

Elle a pu à ce jour échapper au confinement strict et généralisé mis en place en France, Italie ou Espagne.

Le gouvernement prépare désormais la phase suivante, avec un éventuel relâchement à partir de fin avril des mesures de distanciation sociale et de fermetures de lieux publics.

Mais, prévient le ministre de la Santé, Jens Spahn, «pour que cela soit possible, nous devons être en mesure d'identifier et de joindre très rapidement toutes les personnes en contact avec une personne infectée».

«Facteur-clé»

Le gouvernement a dû reculer devant le tollé suscité mi-mars par son idée initiale d'utilisation des données.

Les opérateurs de téléphonie mobile auraient dû fournir les données des quelque 46 millions d'abonnés allemands pour identifier les contacts des malades. Une mesure intolérable dans un pays marqué par la surveillance et le fichage généralisé menés par le régime nazi puis, en Allemagne de l'Est, par la Stasi.

Le gouvernement a donc revu sa copie et devrait proposer un nouveau dispositif «dans les prochains jours», selon M. Spahn, qui fonctionnerait sur la base du volontariat.

Il s'agit d'une application qui stockerait pendant une quinzaine de jours, sans géolocalisation et en garantissant la protection des données, les interactions via bluetooth, qui transforme le téléphone en émetteur et récepteur de signaux.

Ainsi, si une personne est infectée, l'application enverra une notification à tous ceux qu'elle aura croisés dans les deux semaines précédentes, pour les avertir d'un risque de contamination. Seuls ceux qui auraient téléchargé l'application recevraient l'avertissement qu'ils ont pu être infectés par un malade dont l'anonymat sera préservé.

Ce dispositif s'inspire notamment d'un outil numérique utilisé à Singapour, où l'épidémie de COVID-19 a été contenue malgré la densité de population dans cette ville-État.

Il est développé par l'Institut allemand Fraunhofer Heinrich-Hertz (HHI) pour les télécommunications, qui travaille à ce projet avec l'Institut Robert-Koch, chargé de la veille épidémiologique.

«Le Fraunhofer HHI travaille sur une application qui permettra de stocker de manière anonyme la proximité et la durée des contacts entre personnes sur des téléphones portables au cours des deux dernières semaines», confirme à l'AFP une porte-parole de la société.

Un premier test devait être mené mercredi dans une caserne militaire berlinoise.

«Chaînes d'infection»

Cette utilisation de données personnelles, telle qu'elle est envisagée, a reçu le feu vert du Commissariat fédéral à la protection des données, sous certaines conditions.

«La collecte et l'évaluation de données personnalisées dans le but de briser les chaînes d'infection ne peuvent avoir lieu qu'avec le consentement des citoyens», déclare à l'AFP le Commissaire Ulrich Kelber.

«Ces données devront n'être conservées que pendant une période limitée et clairement définie, et uniquement dans le but de lutter contre la pandémie. Après cela, elles devront être supprimées», exige-t-il.

Pour M. Kelber, une surveillance à grande échelle sur le modèle chinois n'est pas possible en Allemagne, qui ne dispose «pas d'infrastructure technologique de surveillance comparable» ni, «surtout, de lois qui permettent» une telle surveillance.

Le parti de gauche radicale Die Linke juge lui que le développement de cette technologie devrait être complété par un nombre de tests encore plus important que les 500 000 réalisés chaque semaine. «Sinon, cette application risque de provoquer la panique, sans aucune utilité», met en garde Die Linke.

L'idée d'utiliser les données téléphoniques semble faire son chemin dans l'opinion publique. Un Allemand sur deux (50%) y est favorable, contre 38% qui la jugent inappropriée, selon un sondage Yougov.

Monde

Où en est-on dans les expérimentations de traitements contre la COVID-19?

PARIS — Études, essais, usages : que sait-on de la chloroquine et son dérivé l'hydroxychloroquine, actuellement expérimentées dans plusieurs pays, aux côtés d'autres molécules, contre la COVID-19?

Qu'est-ce que c'est?

C'est un dérivé synthétique de la quinine prescrit depuis plusieurs décennies contre le paludisme, un parasite véhiculé par le moustique.

La chloroquine est commercialisée sous plusieurs noms selon les pays et les laboratoires: Nivaquine ou Resochin par exemple.

Il existe un dérivé, l'hydroxychloroquine, mieux toléré, connu en France sous le nom de Plaquénil, utilisé contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

Pourquoi suscitent-elles de l'espoir?

Dans l'attente d'un hypothétique vaccin, sans doute pas disponible avant au moins un an, des scientifiques testent des médicaments existants et leur combinaison pour trouver au plus vite un traitement.

Par rapport à d'autres molécules, la chloroquine et l'hydroxychloroquine ont l'avantage d'être déjà disponibles, bon marché et bien connues.

Avant même la pandémie de SARS-CoV-2, leurs propriétés antivirales ont fait l'objet de nombreuses études, in vitro ou sur des animaux et sur différents virus.

«Il est connu depuis bien longtemps que la chloroquine (C) et son dérivé l'hydroxychloroquine (HC) inhibent in vitro la réplication» de certains virus, rappelle Marc Lecuit, chercheur en biologie des infections à l'Institut Pasteur.

«Comme attendu», des tests ont confirmé récemment qu'elles avaient bien «une activité antivirale sur le SARS-CoV-2 in vitro» poursuit-il.

Mais «cela n'implique pas nécessairement que ces drogues ont une activité antivirale in vivo chez l'être humain», note-t-il, citant «moult essais décevants» sur le virus de la dengue (pas de bénéfice) ou du chikungunya (la molécule «aide» le virus à se développer).

La polémique scientifique

Plusieurs publications, chinoises et françaises, font part de résultats positifs sur des patients atteints de la COVID-19.

En France, le Pr Didier Raoult et son équipe à l'Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée infection ont conclu, dans deux publications (sur une vingtaine de patients puis 80), à «l'efficacité de l'hydroxychloroquine associée à l'azithromycine dans le traitement de la COVID-19».

Mais de nombreux scientifiques et l'Organisation mondiale de la Santé pointent les limites de ces études, car elles n'ont pas été menées selon les protocoles scientifiques standards: tirage au sort des patients, médecins et patients ignorant qui reçoit le traitement, résultats publiés dans une revue scientifique à comité de lecture indépendant, etc.

Preuve de la complexité du sujet, deux études cliniques chinoises (une début mars et une mardi) arrivent à des conclusions différentes: pas d'efficacité particulière pour la première, tandis que la deuxième affirme que l'hydroxychloroquine a bien un «potentiel» dans le traitement de la COVID-19.

«Ces interrogations ne veulent absolument pas dire que l'HC n'a pas d'intérêt dans le traitement de la COVID»  mais «pour le savoir, il faut l'évaluer scientifiquement en suivant la méthodologie des essais cliniques», souligne Marc Lecuit.

Mercredi, l'Agence européenne du médicament a souligné que l'efficacité de la chloroquine et de l'hydroxycholoroquine «restaient à démontrer dans des études».

Les risques

Une partie de la communauté scientifique et les autorités sanitaires mettent en garde contre un engouement précipité pour ces substances.

«Une des conséquences inattendues peut être une pénurie de chloroquine pour les gens qui en ont besoin contre leur polyarthrite rhumatoïde par exemple», relève Peter Pitts, un ancien responsable de l'agence américaine du médicament FDA.

Après avoir observé des «difficultés d'accès» à l'hydroxychloroquine pour les malades chroniques, les autorités françaises ont même dû encadrer par décret sa vente et son usage.

De plus, les effets secondaires sont nombreux: nausées, vomissements, éruptions cutanées mais aussi atteintes dermatologiques, ophtalmologiques, cardiaques, psychiatriques... Un surdosage peut être dangereux, voire mortel.

Or la publicité faite à la substance peut inciter à l'automédication si des personnes en ont acheté avec des ordonnances de «complaisance» ou si elles avaient des médicaments à base de chloroquine ou d'hydroxychloroquine au fond de leur armoire à pharmacie.

Des cas d'hospitalisation en urgence après l'absorption de trop fortes doses ont aussi été signalés par exemple au Nigeria et, aux États-Unis, un homme est mort après avoir ingéré une forme de chloroquine destinée aux aquariums.

En France, l'Agence du médicament (ANSM) a averti lundi que les traitements testés contre la COVID-19 pouvaient entraîner des effets indésirables graves et ne devaient «en aucun cas» être utilisés en automédication, que ce soit l'hydroxychloroquine ou le Kaletra (un antiretroviral associant lopinavir/ritonavir).

L'ANSM a recensé une trentaine d'effets indésirables graves, la plupart intervenus à l'hôpital, dont «trois décès» suspects suite à l'utilisation d'un des ces traitements.

L'organisme a aussi mis en garde «en particulier» contre «l'association de l'hydroxychloroquine avec l'azithromycine pour traiter la maladie COVID-19, qui à ce jour n'a pas fait la preuve de son efficacité et expose à un risque majoré d'anomalie du système électrique du coeur».

Qui l'utilise contre la COVID-19?

Compte tenu de l'explosion de demandes de chloroquine et d'hydroxycholoroquine depuis plusieurs semaines, on peut supposer que des médecins dans le monde entier en ont prescrit contre la COVID.

De fait, elles sont administrées à des malades de la COVID-19 dans plusieurs pays du monde, en général à l'hôpital, selon des modalités différentes.

Mais elles ne devraient «être utilisées que pour des essais cliniques ou des programmes d'urgence» dans le cadre de protocoles stricts validés dans chaque pays, selon l'Agence européenne du médicament mercredi.

Aux États-Unis, où le président Donald Trump, très enthousiaste, a évoqué un «don du ciel», la FDA vient d'autoriser l'utilisation, uniquement à l'hôpital, de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine contre la COVID-19, «de manière adaptée, quand un essai clinique n'est pas disponible ou faisable».

Au Sénégal, la moitié des malades recensés du coronavirus, soit une cinquantaine de patients se sont vus prescrire de l'hydroxychloroquine en milieu hospitalier, tandis que la Grèce a relancé sa production et que le Maroc souhaite y recourir pour «les cas confirmés», l'Algérie pour les «cas aigus».

En France, le Pr Raoult a promis publiquement de distribuer une combinaison d'hydroxycholoroquine et d'azythromicine à «tous les patients infectés» et certains médecins et responsables politiques appellent à administrer largement cette molécule au nom de l'urgence sanitaire.

Mais les autorités sanitaires françaises ont restreint l'usage de l'hydroxychloroquine (mais aussi des antiviraux lopinavir/ritonavir) à l'hôpital uniquement et seulement pour les cas graves.

Parallèlement sont lancés des essais cliniques destinés à tester son efficacité selon un protocole respectant la stricte orthodoxie scientifique.

