La Tribune
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Où se cachent les 16% de la société?

Marie-Sol St-Onge

Où se cachent les 16% de la société?

CHRONIQUE / Alors que des efforts ont clairement été déployés pour que le petit écran soit plus inclusif, on semble avoir un peu oublié que la diversité ne se traduit pas uniquement par la couleur de la peau ou la forme des corps, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre... ça concerne aussi les personnes en situation de handicap. Visiblement, la représentation de ce groupe qui totalise environ 16% de la population québécoise ne se reflète pas vraiment dans les choix des diffuseurs... autres que AMI-télé.
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Travailler sa résilience

Marie-Sol St-Onge

Travailler sa résilience

CHRONIQUE / Je suis allongée, incapable de bouger. Tout mon être souffre. Mon corps tout entier semble englué par la douleur. J’ai si chaud. Mon esprit s’est réfugié dans le brouillard… Tout à coup, je prends conscience de mon visage. Ma bouche, ma langue, mon palais, ma gorge, tout n’est que sécheresse extrême. Un gros tube en plastique occupe l’espace de ma trachée. C’est bien au-delà de l’inconfort. Et pourtant, seconde après seconde, j’endure. Je suis intubée, un respirateur artificiel permet à l’air d’emplir mes poumons. Malgré l’effroi épouvantable qui m’habite, je sais que je suis chanceuse d’être encore en vie.
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Comme une petite madeleine

Marie-Sol St-Onge

Comme une petite madeleine

CHRONIQUE / À la manière de Marcel Proust qui replonge dans son enfance grâce aux petits gâteaux qu’il vient d’avaler, la musique peut elle aussi réveiller de lointains souvenirs. Une vieille chanson de Noël peut ainsi nous surprendre au beau milieu d’un magasin. Les premières notes suffisent à déclencher une nostalgie pourtant pas annoncée. Tout à coup, on se retrouve à l’époque du souvenir jusqu’à en ressentir les émotions d’autrefois. Le contexte autour de la chanson écoutée nous apparaît plus tangible et plus défini que si l’on s’était creusé la tête à se remémorer un moment en particulier. Comme une machine à voyager dans le temps, la mélodie nous transporte dans notre passé.
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Quand on se compare, on se console

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Quand on se compare, on se console

CHRONIQUE / En cette période de festivités et d’abondance de magie saupoudrée par-ci par-là, un important contraste entre les couches de la société prend davantage forme. D’un côté, c’est l’opulence de nourriture presque démesurée et de l’autre, ce sont des assiettes vides qui remplacent le buffet d’autrefois. Les privilégiés ne comptent plus les cadeaux sous le sapin, tandis que les plus pauvres n’ont simplement pas d’arbre de Noël à décorer.
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La capacité de l’être humain à s’adapter

Marie-Sol St-Onge

La capacité de l’être humain à s’adapter

CHRONIQUE / Faire le deuil d’un emploi que l’on aimait, devoir se réorienter par obligation ou chercher à améliorer son sort. Ce sont toutes des réalités que vivent les travailleurs en transition. Ils doivent alors s’adapter dans un contexte bien particulier, celui d’une pénurie de main-d’œuvre sur fond de pandémie. L’abondance de postes à combler est bien réelle, mais ce ne sont pas toujours des emplois dans le secteur d’activité recherché ni avec les conditions souhaitées. Heureusement, il y a des personnes compétentes et altruistes pour guider les chercheurs d’emploi à faire les bons choix.
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L’usure du temps

Marie-Sol St-Onge

L’usure du temps

CHRONIQUE / Le mois de novembre se termine et je ne l’ai même pas vu passer. Dans un sens, c’est très bien. Ça indique que mon emploi du temps est chargé d’activités agréables qui me tiennent très occupée. Pour certains, cette période de l’année marquée par la grisaille est interminable. Le temps est relatif comme l’avait vulgarisé l’émérite Albert Einstein. Mais comme il y a toujours deux côtés à une médaille, lorsque le temps nous file entre les doigts, ça veut aussi dire qu’il avance trop vite et qu’on peine à le savourer.
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Qui a hâte à l’hiver?

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Qui a hâte à l’hiver?

