La Tribune
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Ces mots qui ne servent à rien

Séance d'orthographe

Ces mots qui ne servent à rien

« Je m’interroge sur l’usage du mot "ne" dans ce genre de phrases : "Dépêchez-vous d’arriver avant qu’il ne soit trop tard." Vous l’avez probablement déjà expliqué, mais j’ai raté cette chronique [Denise Trépanier, Québec]. »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Les nouveaux locataires du Robert

Séance d’orthographe

Les nouveaux locataires du Robert

CHRONIQUE / Chaque édition du Petit Robert et du Petit Larousse apporte son lot de points d’interrogation: «Comment? Ce mot n’était pas encore accepté depuis tout ce temps? Et ils ont déjà fait entrer celui-là? Dis, t’as vu comment ils utilisent cette expression là-bas?» Et ainsi de suite.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Comment multiplier la crème glacée

Séance d'orthographe

Comment multiplier la crème glacée

CHRONIQUE / J’aimerais avoir votre avis sur l’emploi du mot différent lorsqu’il s’applique à des choses qui sont par essence différentes. Par exemple: «Nous offrons dix saveurs différentes de crème glacée.» Ou encore: «Il a visité cinq pays différents.» Je comprends que l’Autriche ressemble à l’Allemagne, que la Chine est différente des deux premiers et que cela pourrait signifier des pays qui sont différents entre eux. Mais généralement, j’entends le mot différent associé à un nombre comme pour insister sur la quantité. Est-ce une erreur d’employer le mot différent dans ce sens? Ma seconde question porte sur l’expression fait réel que l’on note souvent dans la description d’un film quand il raconte des événements qui ne relèvent pas de la fiction. Mais un fait n’est-il pas réel par définition? Pourquoi alors ajouter réel [Gilles Legrand, Québec]?
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Osez les « -euse»

Séance d'orthographe

Osez les « -euse»

CHRONIQUE / En bientôt 19 ans de chroniques linguistiques, je suis tombé sur toutes sortes de légendes urbaines quant aux règles de grammaire. La plus célèbre, vous la connaissez (j’en ai tellement parlé souvent!), ce sont ces fameux « chevals » que l’on aurait maintenant le droit d’écrire alors que rien n’est plus faux.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Une énigme « seau, sot »

Séance d'orthographe

Une énigme « seau, sot »

J’ai toujours été intrigué par cette phrase qui, à ce qu’on m’a déjà dit, ne peut s’écrire en français. Elle met en scène un homme sot, qui transporte sur un cheval un seau d’eau et le sceau officiel du roi. Le cheval se cabra et les trois (sot, seau, sceau?) se retrouvèrent à terre. Comment orthographier le mot en question? Il serait assez extraordinaire qu’une phrase ne puisse pas s’écrire en français et qu’une langue écrite nous empêche de décrire une action. C’est probablement le cas avec d’autres homophones de la langue. Y a-t-il une règle à ce sujet [Paul Lacoursière, Trois-Rivières]?
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Quand la table ne tourne pas rond

Séance d'orthographe

Quand la table ne tourne pas rond

« Nous allons en discuter avec notre panel. » Chaque fois que j’entends Patrice Roy prononcer cette phrase à son émission de fin de journée à RDI, je sursaute. Évidemment, il faut plutôt parler de table ronde. Le pire, c’est que M. Roy dit fréquemment à ses invités qu’il va faire un tour de... table. Je m’explique difficilement pourquoi les services linguistiques de Radio-Canada ne lui ont pas encore fait le message [Louis Garneau, Lévis].
La majorité pas simple

Séance d'orthographe

La majorité pas simple

Steve Bergeron
Steve Bergeron
La Tribune
CHRONIQUE / Récemment, dans un bulletin de nouvelles à la radio de Radio-Canada, nous apprenions que « la grande majorité des députés SONT de retour à l’Assemblée nationale ». Quelques minutes plus tard, un journaliste de TF1 mentionnait que « la majorité des gens a quitté la ville ». Est-ce qu’on devrait accorder le verbe avec « majorité » ou avec « députés » et « gens »? Qui dit vrai [Gaétan Audet, Québec]?
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Niveler par le bas, vraiment?

Séance d'orthographe

Niveler par le bas, vraiment?

Le commentaire le plus désapprobateur que j’ai reçu ou lu après mes deux plus récentes chroniques, sur un éventuel abandon de la règle d’accord du participe passé employé avec avoir, c’est que cette réforme consisterait à niveler par le bas. Autrement dit, plusieurs lecteurs ont l’impression qu’en supprimant cette règle (le participe passé serait alors toujours invariable avec avoir), on adapterait la norme grammaticale aux élèves les plus faibles.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Justifier la règle par l’exception ?