Le CHU d'Angers en France va lancer ainsi une étude sur 1 300 patients (Hycovid), menée avec 32 autres hôpitaux nationaux.

Un essai européen baptisé Discovery a été lancé dans plusieurs pays, pour tester quatre traitements, dont l'hydroxycholoroquine, sur 3 200 patients dont 800 cas graves en France. De premières évaluations sont attendues en fin de semaine.

L'OMS doit aussi lancer un vaste essai clinique international.

Football

Football: le rôle de recruteur durant la pandémie

TORONTO — La pandémie de la COVID-19 a forcé Brian Ramsay et l'Association des joueurs de la LCF à adopter des rôles d'éducateurs.

Alors que la menace d'une saison 2020 écourtée augmente chaque jour en raison de la pandémie, le syndicat rassemble l'information quotidiennement sur les subventions du gouvernement qui pourraient être disponibles pour les joueurs.

«Depuis le début de la crise, nous servons de ressource, a dit Ramsay, plus tôt cette semaine. Ce qui est difficile par contre, c'est quand vient le temps de donner des directives claires.

«Notre travail existe pour faciliter les choses et éduquer nos membres, mais la décision d'appliquer pour une subvention appartient aux joueurs et c'est le gouvernement qui contrôle si elle sera remise ou non.»

La Ville de Calgary a porté un dur coup aux espoirs de la LCF de lancer sa saison comme prévu le 11 juin. Vendredi, elle a annoncé l'annulation de tous les événements publics jusqu'au 30 juin.

Les Stampeders de Calgary devaient accueillir les Roughriders de la Saskatchewan lors d'un match préparatoire le 30 mai. Ils devaient ensuite lancer leur campagne en accueillant les Alouettes de Montréal le 12 juin, puis les Lions de la Colombie-Britannique le 18 juin.

Le syndicat et la LCF continuent de discuter des plans pour la saison 2020. Le circuit a déjà repoussé de manière indéterminée le début de camps des recrues, prévu le 13 mai, et des camps réguliers, quatre jours plus tard.

Présentement, les joueurs de la LCF ne sont pas admissibles à l'aide gouvernementale puisque la saison n'est pas commencée et qu'ils sont payés seulement pendant la campagne. Pour réclamer de l'assurance chômage, par exemple, la personne doit avoir été sans emploi pendant au moins sept jours consécutifs lors des 52 dernières semaines.

«Il y a beaucoup de questions sans réponse à l'heure actuelle, a reconnu Ramsay. Nous essayons de fournir un échéancier aux joueurs afin qu'ils soient bien préparés, mais ce n'est pas facile dans le contexte actuel.

«Et je parle ici autant de préparation physique pour le football que de préparation pour trouver un moyen supplémentaire d'avoir des revenus.»

Ramsay a noté que le syndicat avait ajouté sur son site web des informations sur des moyens possibles d'obtenir de l'aide gouvernementale, de même que sur la prévention contre la COVID-19. Ramsay a ajouté que tout joueur de la LCF devant toucher un bonus avant le début du camp sera payé tel que prévu.

Il a aussi affirmé que le syndicat a été informé que les joueurs pourront toucher de l'assurance chômage si nécessaire.

«Ce qui complique les choses, c'est que la situation évolue constamment, a noté Ramsay. Il y a un mois, la Prestation canadienne d'urgence n'existait pas.

«Nous essayons de trouver tous les moyens de financement possibles pour nos joueurs. Ils pourront ensuite faire une demande pour le meilleur programme selon leur situation.»

La Prestation canadienne d'urgence est un programme créé pour les Canadiens qui ont dû cesser de travailler en raison de la pandémie. Ce programme promet 500 $ par semaine pour une période pouvant aller jusqu'à 16 semaines.

Le gouvernement fédéral commencera à accepter les demandes pour la Prestation dès lundi.

COVID-19

La science inexacte derrière les projections sur la pandémie de COVID-19

TORONTO — Des experts en matière d'analyse de données mettent en garde contre une interprétation trop littérale des prédictions gouvernementales sur la trajectoire de la COVID-19.

En Ontario, vendredi, le dévoilement de chiffres vertigineux sur le nombre de morts attendues a coïncidé avec l'annonce d'autres mesures de distanciation et d'ardents plaidoyers pour que les citoyens s'isolent chez eux.

Le président et chef de la direction de Santé publique Ontario a déclaré que le fait de rester à la maison pourrait faire la différence entre 6000 morts ou 1600 morts à la fin du mois. Selon Peter Donnelly, environ 200 personnes de plus pourraient être épargnées si des mesures additionnelles sont implantées.

Les responsables de la santé publique ont également donné un aperçu de ce qui pourrait se produire au fil de l'épidémie, qui pourrait s'étirer sur une durée de de 18 mois à deux ans. Les autorités préviennent toutefois que ces scénarios à long terme sont plus incertains.

Le docteur Donnelly a soutenu que si l'Ontario n'avait pas agi, notamment en ordonnant la fermeture des écoles, jusqu'à 100 000 personnes auraient ultimement succombé à la COVID-19. Mais grâce aux diverses directives gouvernementales, le bilan se situera plutôt entre 3000 et 15 000 morts, a-t-il évalué.

Les experts en matière de pandémie soulignent que de telles projections ne servent pas à prédire l'avenir, mais bien à orienter les décideurs politiques et les systèmes de santé aux prises avec une crise grandissante.

Changer les prédictions? 

Lors de sa conférence de presse quotidienne, samedi, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué qu'on lui avait présenté toute une série de projections.

«Ce qui se produit dépend des choix que nous faisons chaque jour. Nous pouvons changer les prédictions», a-t-il déclaré.

Idéalement, ces données devraient également rassurer les citoyens à l'effet que leurs actions individuelles peuvent faire la différence, souligne Ashleigh Tuite, professeure d'épidémiologie à l'Université de Toronto.

Les autorités provinciales ne cessent d'exhorter la population à appliquer les mesures de distanciation à la lettre, évoquant les meilleurs et les pires scénarios qui, selon eux, dépendent largement du respect des directives.

«Nous sommes dans une situation où nous avons besoin de l'adhésion de tout le monde. Alors traiter les gens comme des adultes, avoir ces conversations et expliquer ce que nous savons et ce que nous ne savons pas (...), je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose», fait valoir Mme Tuite.

La modélisation des autorités ontariennes s'appuie sur plusieurs hypothèses et le docteur Donnelly a reconnu qu'il s'agit d'une «science très inexacte».

Aussi imparfaites soient-elles, ces estimations aident toutefois à répondre à de grandes questions qui pèsent sur les hôpitaux, avance Dionne Aleman, professeure en génie industriel à l'Université de Toronto. Quand peut-on atteindre le pic d'infections? Dispose-t-on d'assez de lits aux soins intensifs? Combien de ventilateurs seront nécessaires? Y a-t-il suffisamment d'infirmières?

La qualité d'un modèle dépend néanmoins de la qualité des données sur lesquelles il se base, et en temps de pandémie, «il est essentiellement impossible d'obtenir des données réelles», relève Mme Aleman.

Même avec des données solides, les modèles ne font que condenser l'information dont on dispose à un moment précis, souligne Ashleigh Tuite. À mesure que les chiffres évoluent, les conclusions changent aussi.

La professeure conseille de ne pas interpréter les projections comme des faits établis - et de ne pas les balayer du revers de la main si leurs prévisions ne se matérialisent pas.

«Les informations que nous obtiendrons la semaine prochaine pourraient modifier ces projections. Et c'est correct», martèle Mme Tuite.

«On l'a vu au Royaume-Uni où ils ajustent leurs estimations de la mortalité attendue. Ils ne les ajustent pas parce que leurs modèles étaient erronés en tant que tel. Ils les ajustent parce qu'ils ont des informations additionnelles, explique-t-elle. La capacité à se corriger ou à ajuster ses estimations, c'est à mes yeux le signe d'une bonne science.»

COVID-19

Les Canadiens encouragés à s'assurer que leurs droits sont respectés pendant le confinement

MONTRÉAL — Des militants des droits et libertés demandent aux Canadiens de s'assurer que leurs droits ne sont pas enfreints pendant le confinement provoqué par la pandémie de la COVID-19.

De nombreuses régions dans tout le pays ont déclaré l'état d'urgence, donnant accès aux autorités locales à de nouveaux pouvoirs et aux forces de l'ordre la possibilité de suivre les déplacements des gens via leur téléphone cellulaire. Certains croient que les citoyens doivent demeurer vigilants et observer la manière dont les autorités utilisent leurs nouveaux pouvoirs, tout en prenant en compte l'héritage possible de la pandémie.

L'avocate montréalaise en droits de la personne Pearl Eliadis a rappelé que malgré l'état d'urgence, «la Charte canadienne des droits et libertés n'a pas disparu».

«Le gouvernement a une plus grande marge de manoeuvre pour faire certaines choses en raison des pouvoirs d'urgence et nous devons tous respecter et accepter cette situation. Mais en même temps, les gens doivent connaître leurs droits selon la Charte», a-t-elle rappelé lors d'un récent entretien.

Au Québec

Vendredi, le directeur de la police de la ville de Québec a indiqué que ses agents avaient utilisé les données cellulaires et arrêté une dame infectée à la COVID-19 en mars puisqu'elle n'avait pas respecté les consignes de quarantaine volontaire. Robert Pigeon s'était défendu en disant que cette technique de géolocalisation était «absolument à notre disposition» pour suivre la suspecte.

«Nous avons probablement dû gérer le seul cas de non coopération au Québec en ce qui concerne une personne infectée par la maladie, avait dit M. Pigeon aux journalistes. Nous avons donc dû utiliser tous les moyens possibles pour la localiser.»

Le premier ministre québécois, François Legault, a indiqué vendredi que cette technique n'était pas encore autorisée, pour l'instant.

Le porte-parole de la Sécurité du Québec Guy Lapointe a affirmé vendredi à La Presse que selon l'état d'urgence sanitaire, les policiers n'avaient pas besoin d'un mandat signé par un juge pour suivre une personne en utilisant des techniques de géolocalisation. Ni Lapointe ni la police de Montréal n'a répondu à La Presse canadienne.

Un porte-parole du bureau du DPCP n'a pas voulu dire si un policier avait le droit d'utiliser la géolocalisation sans mandat, ajoutant qu'il n'était pas autorisé à commenter un dossier qui pouvait éventuellement se retrouver devant un tribunal.

L'avocate montréalaise Arij Riahi a affirmé qu'il y avait beaucoup d'inconnus dans les techniques utilisées par la police afin de remettre des contraventions, limiter les déplacements dans la province et leur manière pour obtenir les données cellulaires.

«Il faut que ça vienne avec un certain sens de responsabilité, a-t-elle dit en parlant de la collecte d'informations personnelles. Pendant combien de temps ça va durer? Où les données sont-elles conservées? Quand seront-elles effacées?»

