L’ambiance de la Disco Viva revivra le temps d’une soirée disco. Tous les profits de l’événement seront remis à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

Retour à la Disco Viva

CHRONIQUE / Deux mots qui évoqueront des souvenirs pour plusieurs d’entre vous. Deux petits mots : Disco Viva.

Vous vous souvenez ? 

Située sur le boulevard Saint-Joseph à Hull, la Disco Viva était sans contredit la discothèque la plus populaire de l’Outaouais. 

Avec son plancher de danse illuminé et son jeu de lumière aveuglant et étourdissant, la Disco Viva était LA place pour danser et faire la fête jusqu’aux petites heures du matin au rythme de la musique disco.

Je vous parle des années 1976 à 1983, ou à peu près. 

Mes chums et moi avions 17 ou 18 ans. 

On commençait à sortir dans les bars. 

Mais les bars du côté de Hull, surtout, puisqu’ils fermaient à 3 h le matin, tandis que ceux du côté d’Ottawa éteignaient leurs lumières à 1 h.

Avant l’arrivée du disco, c’est le bar Les Raftsmen du boulevard Saint-Raymond que ma gang et moi fréquentions. 

On y invitait des bands et des chansonniers qui jouaient la musique québécoise de ces années-là. 

Les Harmonium, Beau Dommage, Paul Piché et le reste. 

L’endroit était bondé toutes les fins de semaine.

Puis les choses ont soudainement changé. 

Mes chums ont commencé à magasiner dans des boutiques de vêtements pour hommes spécialisées afin de se vêtir « à la mode disco ». 

Ou à la John Travolta dans le film Saturday Night Fever. 

Mes chums allaient même se faire coiffer dans des salons ! 

Fini le barbier du coin. 

S’ils voulaient avoir l’air de Travolta et « pogner » à la Disco Viva, ils devaient y mettre le paquet. 

Je pense même que certains d’entre eux se maquillaient. Ichhhh. 

Des jeans troués aux pantalons parfaitement pressés. 

Des chemises à carreaux aux chemises immaculées et déboutonnées presque jusqu’au nombril. 

Des espadrilles Adidas aux chaussures cirées. 

Une véritable métamorphose.

Ça me déplaisait. Beaucoup. 

Parce que je détestais le disco. Je détestais cette musique. Je détestais la danse. 

Je détestais la Disco Viva. 

Je détestais cette mode. Et je détestais toute cette époque qui me volait mes amis un à un.

Si vous voulez avoir une idée de ce qu’avait l’air la Disco Viva, allez visionner sur YouTube l’extrait du film Saturday Night Fever dans lequel John Travolta offre un numéro de danse sur la chanson You Should Be Dancing des Bee Gees. 

C’était à peu près ça, la Disco Viva.

J’y allais parfois à cette disco. 

Non par plaisir, mais tout simplement pour suivre la gang. 

Mais puisque je ne m’habillais pas « en disco », que je portais les cheveux longs, que je dansais comme un cactus et que j’avais des boutons plein la face, mettons que je trouvais ces soirées bien, bien longues. 

Interminables même.

Mais nostalgie, quand tu nous tiens… 

Aujourd’hui, lorsqu’une chanson disco se met à tourner à la radio dans la voiture, je monte le volume ! Il y a quelque chose dans cette musique que je ne saisissais pas à l’époque. Un rythme entraînant. Un son unique. 

Une certaine légèreté. 

Une belle insouciance. 

Mais aussi une innocence perdue et une jeunesse révolue.

I should have been dancing.

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SOIRÉE DISCO VIVA À GATINEAU

Vous aimeriez revivre cette époque le temps d’une soirée? Vous aimeriez retourner à la Disco Viva ?

Un groupe de bénévoles de Gatineau organise une soirée Retrouvailles Disco Viva. Ou Viva Night Fever, l’a-t-on aussi nommée. Décor, jeux de lumière, musique de l’époque, prix, disc-jockey et le reste, sortez vos « chemises disco » des boules à mites, ça va danser.

Tous les profits de cette soirée seront remis à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

La Viva Night Fever se tiendra le 5 octobre prochain, de 19 h à minuit, au Campus 3 de la rue Notre-Dame, secteur Gatineau. Les billets se vendent au coût de 33 $.

Pour plus de renseignements ou pour des billets, visitez la page Facebook Viva Night Fever.

Pas d’ordinateur ou pas d’Internet ? Pas de problème. 

Appelez Kathleen Tourigny pour des billets au 819-923-2474.

Et bonne soirée à la Disco Viva !