Séance d'orthographe

Justifier la règle par l’exception ?

« L’idée de rendre toujours invariable le participe passé conjugué avec "avoir" m’indispose et m’inquiète. Cela m’apparaît comme une démission et un coup d’épée dans l’eau. Je crains aussi pour la compréhension dans certains contextes. Je vous fournis deux exemples. Le premier : "Elle évoque les causes chères à Justin Trudeau, qu’elle a embrassé (ou embrassées) toute sa vie." Le deuxième : "Je vous annonce la mort d’un homme que j’ai désiré (ou désirée) toute ma vie." Avouez que, dans ces deux cas, l’accord traditionnel du participe passé est franchement de nature à clarifier le propos [Martin Parent, Québec]. »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
« Kièvement blessés »

Séance d'orthographe

« Kièvement blessés »

Branle-bas de combat dans les salles de rédaction cette semaine : l’orthographe occidentale de la capitale ukrainienne, Kiev, s’est retrouvée au cœur d’un dilemme, après que l’on eut appris qu’il s’agissait d’une translittération russe du véritable nom ukrainien, Kyïv (ou Kyiv). Des médias québécois, tout comme plusieurs de leurs homologues européens et nord-américains, ont donc annoncé qu’ils bannissaient cette orthographe pour celle mise de l’avant par les Ukrainiens en 1995 et adoptée par les Nations Unies en 2012.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Cachez ce participe passé que je ne saurais accorder

Séance d'orthographe

Cachez ce participe passé que je ne saurais accorder

L’automne dernier, lorsque l’Association québécoise des professeurs de français a annoncé qu’elle demandait au ministère de l’Éducation de simplifier la règle d’accord des participes passés, j’étais persuadé que je recevrais au moins quelques messages sollicitant mon opinion. Comme ce ne fut pas le cas, j’ai supposé deux choses : soit vous approuvez majoritairement cette réforme espérée, soit vous pensez que je suis totalement contre, étant donné que je connais cette règle presque sur le bout des doigts.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Peut-on faire faire

Séance d'orthographe

Peut-on faire faire

La semaine dernière, je vous ai entretenus des auxiliaires « avoir » et « être », qui se font parfois la guerre pour accompagner certains verbes. Mais levez la main, pour voir, ceux et celles qui ont déjà entendu parler des semi-auxiliaires.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
La guerre des auxiliaires

Séance d'orthographe

La guerre des auxiliaires

Certains verbes de mouvement demandent l’auxiliaire « être » ou « avoir », selon qu’ils sont intransitifs ou transitifs. Or je constate que, aussi bien dans le langage courant que dans la presse écrite, c’est presque toujours le mauvais auxiliaire qui est utilisé. Ainsi je lis : « Les copains sont débarqués à l’improviste, mes amis sont déménagés hier, le vieux a tombé dans la neige, les images sont disparues de l’album. » Ça me paraît contraire aux règles de grammaire. Je sursaute également chaque fois que je lis ou que j’entends : « J’ai écouté un film, une émission de télé. » Il me semble que ce serait mieux de le regarder, ce film, non [Serge Sokolski, Québec]?
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Des dimanches sans variété

Séance d'orthographe

Des dimanches sans variété

Le mot « variété » est féminin. Pourtant, dans l’émission « Star Académie », il est utilisé au masculin. Exemple : « Tu vas participer au variété de dimanche. » Ou « le variété est retardé de deux semaines à cause de la COVID ». Quel est votre avis [Alain Naud, Québec]?
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Et vint deux mille vingt...

Séance d'orthographe

Et vint deux mille vingt...

« J’ai remarqué que, depuis la fin de l’année 2021, certains animateurs de télévision et de radio disent "vingt vingt-deux" au lieu de "deux mille vingt-deux". Je trouve que cela prend de l’ampleur et on l’entend même à Radio-Canada. Il me semble que c’est un anglicisme [Bruno Lapointe, Trois-Rivières]. »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Coquine <em>napkin</em>

Séance d'orthographe

Coquine napkin

Comme les Fêtes viennent de se terminer, j’ai pensé republier une chronique du 2 avril 2016, portant sur un objet usuel qui emprunte souvent les couleurs de cette période de l’année. Je vous parle de la serviette de table. Mais soyez honnête : qui d’entre vous prend le temps de dire « serviette de table » plutôt que « napkin »?
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Nous m’aimons, vous t’aimez