Le porte-parole de la Ligue des droits et libertés Dominique Peschard a affirmé qu'il ne comprenait pas pourquoi un juge n'est pas rendu disponible pour réviser les demandes de la police pour collecter les données cellulaires - même pendant l'état d'urgence.

Il craint que la surveillance sans mandat devienne monnaie courante sans supervision, ouvrant la porte à de l'abus.

La Charte, a-t-il noté, permet une limitation des droits des citoyens, «mais ces limites doivent être raisonnables et justifiées dans une société démocratique libre».

Éducation

Des bourses d'urgence pour les étudiants sur le point d'abandonner

Tandis que les cours se poursuivent à distance dans la plupart des universités malgré les appels pour une reconnaissance des crédits, des établissements d'enseignement supérieur proposent une aide financière d'appoint pour les étudiants précarisés par la crise sanitaire au point de songer à abandonner leurs études.

L'Université du Québec à Montréal (UQAM) a annoncé vendredi la création d'un fonds d'aide d'urgence d'un montant initial de 300 000 $, à l'intention des étudiants dont la nouvelle situation financière «met en péril» la poursuite de leurs cours.

Cette aide «ponctuelle et temporaire» est destinée aux étudiants à temps plein, plus particulièrement ceux qui sont parents ou qui proviennent de l'étranger et qui ne bénéficient pas déjà de prêts et bourses.

Le fonds, auquel ont contribué plusieurs syndicats et associations de l'UQAM, doit seulement répondre aux besoins «immédiats et de première nécessité», c'est-à-dire pour se nourrir, pour couvrir des frais médicaux et pour se doter de la connexion internet nécessaire pour suivre les cours en ligne, précise-t-on.

Le montant alloué sera évalué «sur la base des besoins et des responsabilités de chacun», ajoute l'administration, qui lance un appel aux dons pour bonifier cette aide d'urgence.

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) - qui fait bande à part en considérant les cours comme terminés si une évaluation a déjà eu lieu - a tout de même amassé plus de 436 000 $ pour son propre fonds d'urgence.

Des pétitions circulent pour demander aux établissements universitaires de suivre l'exemple de l'UQAR, où les apprentissages se poursuivent sans exigences. Plusieurs dénoncent des cours remaniés à la hâte, dans un contexte déjà hautement anxiogène pour bien des étudiants, qui doivent composer avec des enfants à la maison, des mises à pied, une santé mentale fragilisée, une connexion internet qui laisse à désirer ou encore un emploi plus demandant que jamais dans les services essentiels.

Les fonds d'urgence se multiplient

L'Université Laval a pour sa part lancé il y a plus d'une semaine un fonds d'urgence pour les étudiants «ayant un déficit budgétaire actuel les empêchant d'assumer leurs besoins de première nécessité, qui se retrouvent temporairement dans une situation où il n'est plus possible de réduire davantage leurs dépenses, ni d'augmenter leurs revenus, et pour qui la poursuite des études peut être compromise». Un montant de jusqu'à 1500$ est alloué au cas par cas, en tenant également compte des prestations gouvernementales accordées.

À LIRE AUSSI: COVID-19: l’Université Laval débloque un fonds d’urgence pour ses étudiants en difficultés

Selon son site web, 500 000 $ ont d'abord été réunis et en date du 1er avril, près de 200 000 $ ont déjà été distribués. Des dons toutefois continuent de regarnir le fonds, tandis que le Bureau des bourses et de l'aide financière rapportait vendredi avoir reçu plus de 1850 demandes d'aide d'étudiants.

Depuis le 30 mars, l'Université de Sherbrooke accepte également les demandes d'aide financière d'urgence d'étudiants ayant perdu un emploi ou un stage dont ils dépendaient pour financer leurs études. Selon son site web, plus de 675 000 $ ont été recueillis jusqu'à présent, sur un objectif d'un million et demi.

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a réuni plus tôt cette semaine 330 000 $ en soutien financier «de dernier recours» pour les étudiants dont les difficultés financières les empêchent de subvenir à leurs besoins de première nécessité. Les responsables du fonds rapportent avoir reçu plus de 1000 demandes en moins de 24 heures après son déploiement.

À l'Université du Québec à Chicoutimi, l'administration et l'association étudiante offrent une aide d'urgence aux membres qui ont perdu une ressource financière à cause de la COVID-19 et éprouvent dorénavant de la difficulté à combler leurs besoins essentiels. On rapporte que 350 000 $ ont été amassés à cette fin, et que 220 étudiants ont déjà pu en bénéficier.

L'Université Concordia a elle aussi sollicité ses donateurs la semaine dernière en vue de créer un fonds d'urgence de 500 000 $, à l'intention des étudiants dont les besoins financiers «immédiats et nécessaires» soulevés par la pandémie ne peuvent pas être comblés par des formes d'aide gouvernementale. Les étudiants pourront soumettre leur demande en ligne à compter de lundi.

L'Université McGill invite pour sa part les étudiants ayant des «préoccupations financières immédiates» par rapport à des «frais de déplacement ou de subsistance» à soumettre une demande à son service d'aide financière habituel.

L'Université du Québec en Outaouais (UQO) et son association étudiante offrent également une aide d'urgence, distribuée en bonne partie «sous forme de bons d'achats».

Du côté de l'Université de Montréal, une annonce est attendue à ce sujet au cours de la prochaine semaine et les demandes pourront être déposées à partir de mercredi.

COVID-19

Justin Trudeau répondra aux questions des jeunes dimanche matin

OTTAWA — Des questions de Canadiens âgés de 6 à 13 ans sur la pandémie actuelle seront posées directement au premier ministre Justin Trudeau.

L'événement est organisé par MAJ, la section jeunesse de Radio-Canada, et par CBC Kids. Il sera diffusé sur les ondes de CBC/Radio-Canada et sur leurs plateformes numériques à 9 h.

Les segments, un dans chaque langue officielle, ont été enregistrés samedi après-midi. Chacun d'entre eux dure une dizaine de minutes.

M. Trudeau, qui est en isolement depuis plusieurs semaines, répond aux questions, assis dans les marches devant sa résidence officielle.

Le premier ministre est accompagné à distance par la Dre Theresa Tam, l'administratrice en chef de la santé publique du Canada.

Les enfants de partout au pays étaient invités à transmettre leurs questions à l'écrit ou en vidéo dans les derniers jours. Ils ont répondu à l'invitation en grand nombre. Plus de 4000 questions ont été reçues.

Selon Radio-Canada, les questions portent sur des préoccupations très concrètes des jeunes: le moment où ils retourneront à l'école, si M. Trudeau s'implique dans les projets scolaires de ses enfants, etc.

Le ministre québécois de la Famille, Mathieu Lacombe, s'était prêté à un exercice semblable il y a une semaine à l'invitation de Télé-Québec et la Coopérative nationale de l'information indépendante (CN2i), dont fait partie Le Soleil.

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Des enfants du Québec lui avaient notamment demandé s'ils peuvent inviter des amis pour une soirée pyjama, si leur chien peut attraper le coronavirus ou encore quand ils pourront revoir leurs amis et des membres de leur famille.

Politique

Le Bloc québécois veut élargir la subvention salariale aux entreprises

OTTAWA — Le Bloc québécois propose d'élargir la subvention salariale de 75% offerte aux entreprises afin de les aider à passer à travers la crise de la COVID-19.

Dans une lettre envoyée au premier ministre Justin Trudeau, le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, l'invite à considérer «l'ajout à la subvention salariale d'un pourcentage» qui couvrirait une part des coûts fixes d'opération pendant la suspension des activités des entreprises.

«En effet, les PME québécoises et canadiennes doivent assumer des dépenses récurrentes que la crise ne suspend pas. Ces dépenses compromettent la viabilité financière de nombreuses entreprises», fait valoir M. Blanchet par écrit.

En plus de la subvention salariale, le fédéral a présenté le Compte d'urgence pour les petites entreprises et organismes à but non lucratif afin de les aider à couvrir leurs coûts d'exploitation. Les organisations admissibles peuvent obtenir un prêt sans intérêt de 40 000 $ - dont 10 000$ qui pourrait être non remboursable.

«Les revenus que perdent ces industries, services et commerces durant la crise ne reviendront en général pas. Il est donc risqué pour ces entreprises de remplacer des liquidités générées par des ventes par des liquidités obtenues via le crédit», constate M. Blanchet, qui ajoute que cette charge ajoutée lors de la reprise des activités peut être «un danger réel».

Un Parlement réduit devrait être convoqué de nouveau pour adopter les mesures d'urgence pour les entreprises. Le programme de subvention salariale doit être mis en place d'ici trois à six semaines.

COVID-19

Bilan des cas pour Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches: l'Hôpital Jeffery Hale encore touché

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale annonce 29 nouveaux cas de COVID-19 dans la région en date de samedi. Trois membres du personnel et quatre usagers de l’Hôpital Jeffery Hale, un foyer d’éclosion du virus, sont parmi ces personnes nouvellement infectées. 

Le total de cas positifs s’élève à 309, on compte 32 hospitalisations et 13 personnes aux soins intensifs.

Il y a toujours un seul foyer d’éclosion dans la région et il s’agit de l’hôpital Jeffery Hale, au total 11 membres du personnel et 11 usagers sont contaminés. Le directeur régional de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Dr François Desbiens, a confirmé que des cas ont été répertoriés sur plusieurs étages, pas seulement dans le secteur des soins intensifs. Les quatrième et cinquième étages sont notamment touchés. On rappelle qu’une quarantaine d’employés ont été placés en isolement de façon préventive.

«Le personnel de soins dispose de tout l’équipement de protection prescrit, y compris les visières ou lunettes de protection requises qui sont disponibles pour les membres des équipes de soins», répète le CIUSSS. 

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale maintient aussi l’interdiction des visites de familles et de proches d’usagers en milieux hospitaliers, sauf pour des motifs humanitaires, notamment en soins de fin de vie, et à raison d’une seule personne à la fois. 

Le Dr Desbiens a voulu préciser que la région ne connaît aucune pénurie d’équipement de dépistage. La région n’a pas un nombre élevé de cas comparativement à d’autres régions populeuses, mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas assez de tests, dit-il.

«On ne teste pas moins qu’ailleurs. Si on a moins de cas, on n’est pas encore dans la situation que vit Montréal ou la Montérégie, ils ont eu des circonstances particulières de haute transmission et ça s’est propagé. Nous, on a eu une importation de cas de personnes qui revenaient de voyage et on commence à avoir quelques éclosions. C’est une question de circonstances, pas de tests.»

Arts et spectacles

Le temps en suspens à New York, raconte l’actrice sherbrookoise Christina Toth

On connaît New York comme la ville qui ne dort jamais. Depuis que la mégapole américaine est un nouvel épicentre de la pandémie de COVID-19, l’endroit a changé de rythme et le temps y est suspendu, raconte Christina Toth.

