Il y a maintenant des dizaines d’années que je dépense de l’huile de mollet sur les véloroutes et sentiers cyclables du Québec et même d’ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Sur les sentiers peu connus

Mon plus grand regret est de constater, souvent en roulant sur les pistes cyclables du Québec, combien elles sont peu connues et surtout peu utilisées.

C’est pourquoi je fonce et vous présente, au beau milieu du Mois du vélo, ce qui deviendra une chronique hebdomadaire estivale qui vous amènera sur les plus beaux sentiers de la province à découvrir sur deux roues.

Avec le nom sans prétention de « Cycliste du dimanche », mes textes ne s’adresseront pas nécessairement aux amateurs de bécane de type Formule un qui roulent sur les routes.

Il y a maintenant des dizaines d’années que je dépense de l’huile de mollet sur les véloroutes et sentiers cyclables du Québec et même d’ailleurs au Canada et aux États-Unis. Si mes textes peuvent en convaincre d’enfourcher leur vélo et de rouler quelques dizaines de kilomètres de plus cet été, j’en serai bien heureux. 

Combien de fois je me suis retrouvé seul avec les membres de ma famille, par un beau dimanche après-midi, sur une piste déserte ne présentant que les avantages recherchés par l’homo cyclus?

Je peux vous dire que j’ai roulé dans plusieurs conditions et sur des surfaces pas toujours invitantes. Certaines ont plus besoin d’amour que d’autres. 

Durant les années de coupes budgétaires du gouvernement, plusieurs administrateurs ont opté pour seulement assurer la maintenance de leur réseau. Les grands projets de réparations des infrastructures ont dû attendre. Les cyclistes n’ont peut-être pas véritablement vu la différence, car la sécurité et la douceur de roulement ont été préservées.

Plusieurs espèrent une augmentation des sommes allouées pour procéder à des travaux plus urgents. Le réseau de la Route verte est rendu à maturité, avec 5300 kilomètres à pédaler, dont 40 pour cent est situé hors route.

Pourquoi les pistes cyclables? Trop pépère, me diront certains. 

Pour me tenir loin des bruits du trafic. Les véloroutes nous font voir l’envers du décor, celui qu’on ne peut remarquer en roulant en voiture. J’aime mieux entendre les oiseaux chanter que le son d’une route provinciale. 

Plusieurs me diront que les pistes cyclables les plus populaires sont souvent trop achalandées, qu’il faut jouer du guidon pour faire sa place à travers les piétons et les planchistes.

C’est justement le but de cette chronique; rouler dans des sentiers offrant des expériences mémorables en plein champ ou en pleine forêt, loin de la circulation.

À la semaine prochaine!

Mon truc du dimanche

Les débuts de saison du vélo sont souvent synonymes de fessier endolori, après un hiver passé assis dans son douillet fauteuil préféré du salon. Pour éviter les randonnées difficiles, certains utilisent toutes sortes d’astuces et d’équipements de rembourrage pour rendre leur selle plus confortable. J’ai même vu des cyclistes utiliser un bout de peau de mouton…

Si  j’avais un conseil à donner, c’est celui de… ne pas lâcher. De reprendre le guidon et de pédaler encore et encore. Avec le temps, en ajoutant des randonnées, le corps s’adapte. 

À surveiller

Cette rubrique braquera le projecteur sur des activités cyclistes à venir. En ce Mois du vélo, il serait trop long de les énumérer. Mais je vous suggère de consulter le site www.moisduvelo.quebec/calendrier pour voir la liste des événements qui se tiennent près de chez vous. On peut aussi en profiter pour s’inscrire au Défi du Mois du vélo et courir la chance de gagner de multiples prix. On va à l’adresse www.lovetoride.net.

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