Séance d'orthographe

Nous m’aimons, vous t’aimez

CHRONIQUE / En février 2014, Paul Berthold, de Sherbrooke, me posait la question qui suit. «Comment dit-on: je suis impressionné par ce que nous avons fait (ici, préparer ensemble la maison pour sa mise en vente)? "Je suis impressionné par nous"? "Nous m’impressionnons"? Pas "je nous impressionne", car ce n’est pas moi qui "impressionne nous deux", c’est nous deux "qui impressionnons moi".»
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
<em>Va bene, Beneva</em>

Séance d'orthographe

Va bene, Beneva

CHRONIQUE / Je vous fais part de mon agacement à propos de la raison sociale « Beneva » qui est prononcée « Bénéva » dans les publicités de cette nouvelle compagnie née de la fusion des assureurs SSQ et La Capitale. Je me suis demandé si cette enseigne devait se dire à l’anglaise. Je me suis rappelé le mot « benefits » qui, lui, correspond à cette prononciation. Je trouve dommage qu’une grande entreprise québécoise prenne un nouveau départ en reniant ses origines francophones. [Louis Moreau, Lévis]
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Les multiples façons de tomber

Séance d'orthographe

Les multiples façons de tomber

« Récemment, j’étais avec mes enfants et l’une d’entre elles dit : "Je tombe en vacances." Nous nous demandons alors pourquoi on tombe enceinte, on tombe en vacances, on tombe en congé ou encore on tombe malade. J’aimerais bien que vous m’éclairiez sur ce sujet [Hélène Bernier, Québec]. »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Pécher par omicron

Séance d'orthographe

Pécher par omicron

« La pratique de baptiser les variants du coronavirus par des lettres de l’alphabet grec a mené, pour le plus récent, à l’appellation "omicron". La dernière syllabe du mot est prononcée comme celle de "veston", "jalon", "jupon", etc. Or, au cours de mes études au collège classique, nous touchions le latin et le grec ancien. D’après ce qu’on nous enseignait à cette époque, "omicron" se disait [omicrone]. Lorsque j’entends [omicron] (comme "veston"), mes oreilles grincent. Ne devrait-on pas respecter la prononciation d’origine [Paul Deshaies, Sherbrooke]? »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Quand féminin et masculin se télescopent

Séance d'orthographe

Quand féminin et masculin se télescopent

« À propos des mots comme "iel, ielle, froeur", n’est-ce pas ce qu’on appelle du télescopage? Tout comme "courriel" qui est la juxtaposition de "courrier" et "électronique", et "clavardage" qui est la fusion de "clavier" et "bavardage" [François Robert jr, Québec]?»; « Une question : comment accorde-t-on un participe passé lorsqu’"iel" est le sujet et l’auxiliaire utilisé est "être"? Le masculin ou le féminin? "Il est venu, elle est venue, iel est..." [Jacques Dumont, Québec]? »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Parle avec iel

Séance d'orthographe

Parle avec iel

Je vous le dis tout de suite : si, pour vous, l’entrée du pronom non binaire « iel » dans la version électronique du Petit Robert est le début de la fin pour la langue française, ou un signe avant-coureur de l’effondrement de notre civilisation, ce texte n’est pas pour vous. Et pas davantage si vous croyez que les personnes qui refusent d’accepter le pronom « iel » sont de vieux dinosaures bornés farcis de préjugés et s’accrochant à leurs privilèges.
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
Les mots trans

Séance d'orthographe

Les mots trans

« Dans sa chanson "Les gens de mon pays", Gilles Vigneault nous parle de son "hiver si longue". Se pourrait-il que le mot "hiver" soit féminin en certaines circonstances [Claude Migneault, Québec]? »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
De London à Londres

Séance d'orthographe

De London à Londres

« Le plus récent sommet du G7 en Angleterre a fait ressortir deux noms de lieux qui existent aussi au Canada : London, que l’on traduit toujours par Londres en français, sauf lorsqu’il est question de la ville de London en Ontario. Le deuxième était le site précis du G7 à Cornouailles, dont le nom anglais, Cornwall, était affiché partout. Pourquoi n’utilisons-nous pas ces deux noms francisés au Canada? Y a-t-il un phénomène historique non transférable ici [Roger Garant, Lac-Mégantic]? »
Steve Bergeron
La Tribune
Steve Bergeron
C’est quoi, ce COI?

Séance d'orthographe

C’est quoi, ce COI?

CHRONIQUE / Pourquoi y a-t-il tant de personnes qui disent et même parfois écrivent « ça y tente pas » au lieu de « ça ne le tente pas »? Ou alors « ça y dérange pas » plutôt que « ça ne le dérange pas » [Jean-Jacques Simard, Québec]?