L’actrice originaire de Sherbrooke habite la Grosse Pomme depuis une dizaine d’années. Sa ville d’adoption, elle ne la reconnaît plus. « C’est mort dans les rues, c’est tellement tranquille que c’en est bizarre! Quand je reviens à Sherbrooke voir ma famille, je savoure le calme que j’y retrouve et qui tranche avec la vie mouvementée de New York. Là, comme tout est à l’arrêt ici, c’est encore plus calme que l’est ma ville natale. Je n’entends plus ce que j’appelle le pouls de la ville, et qui est habituellement omniprésent. Dans le fond, c’est bien, parce que ça veut dire que les gens suivent les consignes. Ils sortent marcher, mais toujours à bonne distance. L’ambiance est vraiment particulière, on est sur nos gardes parce qu’on est tous conscients qu’on peut avoir la maladie sans symptômes et être ainsi un danger pour les autres. On sait aussi que la situation inverse est vraie : parmi les gens qu’on croise, certains peuvent peut-être nous contaminer. »

La comédienne de 32 ans, qu’on a vue dans Orange is The New Black, se porte bien. 

« Jusqu’ici, pour moi, ça va. Je ne suis pas malade, mais je prends la situation très au sérieux », dit celle qui est d’autant plus prudente qu’elle a l’an dernier souffert de graves problèmes pulmonaires dont elle a mis du temps à se remettre. 

« J’ai eu la tuberculose. J’ai combattu la maladie pendant neuf mois. Je viens tout juste d’avoir la confirmation médicale que je suis guérie. Comme la COVID-19 s’attaque aux poumons, je cours davantage de risques si je la contracte. C’est un stress de plus, mais je prends vraiment toutes les précautions possibles. Rester en santé, c’est notre job, actuellement. Je suis consciente qu’en prenant soin de moi, en faisant attention pour ne pas attraper le virus, je prends aussi soin de ma communauté. » 

Une communauté où le virus frappe fort. 

« Dans les hôpitaux, les respirateurs artificiels sont pratiquement tous utilisés. On arrive au point où les médecins devront peut-être choisir les patients qu’ils soignent, selon certains critères. Le New York Times écrivait ce samedi qu’avec les derniers chiffres officiels, considérant la proportion de la population touchée, tous les New Yorkais connaissent une personne atteinte du coronavirus. Les gens sont au chômage, des organismes tentent d’aider les plus démunis, c’est un peu comme si on vivait dans une zone de guerre. Collectivement, on se sent comme lorsqu’on traverse un deuil. On pense aux gens qui sont malades, à ceux qu’on perdra peut-être. On fait également le deuil de l’existence qu’on avait. Normalement, lorsqu’on traverse ce genre d’épreuves, on cherche du réconfort, on se serre dans nos bras. Et même ça, ce n’est plus possible. »  

Là-bas comme ici, les autorités le répètent à l’envi : il faut éviter les contacts sociaux. 

Préserver l’équilibre

« Le gouverneur démocrate Andrew Cuomo fait un excellent boulot, il organise chaque jour un point de presse, comme ce que fait le gouvernement Legault au Québec. Mais avec toutes ces informations qu’on reçoit, et étant donné le ton des médias qui a changé, on sent qu’il y a une certaine peur qui s’installe. Ce n’est pas évident de ne pas se laisser happer par la tourmente. »

Pour prendre un pas de recul et faire un pied de nez à l’anxiété, la comédienne a fait un « jeûne » médiatique de 24 heures où elle n’a ouvert aucun écran ni consulté aucun site de nouvelles. 

« On parle beaucoup de distanciation sociale et de ce qu’il faut faire physiquement, mais c’est tout aussi important de prendre soin de notre équilibre personnel pour rester forts psychologiquement », explique l’actrice de 32 ans.

Celle-ci habite un quartier près de l’East River où la nature est belle et invitante. Le printemps y est doux, les arbres sont en fleurs. Malgré tout. 

COVID-19

Charlevoix séparée de Québec, entre raison et soulagement

La Direction de la santé publique a pris la décision samedi d’interdire les déplacements non essentiels vers la région de Charlevoix, un soupir de soulagement pour les résidents. Depuis 16 h samedi, des points de contrôle routiers sont déployés par la Sûreté du Québec.

La vice-première ministre Genevière Guilbault a annoncé la nouvelle lors du point de presse quotidien, elle remplaçait François Legault. S’ils n’avaient pas de preuve de résidence dans la région, les automobilistes qui ont pris le chemin de Charlevoix après l’annonce ont dû faire demi-tour une fois arrivés entre Sainte-Tite-des-Caps et Petite-Rivière-Saint-François, au kilomètre 423 de la route 138.

L’endroit agit «d’entonnoir», comme le décrit la SQ. Tous ceux qui arrivent de l’ouest doivent emprunter ce passage, les détours sont impossibles.

La région de Charlevoix, dont les villes de Baie-Saint-Paul et La Malbaie, est maintenant fermée aux non-résidents, tout comme la ville de Rouyn-Noranda.

Ceux qui travaillent dans le domaine de la santé ou tout autre service jugé essentiel ainsi que ceux qui veulent offrir des soins humanitaires pourront obtenir le droit de passage, à condition de montrer un papier de l’employeur. Ce sont les mêmes règles qui s’appliquent déjà aux autres territoires fermés par le gouvernement. 

Discussions depuis mercredi

Le directeur régional de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, le Dr François Desbiens, avait fait la recommandation de fermer la région de Charlevoix vendredi, après une analyse rigoureuse de la situation. Le gouvernement a finalement exécuté les démarches le lendemain.

«Mercredi on a entamé les discussions pour voir s’il y avait quelque chose de particulier dans la région, et si on devrait empêcher les cas de COVID-19 qui pouvaient survenir avec l’arrivée des touristes québécois qui ne respecteraient potentiellement pas correctement les consignes de confinement», explique le directeur régional de la santé publique.

Le Dr Desbiens a aussi réalisé une «analyse sur le caractère vulnérable de la population». Selon ses conclusions, la population vieillissante et le plus grand nombre de maladies rendant les citoyens vulnérables l’ont amené à émettre la recommandation de fermeture.

«Il y avait aussi une volonté des gens à venir s’y reposer même s’ils devaient être en quarantaine, c’est ce que les élus de la région m’ont transmis comme message», indique-t-il. 

La dernière raison qui explique la fermeture est aussi le nombre peu élevé de cas de COVID-19 dans Charlevoix. «En proportion de la population, il y a moins de cas qu’ailleurs. La conclusion que j’ai eue c’est qu’on devrait considérer la région de Charlevoix comme les autres territoires précédemment fermés.»

La recommandation du Dr Desbiens était accompagnée des lettres d’appui des préfets de la région. Ces derniers ont été en étroite communication avec la santé publique pendant les discussions concernant la fermeture.

«On ne veut peut que la COVID-19 entre dans Charlevoix», conclut le docteur.

COVID-19

COVID-19: plus de 300 cas à Ottawa; 85 en Outaouais [VIDÉO]

La Ville d'Ottawa a franchi le cap des 300 cas de COVID-19 sur son territoire alors que Santé publique Ottawa (SPO) en dénombrait 322 samedi après-midi.

Ces chiffres représentent une hausse de 33 cas sur le territoire de la capitale par rapport à la veille.

Un nouveau décès est également à déplorer, portant le total à quatre à Ottawa. À travers l’Ontario, le nombre de décès s’élève pour sa part à 94, dont 27 depuis vendredi.

« Quatorze pour cent des cas ont déjà été hospitalisés, dont 6 % se trouvent dans les soins intensifs», précise SPO.

À LIRE AUSSI: Éclosion de COVID-19 à l’Hôpital d’Ottawa

Toujours selon les autorités sanitaires, l’âge médian des cas de COVID-19 dans la ville est de 48 ans.

Santé publique Ottawa rappelle par ailleurs que la meilleure façon de se protéger contre la COVID-19, est le lavage de main.

Sports

Donald Trump discute avec les commissaires des ligues nord-américaines

La Maison-Blanche a indiqué que le président Donald Trump a discuté avec les représentants des principales ligues sportives du pays et leur a dit que «de nombreux clubs et joueurs font du bon boulot» afin d'aider leur communauté et leurs partisans qui traversent des temps difficiles à cause du coronavirus.

La NBA, la LNH, la NFL et le Baseball majeur étaient tous représentés par leur commissaire - respectivement Adam Silver, Gary Bettman, Roger Goodell et Rob Manfred.

La COVID-19 a entraîné l'interruption totale des activités sportives aux États-Unis. La LNH et la NBA ont interrompu leurs activités pour une période indéterminée, alors que les Ligues majeures de baseball ont repoussé le début de leur calendrier régulier.

Le tournoi de basketball universitaire américain a aussi été annulé, ainsi que d'autres sports universitaires estivaux tels que le baseball, le softball, la crosse et l'athlétisme.

La Maison-Blanche a mentionné que les commissaires avaient remercié M. Trump pour «son leadership et son intérêt envers l'industrie sportive». Il leur a demandé de poursuivre leurs efforts afin de soutenir leurs compatriotes pendant cette pandémie.

«Je veux que les partisans puissent retourner dans les arénas, a dit Trump lors de son discours à la Maison-Blanche. Quand nous serons prêts et dès que possible. C'est ce que les partisans souhaitent aussi. Ils veulent regarder du basketball, du baseball, du football et du hockey. Ils veulent suivre les sports. Ils veulent aller sur les terrains de golf respirer de l'air pur.»

Une personne au courant des discussions pendant l'appel a indiqué que Trump a affirmé qu'il croyait que la saison de la NFL pourra commencer tel que prévu le 10 septembre avec des partisans dans les estrades. La personne a parlé à l'Associated Press sous le couvert de l'anonymat puisqu'elle n'était pas autorisée à dévoiler le contenu des discutions.

Parmi les autres personnes à avoir participé à la conférence téléphonique, notons les commissaires de la MLS, Don Garber, de la PGA, Jay Monahan, de la LPGA, Mike Whan, le président de l'UFC, Dana White, et le propriétaire de la World Wrestling Entertainment, Vince McMahon.

COVID-19

COVID-19 : près de 100 décès en Ontario

Les autorités sanitaires de l’Ontario ont dénombré samedi 27 nouveaux décès, portant le total à 94 dans la province.

Depuis 24 heures, l’Ontario rapporte 375 nouveaux cas positifs de COVID-19 sur son territoire. Un total de 3630 cas ont été répertoriés jusqu’à présent par les autorités sanitaires ontariennes.

De plus, 196 personnes sont désormais hospitalisées dans des unités de soins intensifs et 152 autres ont recours à un respirateur artificiel.

Cependant, les cas de guérisons totales sont en hausse depuis 24 h alors que près de 200 nouveaux cas ont été résolus sur le territoire ontarien. 