CHRONIQUE / La semaine s’est amorcée sous une première ébauche de l’hiver en nous offrant un joli tapis blanc. Alors que les entreprises de déneigement préparent leurs équipements et s’apprêtent à faciliter le quotidien de leur clientèle, les amateurs de sports d’hiver frétillent d’impatience. Dans quelques semaines à peine, les stations de ski seront appelées à s’exprimer sur la quantité de neige reçue, espérée, fabriquée et à recevoir. Chaque année, un bilan de santé de ce loisir hivernal occupe une place de choix dans les bulletins de nouvelles. Mais l’on parle un peu moins de ceux et celles qui voient la surface accessible s’enneiger et ainsi dresser un mur de glace entre eux et leur liberté de mouvement.
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Sexe, sexe et re-sexe!

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Sexe, sexe et re-sexe!

CHRONIQUE / J’étais en situation de handicap depuis seulement deux ans lorsqu’en plein milieu du Salon du livre de Trois-Rivières, où mon conjoint et moi présentions notre premier récit autobiographique, Quand l’Everest nous tombe sur la tête, un homme est venu à notre rencontre. Il voulait savoir si nous faisions encore l’amour…
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Un métier qui permet aux autres de s’élever… et de redescendre!

Marie-Sol St-Onge

Un métier qui permet aux autres de s’élever… et de redescendre!

CHRONIQUE / À l’époque où je pouvais monter et descendre les marches d’un escalier sans souci, je n’avais aucune idée de l’importance du métier d’installateur-réparateur d’ascenseur. Aujourd’hui, je ne pourrais plus concevoir une réalité sans ces travailleurs essentiels qui œuvrent dans l’ombre. J’ai donc eu envie de mettre en lumière ces gens qualifiés qui ont un impact sur la qualité de vie des personnes à mobilité réduite.
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Marie-Sol St-Onge
Joyeuse Halloween à tous! [PHOTOS]

Marie-Sol St-Onge

Joyeuse Halloween à tous! [PHOTOS]

CHRONIQUE / On roule. Il fait noir. On évite tant bien que mal les trous dans la chaussée. Oh oh! Une citrouille encore allumée. Yé! On fonce! Ok, non, il y a une bande de trottoirs. Ici, ça passe mieux. Oups! On roule par-dessus une rallonge électrique qui traverse l’entrée. Stooooop! Le groupe précédant nos enfants quitte la maison éclairée en courant. Les gamins excités au sucre coupent devant mon fauteuil roulant conduit par mon conjoint. Fiou, pas d’orteils de dragon écrasés! Juste une mini-fée qui me regarde, impressionnée.
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Ça prend toutes sortes de corps pour faire un monde

Marie-Sol St-Onge

Ça prend toutes sortes de corps pour faire un monde

CHRONIQUE / J’ai sursauté en apprenant qu’une orthopédiste pratiquait l’allongement des membres à Montréal. Non pas parce que la science est surprenante, ni parce qu’un amputé ne peut pas se faire allonger ce qui n’existe plus, mais à cause de la raison qui a été évoquée par les clients… De jeunes hommes complexés par leur petite taille choisissent de subir cette importante chirurgie, souffrir «un peu pas mal» au passage, tout en déboursant une jolie somme d’argent. Tout cela, parce qu’ils n’aiment pas leur corps dans un monde où même les hommes s’accrochent à des modèles de beauté établis par la société.
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Revenir à la base

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Revenir à la base

CHRONIQUE / Tout récemment, une campagne de publicité provenant d’un supermarché avec un chef bien connu a fait son apparition dans nos télés en nous replongeant à l’époque des cours d’économie familiale.
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Si simple...

Marie-Sol St-Onge

Si simple...

CHRONIQUE / Cette année, pour aller cueillir notre sac de pommes dans un verger, nous avons choisi d’y aller en fauteuil roulant électrique. Je dis nous, car même si c’est moi qui suis en situation de handicap, c’est forcément à deux que l’on prend la décision du moyen de déplacement. Peu importe mon choix, la tâche de transporter un fauteuil roulant, le pousser ou m’aider à franchir les obstacles à pied revient nécessairement à mon merveilleux conjoint.
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Marie-Sol St-Onge
Être à la hauteur…

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Être à la hauteur…

CHRONIQUE / Tout de suite, on pense à l’ambition de ne pas décevoir une tierce personne ou plus important, de ne pas décevoir à soi-même. C’est exactement ce qui m’a trotté dans la tête lorsque j’ai accepté d’écrire des chroniques dans ce prestigieux journal qui m’a bien aidée à me faire connaître. Je me suis demandé si j’allais être à la hauteur, si j’allais arriver à relever ce nouveau défi.