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Simon Roberge - Gamer
La Tribune
Simon Roberge - Gamer
D’aussi loin que je me souvienne, les jeux vidéo ont toujours été ma passion première. Je me souviens d’avoir été complètement jeté en bas de ma chaise la première fois que j’ai joué à Mario Kart au Super Nintendo.
D’aussi loin que je me souvienne, les jeux vidéo ont toujours été ma passion première. Je me souviens d’avoir été complètement jeté en bas de ma chaise la première fois que j’ai joué à Mario Kart au Super Nintendo.

Une vie à jouer

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CHRONIQUE / J’ai longtemps pensé que j’arrêterais de gamer un jour. Qu’en vieillissant, avec le travail la maison et les enfants, un moment donné je n’aurais tout simplement plus le temps ou l’intérêt. Probablement parce qu’en grandissant dans les années 90, il n’y avait disons pas beaucoup d’adultes qui démarraient leur Nintendo 64 quand les enfants étaient couchés.

Sauf que ce n’est pas ce qui est arrivé du tout et aujourd’hui, avec deux enfants (et bientôt trois), le Simon de 10 ans serait bien fier de me voir encore démarrer ma console le plus souvent possible.

D’aussi loin que je me souvienne, les jeux vidéo ont toujours été ma passion première. J’ai été complètement jeté en bas de ma chaise la première fois que j’ai joué à Mario Kart au Super Nintendo. Des buts j’en ai marqué plusieurs à NHL 99 et 2004 en écoutant Oh! Ellin du groupe Gob. Fire Emblem est devenu ma série préférée à la seconde où j’ai ouvert mon Game Boy Advance. Ma cassette de Pokemon Silver est usée comme ça ne se peut pas. 

Avec mon argent durement gagné du haut de mes 12 ans, je me suis acheté un Dreamcast usagé au Instant Comptant sur la rue Wellington pour pouvoir jouer à Grandia 2 et Skies of Arcadia. Le premier Gears of War m’a montré que les jeux vidéo peuvent accoter sinon surpasser le cinéma. Halo, Uncharted et Mass Effect ont poussé la barre encore plus loin. Des jeux indépendants incroyables comme Hollow Knight ou Ori and the Blind Forest m’ont ramener en enfance devant Super Metroid. 

Aujourd’hui, la Switch occupe le plus clair de mes temps libres (pas nombreux je dois l’avouer). Il me prend aussi des bulles de rejouer à des classiques. En ce moment, je suis en train de refaire ma librairie de Xbox 360 : Tomb Raider, Arkham City, Tales of Vesperia et compagnie.

En vieillissant, ma perception des jeux a changé aussi. Le jeu de rôle open world qui prend 200 heures à finir est tout à coup beaucoup moins tentant. Les jeux trop complexes deviennent des corvées plus qu’autre chose quand tu ne peux jouer qu’une ou deux fois par semaine. Ça ne m’a toutefois pas empêché de passer une centaine d’heures à explorer Hyrule dans Breath of the Wild.

J’attends impatiemment le jour où je vais pouvoir mettre une console dans les mains de mes garçons et lancer la séquence d’ouverture d’Ocarina of Time (le plus grand jeu de tous les temps!)

Avec les lancements du PS5 et de la XBOX Series X ainsi que le succès planétaire de la Switch de Nintendo, l’industrie repousse encore les limites et elle s’impose comme l’un des joueurs majeurs aux côtés des sports professionnels, du cinéma et de la musique.

La Tribune lance aujourd’hui cette chronique que je signerai chaque semaine. On va parler de ce qu’on veut. Des ratés de l’industrie comme le lancement de Cyberpunk 2077 ou les poursuites judiciaires envers Nintendo, des nouvelles consoles comme des anciennes (mon PS2 est encore connecté à ma télé pour vous donner une idée), des bons jeux et des mauvais. On va jaser de ce que nos studios québécois sont en train de préparer. Bref, c’est un rendez-vous chaque mercredi. Game on!