Maintenant 1219 cas positifs ont été guéris en Ontario, ce qui fait en sorte que le tiers des cas dénombrés dans la province ont maintenant été résolus.

Nouvelle alerte

Le gouvernement de l’Ontario a émis vers 14 h samedi une nouvelle alerte sur le téléphone cellulaire des citoyens de son territoire.

« Tous, à l’exception des travailleurs essentiels, doivent rester chez eux. Ne sortez qu’en cas de nécessité absolue pour ramasser de l’épicerie ou des médicaments d’ordonnance, ou pour vous rendre à un rendez-vous médical », peut-on lire dans le message du gouvernement ontarien.

COVID-19

Il y a 29 nouveaux cas de coronavirus en Nouvelle-Écosse; aucun à l'Î.-P.-É.

HALIFAX — La Nouvelle-Écosse a recensé samedi 29 nouveaux diagnostics positifs de coronavirus, ce qui porte le total pour la province des Maritimes à 236.

Les responsables de la santé ont précisé que la plupart des nouveaux cas répertoriés sont attribuables à des voyages ou à des cas préexistants, mais il y aurait des preuves tangibles de transmission communautaire.

En conséquence, la province augmente la cadence des tests de dépistage de COVID-19. Ainsi, à compter de lundi, le Centre des sciences de la Santé de la reine Elizabeth II, situé à Halifax, effectuera des tests 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Quatre individus sont présentement hospitalisés, et 50 autres se sont rétablis.

Entre-temps, les responsables de la santé du Nouveau-Brunswick ont enregistré trois nouveaux cas - qui émanent tous du secteur de Fredericton. Le Nouveau-Brunswick compte maintenant 98 cas confirmés.

Les autorités ont mentionné que la majorité des cas étaient liés à des voyages ou à des contacts avec d'autres cas confirmés. Cependant, quatre cas sont associés à des transmissions dans la communauté et six cas sont toujours sous enquête.

«Nous avons atteint une étape où nous allons voir de plus en plus de cas de transmissions dans la communauté», a noté la médecin en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell, dans un communiqué. «Nous nous adaptons quotidiennement à l'évolution de la crise. Mais une chose demeure inchangée et c'est l'importance pour tout le monde de rester à la maison.»

Quatre patients demeurent hospitalisés au Nouveau-Brunswick, dont un aux soins intensifs.

À Terre-Neuve-et-Labrador, huit nouveaux cas de COVID-19 ont été rapportés, portant le total de la province à 203 cas confirmés.

L'un des nouveaux cas touche un travailleur de la santé à l'hôpital de St. Anthony.

Janice Fitzgerald, la directrice de la Santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador, a confirmé que 153 diagnostics positifs étaient attribuables aux funérailles de deux personnes qui ont eu lieu le mois dernier à St. John's.

Mme Fitzgerald a ajouté que 11 personnes sont toujours hospitalisées et que trois d'entre elles reposent aux soins intensifs. Elle a précisé que 18 autres sont complètement rétablies du virus.

D'autre part, l'Île-du-Prince-Édouard n'a enregistré aucun nouveau cas de COVID-19.

La directrice de la Santé publique de la province, la Dre Heather Morrison, a donc rappelé que l'île comptait toujours 22 diagnostics positifs.

Elle a ajouté que l'Île-du-Prince-Édouard avait répertorié 169 diagnostics négatifs, et que six personnes avaient récupéré du virus.

Mme Morrison a demandé aux Prince-Édouardiens de ne pas lever la garde, et de continuer à suivre les directives du gouvernement afin d'éviter la transmission communautaire du coronavirus.

COVID-19

La pression baisse sur les hôpitaux, l'espoir renaît en Italie

ROME, Italie — C’est l’espoir le plus concret d’un prochain endiguement de la pandémie de coronavirus en Italie: le nombre de patients hospitalisés en soins intensifs a diminué pour la première fois samedi.  

Ce chiffre est repassé sous la barre des 4000 (3994 contre 4068 la veille). Jamais il n’avait baissé depuis fin février et l’explosion de la pandémie dans la péninsule, qui reste le pays le plus endeuillé au monde, selon les chiffres officiels (plus de 15 000 morts).  

Cette décrue inédite «est une nouvelle importante parce que cela permet à nos hôpitaux de respirer. C’est la première fois que ce chiffre est en baisse depuis que nous gérons cette urgence», s’est félicité le patron de la protection civile Angelo Borrelli.  

Cette baisse est notamment observée en Lombardie (nord), la région de Milan, la plus touchée, où les hôpitaux pourtant d’excellente qualité sont débordés : ils y sont désormais 1326 à lutter en soins intensifs soit une cinquantaine de moins que la veille.  

Selon le bilan quotidien, 681 personnes ont perdu la vie en 24 heures en Italie, un chiffre toujours impressionnant, mais lui aussi en baisse, de plus de 10 % par rapport à vendredi (766).  

Vigilance de mise

Dans certains secteurs, la surmortalité parfois impressionnante par rapport aux années précédentes montre que ces bilans des autorités ne dépeignent qu’une partie du drame.  

Mais ce chiffre officiel des décès est «en diminution constante, je veux rappeler que (le 27 mars), nous avions atteint un maximum avec près de 1000 morts», a relevé Angelo Borrelli.  

COVID-19

L'ensemble du Québec frappé par une transmission communautaire, annonce Arruda [VIDÉO]

La transmission communautaire de la COVID-19 s’est désormais installée partout au Québec, a annoncé samedi le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

Le nouveau coronavirus n’affecte plus principalement les personnes qui reviennent d’un voyage à l’étranger et quiconque peut être considéré comme porteur.

«On passe dans une autre phase, a-t-il déclaré lors de la mise à jour quotidienne sur la crise sanitaire. Aujourd’hui, j’annonce que nous recommandons de considérer l’ensemble du Québec comme ayant de la transmission communautaire.»

«Il y a encore des gens qui peuvent l’introduire par le voyage, mais le facteur principal d’acquisition de la maladie est au Québec actuellement», a-t-il ajouté.

L’expert en santé publique a indiqué que cette nouvelle «phase» entraînera des changements au niveau de la gestion des patients.

Toute personne ayant des symptômes respiratoires sera dorénavant considérée par le personnel soignant comme étant potentiellement atteinte de la COVID-19 et devra porter un masque.

De nouveaux barrages policiers

Samedi, en remplacement du premier ministre François Legault, la vice-première ministre Geneviève Guilbault a aussi annoncé que la région de Charlevoix et la ville de Rouyn-Noranda s’ajoutent à la liste de territoires frappés d’une interdiction des déplacements non essentiels.

Des policiers doivent mettre en place de nouveaux points de contrôle routiers à partir de 16 h 00, samedi, pour faire appliquer ces nouvelles directives.

Appelée à commenter le cas d’une personne à qui on a interdit d’aller porter de la nourriture à un proche âgé, Mme Guilbault, qui est également ministre de la Sécurité publique, a dit se fier au jugement des policiers.

«Un des trucs que je peux peut-être donner, (...) si une personne veut simplement aller porter de l’épicerie à un proche, peut-être s’assurer d’avoir déjà l’épicerie dans la voiture et démontrer qu’on s’en va vraiment porter du ravitaillement pour quelqu’un», a-t-elle dit en évoquant des cas exceptionnels «humanitaires».

Il n’empêche que Mme Guilbault demande aux Québécois de limiter au maximum leurs déplacements.

Elle a saisi l’occasion, samedi, pour livrer un plaidoyer sur l’importance de se conformer aux consignes de santé publique en matière de distanciation sociale, rappelant que celles-ci ont «force de loi».

«Ce n’est pas le temps en ce moment d’être égoïste, de penser à sa petite personne, de vouloir défier les lois, les directives de santé publique», a-t-elle déclaré.

«On peut encore moins accepter à ce stade-ci que des personnes et des groupes de personnes continuent de miner les efforts collectifs. (...) J’en appelle au sens des responsabilités et au civisme de tous les Québécois», a-t-elle ajouté.

Elle exhorte les personnes présentant des symptômes à faire preuve de transparence et invite les citoyens à signaler toute infraction aux forces de l’ordre.

La vice-première ministre approuve par ailleurs l’idée que les corps policiers puissent délivrer des contraventions sur-le-champ aux contrevenants.

Jusqu’ici, un policier devait rédiger un rapport d’infraction générale, qui était ensuite transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et qui pouvait mener à une amende de 1000 $ à 6000 $.

Vendredi, le DPCP a autorisé les policiers de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Ville de Montréal à délivrer des constats d’infraction dits abrégés - avec une amende prévue de 1000 $.

Il n’écarte pas la possiblité d’élargir cette autorisation à d’autres services de police.

Tous les cas urgents de cancer sont traités, dit McCann

Par ailleurs, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a assuré samedi que tous les cas graves de cancer étaient traités.

Dans les dernières semaines, plusieurs exemples de patients atteints d’un cancer, à qui on a refusé une chirurgie ou un traitement le temps de gérer la crise de la COVID-19, ont fait surface dans les médias.

«Les cas urgents sont traités, ça c’est clair, a déclaré Mme McCann. Tous les cas urgents en cancer et même dans n’importe quel domaine sont traités. (...) Ça n’a jamais jamais cessé dans tous les domaines.»

La ministre a répété son annonce de la veille, selon laquelle des Québécois en attente d’un traitement semi-urgent contre le cancer pourront bientôt être rappelés à l’hôpital.

Elle a décidé de jeter du lest et de permettre plus d’actes, après avoir constaté que suffisamment de lits (7000) avaient été libérés pour les patients atteints de la COVID-19.

Le réseau compte en outre assez de masques N95 pour l’instant et la banque de sang est relativement bien garnie, a-t-elle expliqué.

Lundi dernier, la Société canadienne du cancer avait sonné l’alarme, disant observer que de nombreux Québécois atteints d’un cancer vivaient dans la peur que leur maladie progresse pendant la crise sanitaire.

Le portrait de la situation, en date de samedi 13 h, fait également état de 3879 personnes sous investigation.

À ce jour, 75 Québécois sont morts de la COVID-19, a affirmé la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault.

Elle a annoncé que 14 nouveaux décès ont été enregistrés dans les 24 dernières heures.

Le Québec compte désormais 6997 cas confirmés de la COVID-19, soit 896 de plus que la veille.

La région de Montréal demeure de loin la plus touchée avec 3261 cas dépistés, suivie de la Montérégie avec 683 cas, de Laval avec 569 cas et de l'Estrie avec 499 cas.

La vice-première ministre du Québec Geneviève Guilbault a pris la parole samedi après-midi, pour faire le point sur la crise sanitaire, en remplacement du premier ministre François Legault, qui s'accorde une journée de congé.

Elle était accompagnée de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

COVID-19

Le coronavirus déjoue certaines intentions du gouvernement fédéral

OTTAWA — À l'aube de la nouvelle année, les engagements du gouvernement dans le discours du Trône, dévoilés quelques semaines plus tôt, faisaient la une des journaux et galvanisaient les législateurs fédéraux.

Puis, la plus importante crise sanitaire de l'histoire moderne est arrivée.

Les mesures du gouvernement Trudeau sur le contrôle des armes à feu, les lois encadrant l'aide à mourir et les efforts pour renouer les liens avec les communautés autochtones ont été relégués aux oubliettes, du moins jusqu'à présent, afin de lutter sans relâche contre la pandémie de COVID-19.

Même le budget fédéral, un incontournable du calendrier parlementaire hivernal, a été remis pour une période indéterminée au moment où le virus monopolise le temps et les ressources du gouvernement.
Le mandat minoritaire obtenu par le Parti libéral du Canada lors des élections de l'automne dernier est un point de départ, et non une finalité, a déclaré le gouvernement libéral réélu lors de son discours du Trône en décembre, lu par la gouverneure générale Julie Payette.

«Le gouvernement écoute les nouvelles idées de tous les députés, intervenants, fonctionnaires et Canadiens. Des idées comme les soins dentaires universels sont intéressantes, et j'encourage nos politiciens à les étudier», a déclaré Mme Payette.

Cependant, il semble que toute idée novatrice qui aimerait faire son chemin devra maintenant faire la queue.

Les libéraux ont fait campagne sur leur volonté d'interdire les fusils d'assaut de style militaire, comme le populaire AR-15, en répétant que des armes conçues pour commettre des tueries de masse n'ont pas leur place au Canada. Ils ont ajouté que les propriétaires de ces armes, qui ont été achetées légalement au pays mais qui deviendraient interdites, se feraient offrir un prix qui reflète sa valeur réelle sur le marché grâce à un programme de rachat.

Le gouvernement prévoit également céder aux provinces et aux villes les pouvoirs nécessaires pour gérer l'entreposage et l'utilisation des armes à feu en vertu de leur propre législation, puisque les besoins et les préoccupations varient d'un endroit à l'autre au pays.

'PolySeSouvient', un groupe qui milite pour le contrôle des armes à feu, a exhorté le ministre de la Sécurité publique Bill Blair en novembre à adopter rapidement de nouvelles mesures. Le groupe considère maintenant que cette opportunité est tombée à l'eau.

«Nous sommes déçus que le ministre Blair n'ait pas agi rapidement alors qu'il en avait l'opportunité», a déclaré Heidi Rathjen, la coordonatrice de 'PolySeSouvient', qui regroupe des étudiants et des diplômés de la Polytechnique de Montréal, où 14 jeunes femmes ont été abattues en 1989.

C'est une chose de permettre la vente en ligne d'armes à feu et de munitions destinées aux chasseurs pendant la pandémie de COVID-19, a-t-elle ajouté. «Mais c'en est une autre de permettre encore la vente de fusils d'assaut de style militaire dans un contexte aussi incertain», a mentionné Mme Rathjen.

D'ailleurs, en citant de nombreuses publications sur les réseaux sociaux, elle a admis que le groupe est préoccupé par la perspective qu'une «mentalité survivaliste typiquement américaine» commence à gagner du terrain au Canada.

«Les fusils d'assaut et les individus qui sont instables psychologiquement font un très mauvais ménage en pleine pandémie, a-t-elle évoqué. Vous ne voulez pas offrir des armes qui sont destinées aux tueries de masse dans un contexte d'anxiété généralisée, alors qu'il y a des craintes d'effondrement économique et de potentielle pénurie de nourriture.»

Même si le gouvernement est concentré sur la lutte contre la pandémie, il demeure déterminé à tenir ses promesses de renforcer le contrôle des armes à feu au Canada, a assuré Mary-Liz Power, une porte-parole du ministre Blair.

«Les lois régissant le contrôle des armes à feu demeurent une priorité dans le présent mandat, a-t-elle confié. Nous annoncerons les détails du plan de notre gouvernement pour réduire la violence par arme à feu au bon moment, c'est-à-dire lorsque chaque étape sera prête à être appliquée.»

COVID-19

COVID-19: le Canada compte sur la Chine pour des millions de masques [VIDÉO]

OTTAWA — Le Canada s’attend à recevoir entre sept et huit millions de masques chirurgicaux en provenance de Chine dans les 48 prochaines heures.

S'exprimant devant sa résidence, le premier ministre Justin Trudeau a dit que le fédéral avait loué un entrepôt en Chine pour aider à collecter et distribuer du matériel médical «aussi rapidement que possible».

«Les gens dans nos hôpitaux sauvent des vies chaque jour. Ils ne peuvent pas être inquiets de manquer d'équipement qui va les garder ou vous garder en santé», a-t-il ajouté en anglais.

À l'avenir, seuls les vols nolisés canadiens transporteront ces fournitures afin qu'elles arrivent à bon port. Le gouvernement fera affaire avec Air Canada et Cargojet, a précisé M. Trudeau.

Une fois arrivés au Canada, l'Agence de la santé publique du Canada s'occupera de distribuer ces masques aux provinces et aux territoires.

Cette commande devrait aussi inclure d'autre matériel médical demandé par Québec - qui compte la moitié des cas de la COVID-19 au pays. Selon la ministre de la Santé du Québec, Danielle McCann, la province a assez de masques pour huit jours.

Cette annonce de M. Trudeau survient quelques heures après que l'administration Trump eut donné l'instruction de cesser l'exportation de matériel médical américain - dont des masques N95 et des gants chirurgicaux - au Canada entre autres.

Représailles à venir?

Samedi, M. Trudeau a réitéré que son gouvernement tente toujours de faire comprendre aux États-Unis que de cesser l'exportation de matériel médical ferait mal aux deux pays.

«Que ce soit des médecins ou des infirmières qui travaillent le long de la frontière, que ce soit des produits comme des gants, comme des tests de dépistage que nous envoyons aux États-Unis, nos économies sont tellement connectées que ça ferait du mal à nos deux pays de bloquer ces chaînes d'approvisionnement», a-t-il dit.

Et sur la question des masques, nos voisins du sud comptent également sur la pâte à papier ou pulpe canadienne comme matière première pour les fabriquer. M. Trudeau dit que ce point a été soulevé auprès des Américains, mais n'a pas voulu dire si le Canada envisage de cesser d'exporter cette pulpe comme mesure de représailles.

M. Trudeau a confirmé qu'il prévoit parler au président américain dans un «bref délai».

Autosuffisance

Le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, Dr Howard Njoo, a déclaré que le pays faisait ses «meilleurs efforts» pour s'approvisionner à l'échelle internationale en attendant d'être autosuffisant dans «quelques semaines, quelques mois».

Déjà, le Québec et l'Ontario ont levé la main pour accélérer la production de masques, de blouses médicales et de gants.

«On s'organise et aussitôt que ces assemblages commencent, nous n'allons pas arrêter. Nous allons nous assurer qu'on va fournir des fournitures pas juste pour tout le monde en Ontario, mais tout le monde au Canada», a déclaré le premier ministre ontarien Doug Ford, vendredi.

«Notre gouvernement travaille très fort pour devenir autonomes en produisent cet équipement. (...) C'est la priorité absolue de notre gouvernement», a signalé Mme McCann, samedi après-midi.

Amazon critiquée

L'entente annoncée entre Ottawa et Amazon Canada pour la distribution du matériel médical aux provinces et territoires ne fait pas que des heureux.

Jan Simpson, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, s'inquiète des conditions de travail des employés d'Amazon pendant la pandémie.

Aux États-Unis, certains employés ont été renvoyés après qu'ils eurent décidé de faire la grève en raison de conditions sanitaires insuffisantes.

«Le gouvernement parle d'aplatir la courbe. Et voilà qu'il récompense une compagnie qui n'aplatit pas la courbe», se désole Mme Simpson en entrevue avec La Presse canadienne.

Amazon Canada va collaborer avec Postes Canada et Purolator pour discuter le matériel médical nécessaire à travers le pays.

Nombre de cas

Il y a maintenant 14 018 cas de la COVID-19 au pays et 233 décès.

Distribution des cas confirmés au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 6997 au Québec, dont 75 décès; 3630 en Ontario, dont 94 décès; 1203 en Colombie-Britannique, dont 38 décès; 1181 en Alberta, dont 20 décès; 236 en Nouvelle-Écosse; 231 en Saskatchewan, dont trois décès; 203 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 194 au Manitoba, dont deux décès; 98 au Nouveau-Brunswick; 22 à l'Île-du-Prince-Édouard; six cas au Yukon; quatre cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

À cela s'ajoutent les 13 Canadiens rapatriés sur la base militaire de Trenton.

Les administrateurs de la santé publique soutiennent que la majorité des décès sont des personnes âgées, mais qu'il y avait maintenant des victimes plus jeunes dans la vingtaine ou la trentaine.

Plus de 309 000 personnes ont subi un test jusqu'à maintenant.

COVID-19

COVID-19: les hypertensifs ne seraient pas plus menacés

MONTRÉAL — Contrairement aux informations qui ont circulé au cours des derniers jours, aucune preuve scientifique solide ne démontre que les médicaments contre l’hypertension puissent augmenter le risque d’une infection par le SRAS-CoV-2 ou en intensifier les symptômes, ont expliqué des chercheurs au magazine The Scientist.

Il se pourrait même que ces médicaments réduisent la gravité de la maladie en détournant littéralement l’attention du virus des cellules qu’il cherche à infecter.

Deux études publiées le 24 et le 30 mars dans deux des plus prestigieux journaux médicaux de la planète, le JAMA et le New England Journal of Medicine, en viennent à la conclusion que rien ne permet de croire, pour le moment, que les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARB) et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE) augmentent le risque d’infection ou la gravité des symptômes. 

L’enzyme recombinante ACE2 pourrait plutôt être utilisée pour soigner les patients infectés en attirant l’attention du virus ailleurs. 

Puisque le virus doit se lier à cette enzyme pour être en mesure d’infecter les cellules, si on inonde l’organisme de cette enzyme recombinante et qu’on décuple les cibles qui s’offrent à lui, il sera moins susceptible de se lier aux enzymes qui se trouvent à la surface de cellules. 

L’image d’un avion de chasse qui disperse derrière lui de multiples fusées pour égarer le missile qui le traque vient à l’esprit. 

L’entreprise de biotechnologie autrichienne Apeiron Biologics a obtenu, le 2 avril, l’autorisation de la Food and Drug Administration pour tester l’enzyme sur des patients atteints de la COVID-19, ajoute The Scientist. 

Cette entreprise a été fondée par Josef Penninger, un chercheur de l’Université de la Colombie-Britannique qui compte parmi les sommités mondiales en ce qui concerne l’ACE2. 

Dans une étude publiée le 2 avril par un autre journal médical de premier plan, Cell, M. Penninger rapporte que l’enzyme recombinante a réduit la charge virale de SRAS-CoV-2 par un facteur de 1000 à 5000 dans un modèle expérimental. 

L’utilisation des ARBs pour combattre le virus pourrait être encore plus prometteuse, selon The Scientist. Une étude menée en Chine auprès de quelque 500 patients a démontré que ceux âgés de 65 ans et plus qui prenaient ces médicaments étaient moins à risque de subir des dommages pulmonaires importants que les patients du même âge ne les prenant pas. 

Actualités

Confinés... sur un bateau et à la maison

TROIS-RIVIÈRES — Passagers infectés lors d’une croisière sur le Diamond Princess, Manon Trudel et Julien Bergeron ont été confrontés à la pandémie bien avant la majorité des Québécois. Après avoir connu les mesures sanitaires très strictes du Japon et les effets dévastateurs de la COVID-19, la dame originaire de Sainte-Thècle estime que les autorités québécoises devraient imposer des règles de confinement plus sévère pour freiner la propagation du coronavirus.

«Quand on est revenu, ça nous inquiétait beaucoup de voir des personnes testées positives qui n’étaient pas tenues à l’écart. Elles retournent chez elles et contaminent leurs proches. On s’est dit que ça allait être affreux», estime Manon Trudel.

COVID-19

France: feu vert à un essai clinique avec du sang de ver marin pour malades de la COVID-19

RENNES, France — Un essai clinique consistant à administrer à dix malades du Covid-19 une solution issue du sang d'un ver marin aux propriétés oxygénantes va pouvoir démarrer en France, ont annoncé samedi les porteurs du projet.

Après l'accord de l'Agence nationale française du médicament et des produits de santé (ANSM) il y a une semaine, la société Hemarina (basée en Bretagne, ouest), à l'origine du produit, a annoncé à l'AFP avoir obtenu l'indispensable feu vert du Comité de protection des personnes (CPP) pour démarrer ses recherches.

«L'accord du CPP a été obtenu dans la nuit (de vendredi à samedi). On a les deux feux verts administratifs pour pouvoir commencer», a annoncé Franck Zal, à la tête de la société.

La solution, destinée à des patients affectés par le Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), est produite à partir de l'hémoglobine de l'arénicole. Mesurant entre 10 et 15 cm, ce ver est surtout connu pour ses petits tortillons visibles sur les plages.

Son hémoglobine - molécule présente dans les globules rouges et qui a pour rôle de transporter l'oxygène dans le corps - est capable d'acheminer 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine. Contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l'arénicole est extracellulaire.

Ce «respirateur moléculaire», dont le projet répond au nom de code de Monaco, est une «perspective d'espoir pour soulager les réanimations», a commenté Franck Zal.

L'essai concernera dix patients et doit avoir lieu dans l'un des deux hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la Pitié-Salpêtrière ou Georges-Pompidou, qui disposera de ces produits.

«Dans un premier temps, on aura un test de safety (sécurité) et d'efficacité pour pouvoir voir un signe d'oxygénation pour des personnes qui vont tomber vers la réa», a précisé M. Zal. Il s'agit «d'éviter, de tenter d'éviter, que les patients arrivent trop vite en réanimation».

«Nos résultats seront publiés dans le respect des règles scientifiques et des personnes recevant la molécule. Dans ce temps de crise #COVID-19 l'#opensource est la règle», a réagi Laurent Lantieri, l'un des responsables scientifiques du projet Monaco, sur Twitter.

«On voudrait que la recherche soit open source, que les data (données) soient publiées et ouvertes à la communauté internationale», a souligné M. Zal.

Basée à Morlaix (ouest), Hemarina possède sa propre ferme d'élevage de vers marins en Vendée, et disposait fin mars de 5000 doses immédiatement disponibles avec une capacité d'en produire «assez rapidement» 15 000 autres.

Il n'existe actuellement aucun traitement contre le Covid-19. Plusieurs études ont été lancées sur l'hydroxychloroquine, dont l'usage continue de faire débat.

COVID-19

Russie : explosion dans un immeuble en plein confinement, deux morts

Un immeuble a été partiellement éventré samedi près de Moscou par une explosion de gaz qui a fait deux morts et six blessés, à l'heure où la population est confinée du fait de la pandémie de Covid-19.

Une photo diffusée sur le compte Instagram du service de presse du gouverneur de la région de la capitale russe montre le bâtiment détruit sur au moins trois niveaux. L'explosion a eu lieu au deuxième étage d'un immeuble d'habitation à Orekhovo-Zouïevo, une ville située à 95 kilomètres à l'Est de Moscou.

Le ministère russe des Situations d'urgence a indiqué que l'explosion avait fait deux morts, six blessés et partiellement détruit dix appartements. 

Les sauveteurs fouillaient en début de soirée les décombres sous lesquels pourraient se trouver deux autres personnes. 

"J'étais à la fenêtre lorsque j'ai été soufflé par la vague provoquée par l'explosion", a raconté Alexeï Mouranov, un témoin interrogé par la chaîne de télévision publique Rossiya 24. "Au début, on n'a pas compris. Ca ressemblait à l'explosion d'une voiture et il y avait un peu de fumée. Puis les gens se sont précipités vers l'endroit", a-t-il poursuivi.

Une vidéo diffusée par le journal MK montre la façade de l'immeuble, qui s'est partiellement effondrée, tandis que les habitations avoisinantes sont intactes. Des badauds sont amassés sur la pelouse devant l'immeuble.

Le ministre des Situations d'urgence et le gouverneur de la région de Moscou se sont rendus sur place.

Les explosions meurtrières dues au gaz sont relativement communes en Russie, car la plupart des infrastructures remontent à l'époque soviétique et les normes de sécurité sont souvent ignorées.

Le drame qui s'est produit samedi intervient en plein confinement du fait de la propagation du nouveau coronavirus. La plupart des Russes sont donc censés rester chez eux.

COVID-19

COVID-19: le bilan mondial dépasse les 60 000 morts

PARS — La pandémie de la COVID-19 a fait au moins 60 000 morts dans le monde, dont près des trois quarts en Europe, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 13 h 30 GMT (9 h 30, HE).

Au total, 60 457 décès ont été recensés, dont 44 132 en Europe, continent le plus touché. Avec 14 681 morts, l’Italie est le pays au monde comptant le plus de décès, suivi de l’Espagne (11 744), des États-Unis (7159), de la France (6507) et du Royaume-Uni (4313). Depuis le début de la pandémie de COVID-19, 1 130 204 cas ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié en Europe (610 846), 290 219 aux États-Unis et au Canada (7325 décès à eux deux) et 115 777 en Asie (4124 décès). 

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant désormais plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

COVID-19

COVID-19: le nombre de morts en Espagne baisse pour le deuxième jour consécutif, le confinement prolongé

L’Espagne a enregistré en 24 heures 809 décès dus à l’épidémie de Covid-19, soit un chiffre en baisse pour le deuxième jour consécutif après le record de 950 jeudi, selon le bilan publié samedi par les autorités.  

Le nombre total des décès recensés atteints 11 744 dans le deuxième pays le plus endeuillé du monde après l’Italie. Le nombre des nouveaux cas officiellement confirmés a également ralenti, à 7026, portant le total à 124 736. 

Quelque 3706 personnes ont été déclarées guéries en 24 heures, pour un total de 34 219. 

La région de Madrid reste la plus touchée avec 40 % des décès (4723) et 29 % des cas (36 249), suivie par la Catalogne (nord-est) où 2508 personnes sont mortes. 

Le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez doit décider samedi s’il prolonge de deux semaines l’état d’alerte et le confinement général de la population, décrétés le 14 mars, soit jusqu’au 26 avril, a expliqué vendredi soir le ministre de la Santé Salvador Illa. 

Il devra obtenir pour cela l’aval du Parlement la semaine prochaine.   

Le gouvernement avait renforcé dimanche dernier les mesures de lutte contre le coronavirus en mettant à l’arrêt toutes les activités économiques non essentielles jusqu’au 9 avril, la date du début du week-end pascal. 

L’Espagne est toujours par ailleurs engagée dans une course contre la montre pour se procurer le matériel médical qui manque cruellement à ses hôpitaux débordés, notamment des respirateurs. 

Une cinquantaine sont arrivés d’Allemagne vendredi, dans le cadre de la demande d’aide de l’Espagne à ses alliés de l’OTAN. 

Un autre chargement devait être envoyé de Turquie, mais a finalement été réquisitionné par les autorités turques. 

«Pour le moment (ce matériel) ne sortira pas de Turquie, car le gouvernement (turc) le considère comme une priorité» pour ses propres malades, mais il sera de nouveau mis à la disposition de l’Espagne «dans un délai raisonnable», a assuré vendredi soir la ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya.

Le confinement prolongé de deux semaines

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé samedi la prolongation pour deux semaines du confinement de son pays décrété le 14 mars, «jusqu’au 25 avril» inclus, afin de freiner la pandémie de Covid-19.

 Le conseil des ministres de mardi prochain sollicitera de nouveau l’autorisation de la Chambre des députés pour prolonger, pour la deuxième fois, l’état d’alerte», qui a permis d’imposer un confinement des plus stricts, «jusqu’au samedi 25 avril à minuit», a-t-il déclaré dans une allocution télévisée. 

COVID-19

Coronavirus: la Chine rend hommage à ses «martyrs», le port du masque recommandé aux États-Unis

PÉKIN — Trois mois après l’apparition de l’épidémie sur son territoire, la Chine a rendu hommage samedi aux victimes chinoises du Covid-19 qui à ce jour a tué plus de 57 000 personnes dans le monde, avec les États-Unis désormais comme épicentre de la maladie, où les autorités recommandent le port du masque généralisé.

Selon des scientifiques du gouvernement américain, il ne fait plus guère de doute maintenant que le nouveau coronavirus est transmis par voie aérienne quand «les gens ne font que parler».

Cette transmission expliquerait l’extrême contagiosité apparente du virus, avec un nombre de cas de contamination qui a doublé ces dix derniers jours sur toute la planète pour dépasser le million (plus de 1 082 470) dans 188 pays et territoires au total.

Samedi, la Chine commémorait les 3326 «martyrs» qui ont officiellement trouvé la mort durant l’épidémie, apparue en décembre dernier à Wuhan (centre), ville de 11 millions d’habitants qui a enregistré l’essentiel des décès. À 10H00 locales (02H00 GMT), les sirènes ont résonné pendant trois minutes partout dans le pays le plus peuplé du monde.

La maladie est désormais jugulée dans le pays, avec uniquement quelques nouveaux cas annoncés chaque jour, la quasi-totalité du fait de personnes venant de l’étranger. La quarantaine drastique a commencé à être levée, mais les doutes persistent sur un bilan humain peut-être beaucoup plus élevé, et les autorités communistes font face à des accusations de mauvaise gestion au début de l’épidémie, qui aurait rendu possible sa propagation à toute la planète.

Infecté en parlant


Avec près de 1480 morts ces dernières 24 heures, bilan quotidien le plus élevé jamais enregistré dans un seul pays, les États unis se retrouvent aujourd’hui sur la ligne de front face à la pandémie.

Le Covid-19 y a déjà tué environ 7400 personnes et devrait y faire entre 100 000 et 240 000 morts, selon la Maison-Blanche, alors que les Américains bâtissent des hôpitaux de campagne de Los Angeles à Miami, avec des milliers de lits supplémentaires de réanimation.

Le président Donald Trump a appelé vendredi ses concitoyens à se couvrir le visage à l’extérieur, même s’il a rappelé qu’il ne s’agissait «que de recommandations» que lui-même ne suivrait pas.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses Anthony Fauci, membre de la cellule de crise de la Maison-Blanche, a évoqué des données indiquant que «le virus peut en réalité se transmettre quand les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent».

Ceci alors qu’il apparaît que les personnes infectées mais sans symptômes représentent peut-être le quart de tous les contaminés, et sont responsables d’une grande partie des contagions, à leur insu. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est jusqu’à présent montrée plus prudente à ce sujet. Les déclarations américaines ne devraient cependant pas manquer de relancer le débat sur le port du masque, alors que le discours officiel a changé dans plusieurs pays cette semaine, au risque d’alimenter la confusion du public, voire des accusations de mensonge.

Vu d’Asie, où les masques chirurgicaux sont omniprésents, le retard des pays occidentaux est une aberration. Mais les autorités sanitaires aux États-Unis ou en France, ainsi que l’OMS, arguaient que le masque n’était pas nécessaire pour les personnes saines, sauf si elles étaient au contact de malades.
Le débat ne devrait pas manquer également de relancer la course planétaire à l’achat des précieux masques chirurgicaux, que certains pays -confrontés à la pénurie- s’arrachent désormais et jouent des coudes pour s’approvisionner en Chine, suscitant d’inattendues crispations diplomatiques entre nations occidentales

Même aux Malouines

L’Europe reste pour le moment le continent le plus touché, avec plus de 40.000 décès, selon un comptage de l’AFP: l’Italie, pays le plus endeuillé et dont le nord est ravagé par la maladie, a officiellement enregistré 14 681 morts, l’Espagne 11 744, la France 6507 morts et le Royaume-Uni plus de 3600 morts.

Dans ce dernier pays, où le gouvernement a été critiqué pour sa gestion de la crise, un nouveau triste record de 684 décès en 24 heures a été enregistré vendredi, et la reine Elisabeth II doit prononcer dimanche une rarissime allocution.

Le seul espoir est celui d’un ralentissement de la propagation du virus après maintenant des semaines de confinement quasi généralisé auquel ont dû se résoudre les pays les plus touchés.
Samedi, l’Espagne a enregistré en 24 heures 809 décès dus  au Covid-19, un chiffre en baisse pour le deuxième jour consécutif, selon le bilan publié samedi par les autorités.

Pour autant, les mesures de restrictions doivent être maintenues, ont souligné les autorités sanitaires de ces pays concernés à la veille des fêtes et vacances de Pâques, principale fête chrétienne de l’année.

Marvel repoussé

Les îles Malouines, territoire britannique dans l’Atlantique Sud, ont annoncé samedi leur premier cas.
Plus d’un million de personnes dans le monde ont été testées positives au nouveau coronavirus, une fraction du nombre réel de malades, un grand nombre de pays ne testant que les cas graves. La moitié de l’humanité est désormais soumise à des mesures de confinement.

La Thaïlande est la dernière nation en date à avoir rejoint ce groupe ce vendredi, en instaurant un couvre-feu nocturne.

C’est dans les pays en conflit que le «pire est à venir», a averti le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. En Afrique --où le président du Niger Mahamadou Issoufou a réclamé «un plan Marshall» pour le continent-- et dans d’autres pays du monde dépendant des importations pour leur nourriture et des exportations pour les payer, des centaines de millions de personnes sont menacées de pénuries alimentaires, a également prévenu vendredi l’ONU.

Les mesures de confinement, parfois très strictes, ont des conséquences économiques et sociales catastrophiques, avec un chômage qui explose dans de très nombreux pays. Et une vie culturelle ou de loisirs désormais largement entre parenthèse: habituellement un évènement planétaire, Disney a décidé de repousser la sortie d’une douzaine de films Marvel et autres grosses productions de ses studios.

Isabelle Légaré

Confinée avec onze enfants

CHRONIQUE / Stéphanie Philibert a mis au monde quatorze enfants. Les trois plus vieux volent de leurs propres ailes, les onze autres sont confinés avec elle, sous le même toit.

En ce temps du «chacun chez soi» pour venir à bout de la pandémie du coronavirus, tous les recoins du bungalow sont occupés. C’est ici, à Princeville, que grandissent avec leurs deux parents quatre filles et sept garçons âgés de 6 mois à 18 ans, sans oublier les deux chiens, le cochon d’Inde et le hamster.

Affaires

[GÉRER LA CRISE] La Pralinière: la vente en ligne comme planche de salut 

La pandémie de coronavirus change tout pour les entrepreneurs d’ici qui en souffrent, mais qui rebondissent aussi devant la tempête, se serrent les coudes avec leurs employés et, parfois, font jaillir de nouvelles façons de faire. Nous allons à leur rencontre dans cette série «Gérer la crise».gérer la crise
  • Entreprise : La Pralinière (Lac-Etchemin)
  • Type : chocolaterie
  • Contact : Simon Pépin, pdg

Q La situation avant la crise?

R Il y a environ trois semaines, on entrait dans le meilleur de la saison. C’est pour ça que nous travaillons toute l’année dans le fond. Les ventes de chocolat de Pâques représentent environ le trois quart de nos ventes de chocolat transformé. On imaginait La Pralinière au 30 mars avec quatre succursales pleines à craquer de chocolat de Pâques. Nous devions également nous installer dans deux centres d’achats [Saint-Georges et Thetford Mines], dans des locaux que l’on louait pour la période de Pâques, et ouvrir une boutique éphémère à Sainte-Marie. Une trentaine de personnes devaient faire partie de notre équipe pour nous aider à bien servir les amateurs de chocolat.

Q Quels ont été les dommages collatéraux de ces fermetures?

R Nous avons dû reporter l’ouverture officielle de La Pralinière de Saint-Prosper. Et nous nous sommes retrouvés avec une quantité imposante de chocolat de Pâques [plusieurs dizaines de milliers de pièces]. Nous avons aussi été obligés de prendre la décision crève-cœur de congédier nos employés. 

Q Comment vivez-vous la crise?

R C’est sûr qu’il y a eu de petits moments de découragement. Nous savions qu’il était toujours possible de devoir fermer une boutique ou deux pour cause majeure, mais on n’aurait jamais pensé devoir toutes les fermer au profit d’une seule boutique virtuelle [www.praliniere.com], qui a été mise en ligne le 22 mars et dont nous faisons la promotion, où les gens peuvent se rendre et retrouver la vaste majorité de leurs chocolats préférés. Cette boutique nous permet de rattraper les ventes que nous ne ferons pas dans nos succursales. Mais c’est tout un défi considérant que nous ne sommes pas Amazon. On encourage donc les gens à commander le plus tôt possible contrairement à leur habitude. Par le passé, 50 % de nos ventes en boutiques se faisaient dans les quatre derniers jours avant Pâques. Mais si cette année, les gens attendent tous au Vendredi Saint pour commander, ça ne sera pas possible de livrer tout le chocolat à travers le Québec en deux jours.

Q Comment garder le moral des troupes?

R Nous sommes fiers d’avoir mis en place un programme d’aide sous forme de prêt sans intérêt afin de supporter nos employés qui avaient besoin de revenus avant l’arrivée des aides gouvernementales. Oui, le gouvernement a été très pro-actif, mais ça prend quand même quelques semaines avant de recevoir les sous. Ma job, c’est d’assurer la pérennité de l’entreprise. Mais pour assurer la pérennité de l’entreprise, il faut s’assurer que les employés passent aussi au travers de la crise et qu’ils ne soient pas trop dépourvus parce que quand les choses vont repartir, nous aurons besoin d’eux. Nos employés avaient déjà redonné à l’entreprise en nous donnant bénévolement une journée pour nous supporter. Pour nous, c’était primordial de les aider. Et le montant nécessaire pour le faire était au sommet de la liste des sorties de fonds que nous pouvions nous permettre. 

Malgré ce qui nous arrive, nous sommes quand même chanceux parce que contrairement à d’autres entreprises, nous avons des options. Nous pouvons vendre en ligne. Nous avons aussi un petit réseau de détaillants qui vendent nos produits en épicerie et que l’on peut continuer à approvisionner. On va donc faire le maximum jusqu’à Pâques et après, nous pourrons évaluer le score final. La vague d’amour que les gens de la région nous ont servie en démontrant leur intention d’encourager les entreprises locales nous permet de garder espoir.

Q Qu’est-ce qui ne sera plus jamais comme avant?

R C’est clair qu’il va y avoir des changements majeurs quand la crise sera terminée. Mais c’est un peu tôt pour évaluer comment ça va se passer. Si on recule de trois semaines, il n’y avait même pas la moitié de 1 % de nos ventes qui se faisaient en ligne. Là ça va être la grande majorité.

Q Une idée née de la crise?

R Il y a toutes sortes de façons de s’organiser à l’interne. Tous nos chocolats de 300 grammes étaient empaquetés pour être envoyés à nos kiosques, mais on ne savait pas si les boîtes contenaient des autos, des lapins, des poules... Pour vendre en ligne, on a besoin de savoir combien d’exemplaires de chaque modèle nous avons. La situation nous obligera à changer notre logistique interne, car la vente en ligne c’est clairement quelque chose que l’on veut garder et continuer à développer. Et ce qu’il y a de beau dans tout ça, c’est que celle-ci nous donnera l’opportunité d’offrir aux clients qui ont commandé du chocolat de Pâques nos futures promotions pour Noël et la Saint-Valentin.

Actualités

Souvenirs d'épidémies passées 

«7 octobre 1957. Un mal nouveau “asiatique”, fait beaucoup de victimes dans notre région; sans être mortelle, elle se propage très vite et constitue une maladie sérieuse. Heureusement, il ne s’en trouve pas un seul cas au Collège.»

François Bilodeau est directeur général de la Fondation du Collège de Lévis, une école qui aura 167 ans en septembre. Durant la pandémie, il veille ponctuellement sur son Collège désert. Et il fait un tour dans les archives à notre demande.